samedi 1 février 2014

"Deviens ce que tu es" ?



Cette phrase de Nietzsche est frappante, paradoxale.
Mais elle est absurde.
Si ma vraie nature est conscience, je ne peux l'atteindre.
D'où les frustrations sans fin des chercheurs spirituels.
La conscience est ce que je suis. Je ne suis jamais rien d'autre.
Sauf si j'écoute les voix trompeuses de l'imagination et des émotions basées sur des idées sans fondement.
Si je prends le mental ou le ressenti comme points de référence pour savoir où j'en suis spirituellement, je ne connaîtrais que des hauts et des bas interminables.
Je sais que je suis. C'est indéniable. Immédiat. Ce n'est pas un raisonnement, ni un ressenti.
Cela ne demande aucune préparation, aucun travail, aucune recherche.
Pourquoi ne pas me détendre dans cette présence sans limites ?



2 commentaires:

Chémi Padova a dit…

Il y a un côté insupportable à rester longtemps détendu dans l'espace. On s'ennuie, alors on essaie de faire une danse shivaesque avec du mental, de l'émotionnel etc.
Est-ce qu'il ne faut pas s'amuser, jouer, à passer de la dualité à son contraire? Ce serait ce jeu qui est éveil?

Dubois David a dit…

Passer de l'unité à la dualité, c'est la souffrance, le mal-être.
On rie jaune.
Dans la conscience, personne ne s'ennuie, jamais.
La conscience est toujours nouvelle.
Elle fait tout. Elle ne fait rien.
Pas de satisfaction durable tant que l'on n'est pas clair sur notre vraie nature et que l'on croit être une entité limitée.
Sinon, l'aphorisme de Schopenhauer décrit très bien ce "jeu" :
"La vie oscille, telle un pendule, de la souffrance à l'ennui".
La connaissance de soi guérit cette souffrance et cet ennui, car elle consiste à voir que l'entité que je crois être n'existe pas ici et maintenant. Il n'y a que conscience. Lumière sans failles.

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