jeudi 24 avril 2014

Majesté de la déesse

 

 Le "maître" est simplement la cause de la description de notre vraie nature. Et l'"éveil" est simplement la clarification de notre vraie nature. Et notre vraie nature est conscience. Point.

La déesse dit :

Ma majesté est sans limites.
Sans dépendre de quoi que ce soit,
Moi la simple conscience indivise,
Je fulgure sous la forme des mondes infinis.
Et, tout en Me manifestant sous cette forme,
Je ne transgresse pas 
Ma nature de conscience étrangère à toute dualité.
Ma majesté réside avant tout dans l'accomplissement de ce prodige.
Support de toute chose,
partout présente,
Je n'en demeure pas moins retranchée (du monde).
Abusée par ma propre magie,
Me méconnaissant moi-même,
Je transmigre depuis des temps immémoriaux.
Puis, devenue disciple d'un maître,
Je me reconnais à nouveau.
Bien qu'éternellement délivrée,
Je (joue à croire que) je dois sans cesse à nouveau
Me délivrer.
Et, derechef, Je recrée, semblable à elle-même,
l'infinie diversité de l'univers, sans recourir à aucun matériau.
Tels sont les multiples aspects de Ma souveraine majesté.
Le cours du monde tout entier,
cet immense déploiement d'évènements,
n'en révèle qu'une infime partie.

Doctrine secrète de la déesse, trad. M. Hulin, p. 190

1 commentaire:

Chémi Padova a dit…

J'ai failli avoir le doigt dans l'oeil, mais en fait non, rien...y'a même un truc derrière l'oeil qui se sent soudain enfin repéré, reconnu.

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