jeudi 14 août 2014

Expériences décisives - I - Le vrai faux gourou


On se pose plein de questions. La plupart des gens hésitent, paresseux, craintifs, ils s'en tiennent à un "chacun sa vérité" qui leur permet de fuir tout en sauvant la face.
Pourtant, il existe un outil merveilleux qui permet d'avancer.
 Il se nomme expérimentation
Il est constitué d'un mixe d'expérience et d'intelligence, de théorie et de pratique. 
L'expérience seule est aveugle (c'est pourquoi l'adoration du ressenti ne mène à rien). La pensée seule est creuse (c'est pourquoi l'intellectualisme ne mène à rien). 
Mais le dialogue des deux est d'une puissance proprement hallucinante.
Une expérimentation, quand elle est réussie, permet de changer notre vision du monde.
Un exemple célèbre est l'expérience de Milgram.

Mais dans le domaine spirituel ?

Prenons la question du gourou. Est-il/elle indispensable ? Existe t-il des gourous, des êtres parfaits ? Les "éveillés" ont-ils quelque chose de plus que nous ? Chacun peut avancer des exemples pour et contre. Mais il faudrait une expérimentation.


Le jeune réalisateur américain d'origine indienne Vikram Gandhi a eu cette idée. Sous le nom de Kumâré, symbole de l'"enfant intérieur", il s'est fait passer pour un gourou. Il a déblatéré pendant plusieurs mois en Arizona. Avec robe safran, accent inimitable, manières d'Indien sorti de sa campagne, quelques postures, des schémas improbables, du charabia et beaucoup de culot. 
Et ça a marché. Kumâré a rassemblé des disciples. Une médium a "vu" en lui quelque chose qu'elle n'avait jamais vu. Et plein d'autres ont "senti" en lui une énergie, une aura incroyable. Ils étaient prêts à tout quitter pour lui. 
J'ai adoré la séquence où il se fait rendre un culte par un rasta prof de sociologie (!), avec sa photo entourée des photos d'Obama et d'un Ben Laden au sourire mielleux. Un grand moment !


Bref. Je vous laisse découvrir par vous-mêmes. C'est en anglais, mais ça vaut le détour. Drôle et décapant. Explosif. Mortel... pour certaines illusions.
Une expérience décisive. 
Le gourou est en nous. 
Il/elle s'appelle... intelligence.



2 commentaires:

Noble bavardage a dit…

L'expérience de Milgram est riche d'enseignement si l'on veut bien reconnaitre en soi-même les trois protagonistes. Dans cette perspective cela illustre bien ce que Eckart Tolle a pertinemment nommé et décrit avec grande compassion "le corps de souffrance"; un champ d'énergie négative individuel, collectif, d'un pays,d'une nation... "Si vous le considérez comme une entité invisible à part entière, vous n'êtes pas loin de la vérité" ( The Power of now). Il est constitué de conditionnements accumulés et est une nourriture substantielle pour l'égo qui s'y identifie. Mais parfois c'est l'overdose, le survoltage fait craquer les identifications. C'est ce que Tolle désigne comme " le chemin de croix ", la voie ancienne toujours vivante. La bonne nouvelle c'est la lumière du discernement merveilleux qui ravale d'un coup fantômes, vampires & goules comme dans les films ! mais comme dans les films aussi ils ressuscitent sans cesse, diablerie ! ravivant aussi la flamme vigilante des héros...
En d'autres termes, on peut monter au Belvedere tantôt par le Golgotha tantôt par le Mont Thabor. Ici l'hôte et ses invités (comme disent les maîtres zen) ont retrouvé leur vrai place et jouissent ensemble d'une vue splendide !

Ek

Dubois David a dit…

Bien parlé.

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