dimanche 11 octobre 2015

Comme une montagne


"Les objets des sens apparaissent sans interruption
dans la transparence de la conscience,
pareille à un miroir.
Ils sont la créativité de sa compassion,
inséparable de la conscience.
Et là,
vous êtes pleinement conscient de ces objets
et vous avez l'impression d'être "face" à eux...

Quand ils apparaissent,
n'essayez pas de les bloquer,
de vous concentrer sur eux,
ou de les laisser,
dans une sorte de compromis.
Bien plutôt,
laissez-les se poser dans leur essence.
Alors (vous réalisez) 
qu'il ne sortent jamais de leur essence".

Les apparences sont la compassion de la conscience.
Les émotions sont la sagesse de la conscience.
Laisser venir, laisser être, laisser aller.
Comme dit Longchenpa, l'auteur de ces lignes, les apparences ravivent alors la transparence. 
Elles pointent vers l'espace. 
Elles mettent en valeur l'immensité. 
Elles rayonnent dans le vide. 
Comment est-ce possible ?
Pas en observant les sensations et les pensées...
Mais bien en retournant la conscience sur elle-même. 
Alors, plus de dualité, 
plus de séparation entre le corps et l'esprit.
Quoi ?
Un silence indicible qui embrasse tout sans effort.

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