mardi 7 février 2017

Lumière des lumières

La connaissance libératrice est la connaissance de l'essence.
Qu'est-ce l'essence d'une chose ?
Elle est ce sans quoi cette chose n'existerait pas, ne serait pas possible.

Or, quelle est l'essence de tout, sans laquelle rien ne serait possible ?
La Lumière-conscience, la Lumière présence, en laquelle tout passe sans qu'elle-même ne passe.
En laquelle tout commence et tout finit,
sans qu'elle-même ne commence ni ne finisse.
En laquelle tout change,
sans qu'elle-même ne change.



La Lumière qui jamais ne se couche,
qui éclaire à la fois les lumières de ce monde - nos expériences de l'état de veille -
et ses ténèbres - les états d'inconscience, d'évanouissement, de sommeil...

Elle est toujours déjà "réalisée", sans quoi rien ne se réaliserait.
Elle est la Preuve des preuves.
Sans elle, le néant lui-même ne serait pas néant.

Comme dit Abhinava Goupta :

Si la Lumière-conscience n'existait pas,
qui donc serais-je ?
Existerais-tu, toi ?
Ou bien tout ne serait-il que ténèbres ?
Ou alors, est-ce que rien n'existerait ?
Ou même, comment le monde 
pourrait-il n'être rien (sans la Lumière pour éclairer ce "rien") ?

Commentaire sur le Tantra de la Déesse de la Parole, I, 83

La conscience, cette Lumière immédiate, intime, omniprésente, est donc l'essence.
C'est elle qu'il faut reconnaître.
Cachée par sa proximité, elle est l'essence universelle,
la substance de tout,
ce sans quoi l'inconscience elle-même serait impossible.
Elle est la lumière qui illumine tout.
Elle s'illumine en irradiant les noms et les formes,
allant se cacher dans sa manifestation,
Déesse experte en l'art du paradoxe.

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