mardi 5 septembre 2017

Le Jeu de la conscience - VI


Suite du Jeu de la conscience (Bodha-vilâsa), attribué à Kshéma Râdja :

L'essence du Soi est la conscience en sa liberté créatrice,
en harmonie avec elle-même, absolument immaculée.
Quand cette même âme se défait de ses limites,
on la nomme "conscience". 6

"L'essence du Soi" est son attribut principal, celui sans lequel
il ne serait pas ce qu'il est, à distinguer
de ses attributs accidentels,
qui peuvent changer sans qu'il ne change.

Quelle est l'essence du Soi ?
Quelle est notre vraie nature ?

L'espace ?
Non, car l'espace est sans limites,
mais il n'est pas conscient.

Le vide ?
Non, car le vide n'existe par par, pour et "dans" la conscience.

La conscience alors ?
Oui, mais à condition de bien s'entendre sur ce qu'est la conscience.
Elle est toujours présente,
et en ce sens elle est immuable.
Mais elle n'est pas statique comme la "pure conscience" du Védânta.
La conscience est "créatrice" et "libre".
Elle n'est pas inerte, passive, enfermée dans un état,
elle n'est pas seulement ceci ou cela,
mais liberté de se faire ceci ou cela,
sans cesser d'être soi.

L'essence du Soi
est donc la liberté,
entendue comme pouvoir
de se manifester comme autre que soi,
tout en restant soi. 
Et cela n'est possible que pour la conscience,
jamais pour les choses privées de conscience propre.
Le Soi est donc la conscience.

Et c'est ainsi que la conscience se limite librement.
On l'appelle alors "âme" ou "individu" (jîva).
Quand elle se libère librement des limmites
qu'elle s'est librement créées,
on dit qu'elle est pure conscience (cit).
Au-delà de ces limites et de cette absence de limites,
elle est conscience-liberté (caitanya).

Il n'y a donc qu'une seule entité dynamique
qui joue à se manifester comme
toutes les entités,
depuis "Dieu" jusqu'aux atomes.

Dieu est un atome libéré de ses limites.
Un atome est Dieu qui se limite librement.

Tel est le "jeu de la conscience".

1 commentaire:

  1. merci

    indeed!
    “Changeless Being as also unbeginning and unending process as the Becoming. In this system the Real both is and becomes. It yet becomes without derogation from its own changelessness, as it were a Fountain of Life which pours itself forth incessantly from infinite and inexhaustible source. Both the infinite and the finite are real.
    Real is again used in the sense of interest and value and of the worth while”. In this sense, the worshiper prays to be led from Unreality to Reality, but this does not mean that the world is unreal, but that it is not the supreme worth for him.
    In whatever sense, then, the term Real is used the Universe is that. All is real for as the Upanishad says, “All this Universe is verily Brahman”. The Scriptural Text says “All”. It does not say “This ” but not “That”. The whole is an alogical concrete Reality which is Unity in Duality and Duality in Unity. The doctrine does not lose hold of either the One or the Many, and for this reason the Lord Shiva says in the Kularnava Tantra, “There are some who seek dualism and some non-dualism, but my doctrine is beyond both.” That is, it takes account of and reconciles both Dualism and Non-Dualism.
    Reality is no mere abstraction of the intellect making jettison of all that is concrete and varied. It is the Experience Whole whose object is Itself as such Whole. It is also Partial Experience within that whole. This union of whole and Part is alogical, not unknowable, for their unity is a fact of actual experience just as we have the unity of Power to Be and Power to Become, of the Conscious and Unconscious, of Mind and Body, of freedom and determination, and other dualities of Man’s experiencing.”

    "shakti and shakti". Arthur Avalon conclusion

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