dimanche 17 septembre 2017

La Trinité comme non-dualité

Il y a le Vide. Un.
Et le Vide se goûte soi-même.
Ca fait deux.
Et il a conscience de se goûter.
Ca fait trois :

1 - Le Sujet
2 - Le Sujet comme Objet
3 - Et la Conscience, grâce à laquelle il se sait Sujet se prenant comme Objet.


S'il n'y avait que le Vide,
il n'y aurait rien, et pas même "rien".
On pourrait appeler ça "Être", "Non-être", ou comme on voudra :
cela ne peut être tout cela, ou quoi que ce soit d'autre,
que par cette Lumière intangible que je nomme ici "conscience".
Et il n'y aurait pas non plus désir.
Et aucun amour.

S'il n'y avait que le Sujet et l'Objet,
il n'y aurait qu'inégalité,
relation de domination,
guerre et conflit,
un peu comme dans ces couples 
où il n'y a QUE le couple, 
sans rien de plus vaste qu'eux pour les unifier.
La relation est alors une sucecssion
de victoires et des défaites.

Il faut donc trois, avec la conscience
en plus, c'est-à-dire l'amour,
qui embrasse Sujet et Objet.

Et pourquoi pas plus ?
Parce que cela n'est pas nécessaire.
Pour l'infinie fécondité,
la Trinité suffit.
Un-et-Trois.
Sans ce pouvoir de se diviser dans l'unité
et de se rassembler dans la dualité,
point de liberté.

Voilà pourquoi la Trinité est si importante,
vitale, âme de l'âme.
De tout en tout.
Nous pouvons suivre son parfum 
sur tous les chemins,
des plus humbles aux plus glorieux.
Tout porte cette empreinte,
comme la marque d'un créateur.
Pas un solitairement, 
pas deux sèchement, 
mais trois organiquement.

Dans la pensée,
Hegel a nommé cette Boucle la "dialectique".
Ce sont les Platoniciens qui l'ont élaboré,
surtout Proclus.
Et les Chrétiens s'en sont inspiré
pour élaborer leur idée de la Trinité.
Or, on en retrouve des équivalents
dans la philosophie de la Reconnaissance
et, à vrai dire, dans toute pensée mûrie.

Mais bien sûr,
la Trinité demeure un mystère ineffable...

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