vendredi 30 janvier 2026

Stage: Le corps comme lieu de reconnaissance

 


Le corps comme lieu de reconnaissance

Présence, vibration et relation

d’après le Vijñāna Bhairava Tantra

Samedi 28 février - Dimanche 1er mars 2026

Vivre en ville, aujourd’hui, c’est souvent vivre “dans la tête” :
rythme soutenu, sollicitations permanentes, relations rapides, peu d’espace pour sentir réellement ce qui est là.

Ce stage propose une pause différente.
Non pas une coupure hors du monde, mais un retour incarné à la présence, tel que l’enseigne la tradition non-duelle du shivaïsme du Cachemire, et plus particulièrement la voie des Yoginîs.

Au cœur de cette tradition, le corps n’est ni un obstacle à dépasser, ni un simple support de pratiques :
il est le lieu même où la conscience peut se reconnaître, dans la sensation, le souffle, la vibration, et la relation à l’autre.


Le Vijñāna Bhairava Tantra : un texte étonnamment actuel

Le Vijñāna Bhairava Tantra est l’un des textes les plus directs et les plus accessibles de cette tradition.
Sous la forme de courts enseignements, il propose de nombreuses entrées vers la reconnaissance de la conscience — à partir de l’expérience la plus simple : respirer, sentir, écouter, rencontrer, être touché par un instant.

Certaines de ces instructions seront abordées lors du stage, non comme des techniques à maîtriser, mais comme des indications vivantes, à éprouver dans le corps et dans la relation.

Deux temps d’enseignement d’environ une heure permettront :

  • d’introduire le texte et son orientation non-duelle,

  • de revenir à certains passages à la lumière de l’expérience vécue pendant le week-end.


Orientation du week-end

Le stage alternera :

  • enseignement à partir du Vijñāna Bhairava Tantra,

  • pratiques de présence corporelle fine,

  • explorations à deux (écoute, regard, proximité, silence),

  • temps de repos, d’intégration et de silence.

L’accent sera mis sur :

  • la sensibilité corporelle,

  • la perception des micro-mouvements de la conscience,

  • la relation comme miroir et non comme projection,

  • une présence simple, sans performance ni recherche d’effet.

Aucune connaissance préalable n’est nécessaire.
Ce stage s’adresse à des personnes engagées dans la vie contemporaine, curieuses d’une voie de profondeur sobre, incarnée et compatible avec une vie active, sans jargon, sans ritualisme, sans promesse excessive.


Informations pratiques

Lieu : près de Paris (94)
Adresse communiquée après inscription

Horaires :
– samedi 28 février : 10h – 18h
– dimanche 1er mars : 9h – 13h

Groupe : 16 personnes maximum

Participation : 180 €

Inscription : deven_fr@yahoo.fr

mercredi 28 janvier 2026

L'éveil par la mémoire

En Inde, l'anneau est le signe de reconnaissance par excellence


Sur le chemin spirituel...

Le libre-arbitre n'est-il qu'une illusion ?

L'individualité n'est-elle qu'une fabrication ?

La mémoire n'est-elle qu'un obstacle ?

 Le shivaïsme du Cachemire va à l'encontre des opinions dominantes. 

En effet : 

1) Nous sommes doués de libre-arbitre. Il résulte de la libre contraction de l'absolue liberté divine.

2) L'individualité n'est pas une fabrication imaginaire, mais l'oeuvre de Dieu. Sur cette base, l'individu peut, grâce à son libre-arbitre, s'édifier ou se détruire. L'indivi-dualité est l'un des trois mystères sublime de la tradition de la Déesse, le Trika.

3) Enfin, la mémoire, loin d'être un fardeau, est la Pierre Philosophale capable de transmuter la vie de celui qui reconnaît en elle un pouvoir divin. La mémoire est ainsi la preuve de notre nature divine et le signe grâce auquel on peut la reconnaître. Car, comme le dit un maître de la tradition des Yoginîs :

« Si tous les contenus de l’expérience
ne demeuraient pas à l’intérieur (de la conscience),
préservés par leur identification à Ton propre Soi,
alors aucune mémoire 
ayant pour nature la conservation de ce qui a été connu -
ne serait possible ! »

Le sanskrit :

yad āha bhaṭṭa-divākaraḥ : 

sarve’nubhūtā yadi nāntar-arthās tvad-ātma-sātkāra-surakṣitāḥ syuḥ | 

vijñāta-vastu-apratimoṣa-rūpā kācit smṛtir nāma na saṃbhavet tat ||

(cité par Abhinavagupta dans sa Grande Méditation sur la Reconnaissance)

A noter : l'Auteur de ce verset fait allusion à la définition de la mémoire par Patanjali.

David

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