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samedi 30 octobre 2021

Satsang !

 Satsang ce soir à 21h.

Le satsang est une réunion en communion, silence et questions.

https://us02web.zoom.us/j/87255537226?pwd=MFNaRHQ1eGVmTm8rVTZPWFh3TGdvdz09

ID de réunion : 872 5553 7226

Code secret : 807118




jeudi 14 février 2019

Sat-sangha et addiction

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Aujourd'hui le "satsang" est devenu à la mode dans les milieux spirituels.

Pourquoi ?

Je crois qu'être ensemble soulage.

Regardez cette vidéo sur le phénomène de l'addiction :



Je résume : on croit que l'addiction a des causes chimiques. C'est faux. Car tous les gens qui prennent de la diamorphine (une version concentrée de l'héroïne) de deviennent pas "accros". Pourquoi ? Parce que c'est l'environnement qui engendre l'addiction. Expérience simple  avec des rats : un rat seul avec de la drogue deviendra drogué. Mais un rat dans un environnement paradisiaques, avec plein de jeux, de nourriture et surtout plein d'autres gentils rats, restera sain. Morale : c'est la dégradation du "tissu social" qui est la cause de la toxicomanie. Enfermer et isoler les addicts est donc mauvais. Le tel portable, internet, FB, la pornographie, etc. sont d'autres formes d'addiction nourries par un besoin de compenser un manque de lien avec les autres.

Or, sat-sangha, en sanskrit, signifie exactement cela : "être ensemble" ou "communier" (sangha) pour de bon (sat), de manière authentique, par opposition aux rapports factices, de types commerciaux.  

Les gens qui vont à des satsangs, souvent, n'ont pas conscience que l'objet principal de leur désir est le contact avec autrui. Le contenu importe moins. 
Comment le sais-je ? En constatant que maints groupes ou "sectes" on des contenus totalement bidons. Pourtant ils peuvent avoir moultes adeptes. "Peu importe le flacon..." Ainsi Raël proposait une doctrine débile. Mais les gens y allaient pour le sexe. Les Haré Krishnas offrent une philosophie simpliste. Mais les gens y vont pour les chants collectifs. 
La chaleur humaine. Ca rassure et ça soulage. La plupart des individus sont trop pauvres intérieurement pour se supporter longtemps. Il faudrait pour cela être cultivé, doué de puissantes capacités intellectuelles, ou bien être fortement connecté à la Source intérieure.

D'un autre côté, n'oublions pas que nous sommes comme des hérissons en hivers : nous avons besoin de chaleur. Mais nous avons aussi des piquants. Quand nous nous rapprochons trop ou trop longtemps, nous nous blessons. Il y faut le juste dosage, la juste distance, et surtout la liberté de choisir la compagnie ou la solitude. La liberté et l'individualisme restent la base d'une relation à autrui saine et bénéfique. De plus, l'adhésion à un groupe peut devenir une dépendance, la substitution d'une dépendance à une autre. Au fond, pour que le satsang soit "un lien qui libère", il faut réunir des conditions bien particulières. Il faut être capable d'être seul pour être ensemble. Les deux sont interdépendants.

A mon sens, le véritable lien est aussi spirituel, c'est la communion en silence, indépendante de toute interprétation. 

vendredi 29 août 2014

Expérience décisive V - L'éveil est-il une question de regard ?

Chez tous les mammifères le regard est important. Fixer un autre être vivant est souvent considéré comme une menace. Ce que l'on retrouve dans maintes cultures tribales comme on peut le constater dans le 93 et ailleurs... 
Les Anciens considéraient d'ailleurs que le regard était une sorte de rayonnement sortant des yeux et allant se saisir de son objet, à la manière des tentacules d'une pieuvre. Aujourd'hui encore, des gens comme Rupert Sheldrake tentent de valider cette croyance par des expérimentations un peu farfelues, comme de fixer son chat quand il vous tourne le dos et observer s'il réagit. Le regard aurait donc une sorte de puissance physique :


Quoi qu'il en soit, cette croyance a bien une base physique : le regard est quelque chose de troublant, perturbant. Les yeux ne sont ils pas les portes de l'âme ? Le regard matérialise l'attention. Et dans maintes traditions magiques, le regard a un pouvoir ou participe à la manifestation d'un pouvoir. Dans le tantra, le regard sert à immobiliser, à pétrifier un ennemi. Le fait qu'un maître vous regarde est censé matérialiser la compassion du maître. Dans la méditation, le regard est un point-clef.
Il n'est donc pas étonnant que les gens croient pouvoir percevoir dans le regard d'une personne si elle est éveillée, son degré de réalisation, etc. Osho était censé ne jamais cligner des yeux, tout comme U. G. Krishnamurti et d'autres.
Dans le milieu de la non-dualité, les échanges de regard sont importants. Un "satsang" ou réunion non-duelle se résume parfois à des regards.

Le mentaliste Derren Brown se livre à un concours de regard, sur le modèle du "je te tiens, tu me tiens par la barbichette" :


Il existe des compétitions dans ce domaine :


Certains éveillés proposent de vous regarder via internet et moyennant une participation. Ou pas :





Le champion en ce domaine semble être John de Ruiter, un canadien (?). Il fascine des foules pendant des heures avec son regard de suédois fou tout droit sorti d'une pub Krisp Roll.

En réalité, où est la Source ?
Dans les yeux ? Dans telle personne ? Dans tel lieu ? 
Vérifions. 
La seule et unique conscience n'est-elle pas évidente ? Regardez :




vendredi 19 mars 2010

La non quoi ? Méthode pour l'éveil - I


La "non dualité" est une expression la mode dans les cercles en quête d'éveil. Mais de quoi s'agit-il ? Chacun se réfère en effet à l'expression sanskrite a-dvaita, "non dualité", sans être clair sur les sources de cette expression. On entend parfois l'expression d'Advaita Vedānta, et le nom de Śaṃkara (c. VIIIe siècle). Récemment, une controverse est même apparue, selon laquelle l'Advaita enseigné en Occident ne serait pas l'Advaita "traditionnel". Quelques remarques dans le désordre :

1 Il existe plusieurs sortes de non dualité.
2 La plupart des gens qui parlent d'Advaita ne connaissent pas le sens de ce terme.
3 Il y a l'Advaita Vedānta de Śaṃkara. Il y a d'Avaita Vedanta sans Śaṃkara. Et il y a les Advaitas, pas Vedantas (sans parler des Vedantas pas Advaitas). Vedanta signifie ici "qui s'appuie sur les Upanishads", corpus oral complexe et rempli d'idées apparemment contradictoires sur le monde, son origine, la nature de la conscience, etc., mais aussi la manière de mener sa femme à la baguette pour avoir un fils (et pas une fille).
4 Selon certains, l'Advaita Vedānta est l'Advaita "traditionnel".
5 Mais il y a plusieurs sortes d'Advaita Vedānta.
6 Il y a celui de Śaṃkara. Pour le connaître, il faut lire ses œuvres, difficiles, même une fois traduites du sanskrit.
7 Selon certain connaisseurs de Śaṃkara, comme Swami Satchidanandendra, la tradition de l'Advaita Vedānta qui se réclame de Śaṃkara a trahi Śaṃkara.
8 La "tradition de l'Advaita Vedānta" n'est pas orthodoxe si l'on prend l'œuvre de Śaṃkara comme critère d'appartenance à la tradition de l'Advaita Vedānta.
9 La tradition de l'Advaita Vedānta trahit Śaṃkara car elle s'appuie sur d'autres source que les œuvres de Śaṃkara. Par exemple, le Vivekacūḍāmaṇi n'est pas de Śaṃkara, mais d'un certain Śaṃkarānanda (c. XVe siècle).
10 Ce néovedānta-traditionnel-mais-pas-orthodoxe est largement inspiré par le Yogavāsiṣṭha (c. XIIe siècle ?), qui est Advaita, mais pas Vedānta.
11 Rāmakṛṣṇa, Vivekānanda, Śrī Aurobindo etc. ne sont pas du Vedānta.
12 Ramana Maharishi, Nisargadatta Maharaj, Atmananda Menon, etc. ne sont pas du Vedānta.
13 Poonja, alias Papaji, n'est pas du Vedānta.
14 Pour tous ces maîtres spirituels, la source d'inspiration n'est pas l'Advaita Vedānta traditionnel ni shamkarien, mais des textes Advaita non védantiques tels que le Yogavāsiṣṭha, le Vivekacūḍāmaṇi, l'Aṣṭavakragītā, etc.
15 Tous leurs disciples ne sont pas du Vedānta, ni traditionnel, ni néo.

Bref, c'est la pagaille. Mais c'est aussi la vie.
Ce qui m'intéresse ici, c'est l'évolution, c'est-à-dire le fait qu'une forme de pensée dont tout le monde se réclame (celle de Śaṃkara), sert à légitimer une tout autre forme de pensée. Pour mesurer l'abîme qui sépare "le grand" Śaṃkara de ses "héritiers" contemporains, on pourrait comparer un discours tiré d'un satsang (une réunion spirituelle) d'aujourd'hui (n'importe lequel fera l'affaire), avec un texte de Śaṃkara. Pour donner une petite idée de la non dualité selon Śaṃkara, voici un court traité qui est sans doute du maître (il s'agit du Śiṣya-pratibodha-vidhi-prakaraṇam, inclus dans l'Upadeśa-sahasrī), et dans lequel il décrit sa méthode pour atteindre l'Eveil toujours-déjà-atteint. Voici le début, limpide :

Méthode pour éveiller un disciple

Selon Śaṃkara

1. Nous expliquons ici la manière d’enseigner le moyen d’obtenir la délivrance à ceux qui sont doués de foi et qui aspirent à la délivrance.

2. Ce moyen d’obtenir la délivrance est la connaissance. Il doit être exposé encore et encore jusqu’à parvenir à une compréhension assurée. Le disciple est un brahman[1] en état de pureté rituelle détaché de tout ce qui peut être atteint (mais) qui est impermanent. Il a renoncé au désir d’avoir un fils, à la richesse et au désir d’un (quelconque) paradis[2]. Il a adopté la manière de vivre d’un parfait vagabond[3], il est doué de maîtrise, de compassion, de calme, etc. : il possède au complet les qualités d’un disciple telles qu’elles sont vulgarisées dans les traités. Il a approché (le maître) en respectant l’étiquette, maître qui a examiné sa caste, sa profession, ses activités, sa science et ses ancêtres.



[1] Un membre masculin de la caste la plus haute.

[2] Litt. « au désir des mondes » que ce soit en cette vie ou dans un au-delà.

[3] Litt. « d’un cygne suprême », sorte d’ascète errant, figure suprême de l’ascétisme dans le brahmanisme orthodoxe.


vendredi 5 mars 2010

"Non duality satsangs"

La "pure présence non duelle" est au-delà du temps. Certes. Mais le dire prend du temps. And time is money. And money is... ben pognon quoi !
Juste un exemple, pour savoir de quoi on parle.

vendredi 26 février 2010

Y a-t-il une Méthode pour atteindre l'Eveil ?


Carotte-le-lapin : Youpi j'ai appris à lire !

Dharma-le-chien : Ah bon ? Je croyais que le mental, c'était mal...

Carotte : Oui. Sauf le mental anti mental !

Dharma : Ben voyons. Et pour lire quoi donc ?

Carotte : Le livre dont tu parlais, celui de Dennis Waite, pour trouver le sentier dans la jungle.

Dharma : As-tu trouvé la clairière ?

Carotte : Il dit que la clef de l'Éveil, c'est d'avoir la bonne méthode. Voilà pourquoi les pseudos (non dualistes, ndtr) n'atteignent pas l'Éveil. Ils croient que chercher l'Éveil est un non sens. Mais tant que la personne croit qu'elle existe, la recherche de l'Éveil, c'est mieux que tout !
La Tradition, elle, propose des méthodes testées, séculaires, avec SAV. Pas comme les satsangs où on atteint l'Éveil le matin et où on se réveil le lendemain avec la gueule de bois.

Dharma : Tu exagères. Mais c'est vrai que les satsangs ressemblent souvent à une soirée sex-toys, "tupperlove" pour les connaisseurs. Les satsangs me font un peu le même effet. Je ne peux m'empêcher de trouver qu'il y a parfois malentendu : s'agit-il de l'éveil à notre vraie nature ? ou d'une grande séance de masturbation collective sur le modèle consumériste ? Après le pétard, l'Éveil. Après Goa, Carrefour. Mais c'est l'influence consumériste, ça. La Lumière brille quand même.

Carotte : Mais avec des méthodes traditionnelles, ça marche mieux, et pis plus de consumérisme made in CIA. C'est comme des AMAP de l'essentiel.

Dharma : Mouais, justement, les AMAPs...

Carotte : Bon, bon. Toujours-est-il qu'il y a des méthodes, qu'on peut étudier avec un maître-professeur. Par exemple, le Vedântaparibhâshâ. C'est très bien, il paraît. Mais j'ai du mal, à force de fréquenter des gros goulus carnivores comme toi...Mon intellect, sublime outil de l'ultime connaissance de l'absolu, s'est tâmasiquifié... Heureusement, il y a des maîtres qui enseignent dans la Tradition, comme Dayânanda, après Cinmayânanda et d'autres... Ah, Éveil et rigueur de l'intellect, noblesse de la conduite, quelle beauté !

Dharma : C'est vrai que c'est sympathique, un peu d'ordre et de rigueur après la pagaille post-papajienne. D'un autre côté, je dois avouer que j'aime ce côté anarchique et confus. C'est mon côté labrador décadent.

Carotte : Mais quelle beauté dans cette Voie de l'Éveil par la droite Raison éclairée par la Lumière de la Tradition éternelle... Ah... Apollon après Dionysos. Ouf ! On respire.

Dharma : Mouais. Mais Shankara - le Grrraaand Shankara - est assez confus dans ses œuvres.

Carotte : Quoi ? Tu blasphèmes, intellect canin pourri par les croquettes !

Dharma : Ben, regarde ce qu'il propose comme "Procédure pour éveiller le disciple" dans ses Mille enseignements. En fait, c'est une compile de citations, suivie par un dialogue labyrinthique, un peu comme dans les satsangs d'aujourd'hui. Et les Commentaires de l'Illustre Shankara, c'est pareil. Mais c'est justement toute la vraie beauté de la chose.

Carotte : Décidément, tu as le don de me prendre à rebrousse-poils.

Dharma : Non. Je suis très gentil. Mais comprend bien, il y a en gros deux tendances dans le Vedânta : La tendance d'origine, le jaillissement d'intuition et de pensée qui fulgure chez Shankara et Sureshvara; et La tendance systématisante, qui veut boucher les trous, construire une belle cathédrale éternelle. Or c'est impossible. Et fatiguant. Il y a des méthodes, mais des "méthodes habiles" comme disent les bouddhistes. Des trucs, des astuces, des tours, des combines. Vu que rien n'existe, il ne peut guère en aller autrement. Les "méthodes" sont comme le reste : ce sont des fantômes. Tu les aperçois du coin de l'œil, mais dès que tu veux les regarder en face, elles s'évanouissent. Il faut avoir l'élégance d'accepter que nous sommes des spectres. C'est très drôle.

Carotte : Ah ben oui.

Musique :

vendredi 19 février 2010

Silence et silence ?

La vision de notre vraie nature s'accompagne souvent de silence.
Le silence est propice à cette vision.
Le silence est favorable au partage de cette vision. Il existe de nombreux témoignages sur cette communion.
Mais on constate également que des personnes ont, par leur silence et leur présence, des effets similaires - silence et béatitude, extases -, alors qu'ils montrent par ailleurs des symptômes de troubles psychiques tels que la paranoïa ou la mégalomanie.
Comment des déséquilibrés peuvent-ils provoquer d'authentiques expériences mystiques ? Comment ce silence peut-il agir ? Et n'est-ce pas une preuve que la présence du "sage" et ses effets ne sont que des projections ? Enfin, pourquoi un silence est-il parfois perçu comme pesant ou embarrassant, alors qu'ailleurs il est perçu comme divin, comme une confirmation ineffable d'une révélation qui dépasse les mots ?

Un exemple de silence interprété comme divin :


Un autre exemple, plus récent :



Enfin, un article en anglais explique que le silence est perçu différemment en fonction du contexte. Dès lors qu'un individu est perçu comme "éveillé", son silence fonctionne comme une confirmation de son pouvoir mystérieux. D'où l'importance du silence dans les réunions spirituelles, comme dans les satsangs par exemple.

Je ne nie pas qu'une transmission silencieuse soit possible. Bien au contraire. Je me demande simplement pourquoi cette communion fonctionne parfois alors même que le "maître" est manifestement un homme charismatique, habile, mais sans réelles qualités humaines.

Simple curiosité.
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