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lundi 26 janvier 2015

Immensité transparente

Description du râga Mâlavakosha, apparenté à Chandrakosha

Voici un poème en hindî chanté dans le genre dhrupad, dans le râga chandrakauns.
Ce poème dont je propose ici une traduction est de Baïdjou, l'un des grand musiciens et poète de la cour de l'empereur moghol Akbar au XVIe siècle. Baïdjou est, avec Tansen, une figure légendaire de la musique spirituelle et savante de l'Inde. Leurs rivalités ont inspiré romans et films.

niranjana nirakara parabrahma parameshwara.  
ek hi anek hoye vyapyo vishambhara. 
alakha jyoti avinashi jyoti rupa jagatarana. 
jagannatha jagatapati jagajivana jagadhara. 
baahi mein sab jiva jantu suranara muni guni gyani. 
nabhi kamal te brahma pragatayo shataroopa manvantara. 
kahe baiju vahi brahma vahi virata roopa vahi. 
aap avataar bhaye chaubis vap(s ?)udhara.

Transparent, sans forme,
Il est l'Immense en sa transcendance, 
Le Seigneur suprême.
Un, il se fait multiple
Et il imprègne toutes choses.
Lumière ineffable,
Lumière imprérissable,
Lumière qui sauve le monde,
Il est le refuge du monde,
Le berger du monde,
l'äme du monde, le fondement du monde.
En lui vivent les créatures,
Les dieux, les hommes, 
Les sages, les vertueux et les savants.
De ton nombril jaillit un lotus,
De lui Brahmâ
et cent cycles des hommes.
Voilà ce que dit Baïdjou :
C'est lui l'Immense,
Lui le glorieux.
Il est le créateur 
Des vingt-quatre trésors de la terre.

Ecoutez ce poème chanté par Wasifuddin Dagar :




dimanche 22 décembre 2013

Quand la dissonance consonne

Vâmâ, beauté de la laideur

Illustration musicale du pouvoir de la laideur : le râga Marwa joué par Zia Mohiuddin Dagar à la bîn, dans la tradition du dhrupad, sobre et sensuel à la fois. 
Le râga Marwa est basé sur un accord dit "triton" nommé "accord du Diable" dans la tradition chrétienne. Il crée une atmosphère particulière, à la fois dissonante et obsédante :



Pour moi, il évoque le rouge rouille, les teintes de la terre de l'Inde. 
Autre interprétation du même râga, toujours à la bîn et dans le genre dhrupad, mais dans un style et avec un son plus rude, par Asad Ali Khan :

lundi 27 mai 2013

Paramparâ

Dans un billet précédent, un shivaïte chantait Allah. Voici un vishnouïte chantant Allah, dans une composition aussi chantée par les Gundecha, des frères jaïns :



Dans le sens inverse, il y a la famille Dagar. Sauf que, selon leurs dires, ils étaient des brahmanes qui, au XIXe siècle (?) auraient été convertis de force à l’islam parce qu'ils avaient accepté une chique de bétel d'un roi muslim suite à une représentation. Dans les extraits du documentaire ci-dessous, on voit et on entend Fahimuddîn. Durant la séquence de l’initiation (dîkshâ) avec son élève hindou, auteur du documentaire, il lui fait réciter : "Om, le son est l'Immense", puis un verset à Sarasvatî, la conscience, et Shiva. Le répertoire des Dagar est principalement consacré à des dieux et déesses hindoues. On entend aussi Fahimuddîn chanter pour Krishna, Râdhâ, etc. :


Suite, où il essaie de concilier son appartenance à l'islam et sa vie hindoue, de façon assez lucide ; puis il évoque sa famille de musiciens à la cour d'Udaipur ; puis on l'entend au festival de Fes ; puis il raconte sa vie, etc. :



L'auteur du documentaire, Ashish Sankrityayan, chante dans la basilique Sainte-Sophie avec un chanteur harmonique :



dimanche 26 mai 2013

Si le silence chantait

L'expérience mystique n'est pas confinée au silence. Au-delà des mots, elle engendre les mots, accouche de paroles nouvelles, de langues inconnues. De Marguerite Porète à Ramana Maharshi, les mystiques (peut-être apparenté au grec mustos, "silencieux", latin mutus, parent aussi de "murmure", faire "mm", comme dans les musiques ci-dessous), sont intarissables. Le sans-forme doit prendre forme. Quitte à en mourir (sur le bûcher ou ailleurs). Le silence est musique. Plus le miroir est limpide, plus les formes sont nettes et variées.

Une musique-silence, l'expérience mystique en musique :
















samedi 25 mai 2013

Dhrupad à la contrebasse

J'en rêvais. Il l'a fait. A quand la viole de gambe ?




Il existe une viole de gambe équivalante à la contrebasse : le violone.



mercredi 28 novembre 2012

Shûbha mahûrata...

"L'heure est faste.." C'est par ces paroles de bon augure que commence ce chant dhrupad composé par Tânsen vers 1560 en Inde pour l'empereur Akbar. Un chef-d’œuvre interprété ici par Zia Mohiuddîn Dâgar et son frère, dans l'un des palais de Fatehpur Sîkrî (ou Gwalior ?) non loin de Delhi. Quelle élégance ! Comme un écho des chants des yogîs et yoginîs de l'Âge d'or.



A ce propos, saviez-vous que l'astrologie indienne vient de celle des grecs ? Ainsi le sanskrit hora est apparenté à notre heure. D'où la bonne heure et le bonheur. Selon certains, cette vogue de l'astrologie grecque aux débuts de notre ère expliquerait en partie le succès de la notion de "lignage" (gotra) et de "famille" (kula) dans les soûtras du Grand Véhicule. De là, ce fût chose fort aisée pour les partisans des tantras de jouer sur ces termes pour introduire la notion de "clan" (kula) de parfaits (siddhas) ou de parfaites (yoginîs). L'ésotérisme kaula put de la sorte pénétrer en profondeur le dharma du Bouddha. Le dharma kaula, en effet, tient tout entier dans les significations multiples qu'il donne au mot kula : famille, clan, groupe, totalité, corps, souffle, conscience. Le dharma kaula est alors la pratique de la mise en équation de ces termes apparemment si éloignés. 
Quand je dis "a pénétré en profondeur", je pèse mes mots. En effet, en plus du fait bien établi que des pans entiers des tantras bouddhistes les plus prestigieux (tels le Chakrasamvara) sont des passages de tantras kaula, le fait est, aussi, que l'on retrouve des notions aussi essentielles au dharma kaula que "l'être du plaisir" (kâma-tattva), "l'être du poison" (visha-tattva) et "l'être transparent" (niranjana-tattva) dans des textes bouddhistes aussi recherchés que le Cycle de la dâkinî sans corps transmis par l'illustre Réchungpa, disciple et fils adoptif du non moins illustre Milarépa. Je ne vous ferais pas, enfin, l'insulte de vous rappeler que j'avais identifié dans une œuvre d'un disciple de Maitripa plusieurs stances empruntées au sublime Vijnâna Bhairava Tantra. Or Maitripa fût l'un des maîtres, dit-on, de Marpa, lequel fût le "maître de donjon" (du moins selon la version haute en couleurs du "fou" de Tsang) de Milarépa.

Bref, tout est dans tout.

P.S. : Ohé ! Vous êtes tous lobotomisés ou quoi ? J'affirme que les bouddhistes ont pompé sur le Vijnâna Bhairava et personne ne bronche ? C'était juste une énormité pour voir si vous lisiez vraiment... Bon, il est vrai que le Chakrasamvara et autres yoginîs tantras sont en partie pompés sur des tantras de Shiva, comme s'en indignait déjà Jayadratha, frère de l'illustre Jayaratha commentateur de l'incomparable Tantrâloka. Mais pour le Vijnâna Bhairava, c'est une autre affaire. Ce n'est pas l'heure de développer, mais en gros, les rituels, l'iconographie et le symbolisme viennent du shivaisme ; et tout ce qui, dans l'hindouisme et en particulier le shivaisme, porte sur la méditation et les bases théoriques du non-dualisme, vient du bouddhisme. Par exemple : les Yogasûtras. Par exemple : une grande partie des stances du Vijnâna Bhairava. Pas de détails ni d'argument pour le moment, mais j'y reviendrais.

Un âlâp du matin avec le grand Udaya Bhâvalkâra, à la dhrupadmelâ de Varânasî :



samedi 9 juin 2012

Lumières sur lumière

On entend beaucoup parler de "vibrations". En Inde, il a existé une tradition animée par l'expérience de la vibration en sa forme propre : la conscience, l'étonnement, le saisissement et ses mille facettes.
Difficile de comprendre Abhinavagupta et le tantrisme en général sans sa musique. Bien sûr il est tout autant impossible de savoir exactement quels airs ces gens écoutaient il y a mille ans. Cependant, la musique était au centre de leur vie, comme en témoigne le commentaire qu'Abhinavagupta a composé sur le traité des arts de la scène (le Nâtya-shâstra). Impossible de comprendre, aussi, les pratiques sur le mantra. A la fin de chaque mantra important, comme hûm par exemple, le point essentiel est l'écoute du son qui se perd dans le Son spontané, cette vibration que nul ne peut émettre ni faire taire (anâhata).  De fait, on retrouve cette notion de la vibration (nâda, spanda) qui devient de plus en plus subtile, jusque dans la musique classique indienne contemporaine. Écoutons ce morceau de rudra vînâ. Il est une illustration extraordinaire de cette tradition de la vibration, et une illustration sonore du "shivaïsme non dualiste du Cachemire". Parfait pour ceux qui n'aiment pas lire :
Une interprétation au sitar - l'instrument est bien plus récent, il n'existait pas à l'époque d'Abhinavagupta.  Mais son "âme" (jîva) est la même que celle de la rudra vînâ ; il s'agit d'un chevalet plat, légèrement courbe. Le musicien joue à l'extrême sur les prolongements de cette vibration, dans un style plus léger que le morceau précédent :

samedi 2 juin 2012

Le "premier instant" : qu'est-ce que c'est ?


Ecouter de la musique dhrupad, c'est faire l'expérience de cette liberté qui est la vie elle-même (jīvan-mukti). Le point-clef est l'absorption dans "le premier instant du désir" (prathamā-tuṭi).
Quand l'esprit est occupé et qu'il est soudain interrompu par un bruit, un choc, un souvenir ("Mince, j'ai oublié le gâteau dans le four" !) ou quoi que ce soit, il y a une interruption de la conscience ordinaire. Un éclatement, une éclosion, un éveil, un moment atemporel de pure présence, de conscience de soi sans aucun objet, sans limites ; mais qui enveloppe en lui-même toutes les expériences possibles. Ou encore, quand on écoute la musique de la rudra-vīṇā ci-dessous, on reconnaît l'intention, l'élan sous-jacent aux mouvements du son.  L'action, quelque soit sa complexité, est le déploiement d'un seul désir. Ensuite, on peut reconnaître cette même volonté dans n'importe quelle action - quand je cuisine, quand je parle, quand je marche - c'est le déploiement d'une seule conscience-en-acte. L'idée que tout est créé par la conscience devient alors une expérience vivante.

Voici comment le maître du fondateur de la philosophie de la Reconnaissance (pratyabhijnā) décrivait le premier instant du désir :

"Grâce à la dilatation de la joie (que l'on éprouve) face à la majesté débordante qui est la nature (même) de la conscience, il y a un moment où l'on "se tourne vers" (la manifestation à venir contenue en soi). Cela, c'est "être la conscience", c'est le premier instant du désir, au moment de l'ébranlement de ces créations variées qui composent des tableaux merveilleux.
Or ce (premier instant) peut être perçu dans le cœur au moment où l'on se souvient (soudainement) d'une chose que l'on doit faire, au moment d'une nouvelle réjouissante, à l'instant d'un spectacle effrayant, au moment d'une vision imprévue, au moment de l'orgasme ou quand on en parle[1], quand on parle (vite) et quand on coure. En toutes ces circonstances sans exception, il y a une excitation de toutes les énergies."

Somānanda, La vision de Śiva, I, 7b-11a


[1] Ou bien "quand on prononce le visarga : ahhh...".


samedi 5 novembre 2011

Une culture en voie d'extinction

Un beau documentaire, sous titré en anglais, sur une grande chanteuse du genre dhrupad, Asghari Bhai. On entend aujourd'hui beaucoup de gens qui prétendent enseigner un "yoga de la voix". Le dhrupad est, à notre connaissance, le seul yoga du chant authentique, c'est-à-dire véritablement lié au tantrisme. Des textes comme le Sangîta-ratnâkara décrivent les différentes émotions esthétiques (rasa) correspondant aux différents chakras, et font référence aux quatre plans de la Parole, fondement des mantras. Cette femme est quasiment inconnue. Elle illustre bien le destin tragique des traditions authentiques de l'Inde. Même si le gouvernement fait quelques efforts, rien ne semble pouvoir arrêter le tsunami de stupidité des classes moyennes.

mercredi 28 septembre 2011

Bhajan

Je ne suis pas fan de bhajans (chants d'amour adressés au divin, quoi que cela veuille dire), mais voici quelques beaux morceaux, quelques gouttes de l'océan d'ambroisie.

D'abord le célèbre Krishna Das, dans une libre reprise d'Arunâchala Shiva, le bhajan "de Ramana" :



La version d'origine en tamoul :


Hare Krishna par Krishna Das et Sting :


Belle interprétation d'un poème sanskrit adressé à Shiva :


Un poème en américain par une dâkinî (un genre de fée tantrique)... américaine :


A Vajrasattva, par une Tibétaine :


Les frères Gundecha, dans le genre dhrupad, sur un poème (doha) de Kabir :


Un autre poème de Kabir par Kumar Gandharva :


Même poème de Kabir, mais par un jeune chanteur contemporain :


Un beau bhajan qui illustre bien le sentiment de dévotion au maître :


etc. etc.

jeudi 10 mars 2011

Art of Dhrupad

Vous n'entendez rien à ces traductions dont je vous inonde ?
Alors écoutez :


dimanche 16 janvier 2011

Samaveda

On entend souvent dire que le Sâmaveda - le chant des poèmes védiques - est à l'origine des genres du chant classique indien comme le dhrupad. Voici un enregistrement qui va dans ce sens. Le chant samâvédique y ressemble beaucoup au grégorien.

lundi 13 septembre 2010

Sublime

Il y a... plein de belles choses. Et puis il y a lui. Zia Mohiuddin Dagar. Bare Ustad. Great among the greats. Shabad ka naad, aftaab e avaaz, etc., bref, quand même, on y revient toujours. Sublime.


lundi 21 juin 2010

Le rythme cosmique

Plus ancien que le tabla, le pakhawaj est l'instrument de percussion du genre dhrupad et autres reliques de l'Inde d'avant le XIIe siècle. De même que le chant dhrupad survit au Pakistan, Ustad Talib Hussain fût un des derniers pakhawaji pakistanais. Comme d'autres musiciens, il fut victime de la piété de ses coreligionnaires, assassiné par eux dans une mosquée de Lahore en 1993 :



Voici une page avec une compilation représentative des différents styles de pakhawaj.

lundi 7 juin 2010

Musique yogique

Mon professeur de rudra vina donne un concert au centre Mandapa, à Paris, samedi 12 juin. C'est l'occasion de découvrir une musique exceptionnelle, qui remonte directement à la tradition des Nâths, fondateurs du hatha-yoga moderne.

vendredi 28 mai 2010

Bina guru gyan kahan se pahung ?

Extrait d'un film sur Tansen, le Mozart de ma musique classique indienne. Encore un exemple de l'impact de la culture des mahâsiddhas bouddhistes. Le disciple ressuscite le maître par sa dévotion :



Du même film, chanté par Vishnu Digambar Palushkar, autre chef d'œuvre :



Pour finir, "Ton Nom, Ô Râm, est la vérité !". Le jeune Baiju rencontre Tansen. Deux génies se rencontrent, et vont se déchirer :

jeudi 27 mai 2010

Kabîr le tisserand

Un beau chant dhrupad, par les excellents Gundecha, sur un poème de Kabîr, dans le râga Charukeshî :

vendredi 7 mai 2010

Musiques et tantras

Abhinavagupta est l'un des rares philosophes de l'Inde et du Tibet à parler de l'émotion, et de l'émotion esthétique (ras) en particulier. Il est difficile de savoir quelles musiques il a entendues ou jouées, mais, à mon sens, le dhrupad est l'un des genres musicaux qui, en Inde, perpétue un parfum musical imprégné de tantrisme. La tradition Dâgar se distingue par sa sobriété, sa douceur, son évocation océanique des ambiances musicales (râg).
Ecoutez Uday Bhawalkar, un merveilleux chanteur de cette famille dont les compositions sont toutes imbibées des atmosphères délicates des cours royales et des yogis sauvages :

râg yaman ("la foi") :


râgs jaunpûrî, vibhâs, deshkâr et bhûpâlî:


Les frères Gundecha, râg âdâna, pure bhakti:


Râg jaunpûrî:


Nirmalya Dey, râg shrutivardhanî:


Enfin, un immense chanteur du genre Khyal, mais basé sur le dhrupad, Mallikarjun Mansur. Tout simplement fabuleux (notez que le premier temps du cycle rythmique - qui en comprend 16 - apparait au bas de l'écran sous la forme d'un "1") :

Les plus anciennes compositions que nous ayons conservées sont celles des mahasiddhas bouddhistes comme Saraha ou Kânha. Nous pouvons aujourd'hui accéder sans effort à des centaines d'enregistrements d'artistes de légende. Quelle chance !

dimanche 4 avril 2010

Musique et sanskrit

Les versets en sanskrits sont censés être chantés ou récités en suivant quelques mélodies simples. Aujourd'hui, un schéma s'est imposé dans presque toute l'Inde (à cause des média ?), illustré par cet exemple :



Ce schéma consiste à chanter sur la tonique (shadja, en sanskrit), en ajoutant une note au-dessus, et une autre au-dessous, en variant parfois les intervalles pour distraire l'oreille. Mais les intervalles les plus populaires sont : un demi-ton au-dessus (komal rishabh), et un ton au-dessous (komal nishad)de la tonique.

A côté de cela, on peut encore entendre d'autres styles, comme le chant sâman, plus complexe que la récitation de versets :



La musique classique indienne a également intégré quelques éléments du chant religieux. La tradition Dagar, en particulier, a adopté des éléments de récitation sanskrite pour chanter des compositions en langues vulgaires. Dans les deux documents qui suivent, Z.M. Dagar et son fils, Bahoddin, expliquent la genèse et les bases de l'utilisation des phonèmes (varna), selon une règle mise au point par leur grand ancêtre du XIXe, Behram Khan. On voit d'abord le jeune Bahoddin et on entend son père chanter les syllabes. Dans le deuxième extrait de ce premier document, on voit ZM Dagar faire une démonstration des syllabes :



Dans ce second document, on peut voir et entendre (en anglais cet fois) Bahoddin Dagar devenu adulte, expliquer l'usage des phonèmes, sur le même râg todi que son père avait choisi dans l'extrait précédent :



Au passage, je vous signale une excellente liste de vidéos de rituels faits par des brahmanes kéralites, avec notamment ce rituel de la Shrîvidyâ, particulièrement élégant. Le mandala est tracé à la poudre, comme chez les Tibétains, et l'adepte appose les hiérarchies divines (nyâsa) qui ont fait la réputation de la tradition de la Shrîvidyâ :

lundi 13 octobre 2008

Jouer comme un océan

On peut voir et entendre sur Youtube de plus en plus d'extraits de concerts de dhrupad, ce genre très ancien de musique de l'Inde.
Voyez par exemple cette interprétation de Yaman par Zia Mohiuddin Dagar, mise en ligne par l'un de ses élèves, Nirmalya Dey, chanteur que l'on peut également entendre sur d'autres extraits, ainsi qu'Uday Bhawalkar, les frères Gundecha et le fils de Zia Mohiuddin, Bahauddin.


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