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lundi 8 juin 2020

L'effondrement

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Je suis né avec le Choc pétrolier, j'ai grandi avec la "crise" et le "retour des idéologies", le terrorisme, etc. Les années sont passées, mais le terrorisme, comme la crise énergétique (qui ont un lien évident), ont prospéré. 

Parmi les collapsologues, il y a les militants idéologues qui cherchent à vous vendre des produits : ils restent donc dans le cadre actuel, "buziness as usual", comme si ça allait durer.

Et il y a ceux qui cherchent d'abord la vérité. Et ceux-là disent que la fin est inéluctable.
Pourquoi ? A cause de la seconde loi de la thermodynamique. En clair, parce que le temps qui passe est irréversible. Parce que l'énergie n'est pas renouvelable. Parce que les êtres et les choses se dispersent et ne reviennent jamais à leur état initial.

Ce qui veut dire :
- même si nous consommons moins, nous arriverons au bout des ressources.
- même si nous sommes moins nombreux, nous arriverons au bout des ressources.

Prenons du recul :
- même si nous exploitons le système solaire, puis la galaxies, nous arriverons au bout des ressources.
- nous ne pourrons exploiter plus que notre galaxie, car l'espace se dilate, et cette dilatation va en accélérant. Viendra un moment où la dispersion (=l’irréversibilité=l'entropie) sera telle que nous serons à jamais isolés. Et nous nous retrouverons avec des ressources limitées. Et viendra un moment où il n'y aura plus de ressources. Plus d'énergie. Donc plus de vie. Ce sera la fin.

Donc, même en étant optimiste et en laissant de côté les souffrances, il n'y a pas d'issue.
Même en limitant notre consommation individuelle.
Même en réduisant la population.
Même en allant chercher de l'énergie ailleurs que sur la terre.

Voici une synthèse sur la question, partielle et assez optimiste dans sa présentation :



Il n'y a pas de solution. Pas d'issue. Il y a de moins en moins d'énergie. Tout se délite, se disperse. Se reforme ailleurs, mais avec moins d'énergie, et ainsi de suite. Pas de retour en arrière. Les cycles sont des illusion : il n'y a jamais de retour au point de départ, mais seulement des retours à un état qui ressemble, vu de loin, à une situation passée.

Le seul choix qui s'offre à nous est de durer plus en consommant moins. Mais rien n'est renouvelable.

L'effondrement humain ne serait qu'un faible avant-goût de l'effondrement universel.

Sur l'avenir lointain, que nous connaissons désormais avec une incroyable et une terrifiante précision :


Sur l'entropie :



Plus technique, un cours :


Il y a pléthore de cours, de vidéos, d'exposés...

Tant que cette loi n'est pas contredite, il n'y a pas d'issue.

Certes, il est possible que l'on découvre de nouvelles sources d'énergies locales (hydrogène, fusion, thorium..) ou que l'on diminue notre consommation, par la force des choses et à travers morts et massacres. Mais cela ne fera que repousser l'échéance. A terme, il n'y a plus rien. Seulement le néant infini où errent quelques restes aveugles. 

En attendant, nous avons de quoi nous occuper : Grande Prison et Grandes Boucheries multiples et variées. Nous n'avons pas tout vu. 
En attendant, nous, de notre vivant, nous pouvons choisir le meilleur. Pour l'honneur.

mercredi 4 décembre 2019

Les civilisations meurent aussi

L'ex-ministre Yves Cochet sur la question de l'effondrement.

Beaucoup d'arguments pertinents. Selon lui, la racine du mal est le "productivisme". Selon moi, c'est plutôt la surpopulation. Ou alors, le natalisme est une forme de productivisme. En effet, tous le monde pointe les limites inévitables de la croissance économique ; personne, ou presque, ne voit les limites de la croissance démographique. Si l'on récuse le "toujours plus", pourquoi n'évoque-t-on jamais le "toujours plus" d'enfants qui continue d'être la doctrine de la plupart des familles humaines ? Ici l'ex-ministre aborde indirectement ce sujet à travers les thèmes de l'immigration, des retraites et du "small is beautifull". Je suis d'accord avec lui.


Tant que l'humanité ne maîtrisera pas sa démographie, elle ira droit vers des formes de régulation violentes. 
En résumé "Moins, c'est plus". Ou mieux. Plutôt que de "décroissance", je préfère l'idéal de dépopulation, non par haine de l'humanité (attitude déplorable), mais afin de privilégier la qualité sur la quantité, projet rendu réalisable par les nouvelles technologies.




mardi 24 septembre 2019

Effondrement ou progrès ?

J'en avais parlé il y a longtemps déjà, mais le thème de l'effondrement est entré dans les esprits. On parle même de "collapsologie". J'envisage plutôt une régulation. Mais rien n'est certain.

Vu la complexité de la chose, il est impossible d'avoir des certitudes. Et c'est bien ce qui me gène, dans ces mouvements de foule : l'esprit critique y est la première victime. Les gens, souvent des jeunes, adhèrent sans trop réfléchir. Partout on nous sert des discours soi-disant scientifiques qui sont en vérité des discours militants. Or, un discours de séduction et un discours de vérité ne sont pas nécessairement compatibles. C'est même rarement le cas. 

L'un des moyens de se forger une opinion sans subir les idéologie mais en les passant au crible, est de confronter les points de vue à charge et à décharge. Comme dans un tribunal. La vérité émerge de la contradiction, de même que l'univers émerge de la relation entre la conscience et l'être, entre le sujet et l'objet.

Dans cette perspective, voici deux vidéos, l'une qui veut nous persuader que l'effondrement est proche ; l'autre veut corriger ce pessimisme. Je dis "corriger", car la deuxième vidéo ne nie pas le réchauffement climatique. Elle rappelle seulement les progrès inouïs accomplis en à peine deux siècles. Je crois que ce contrepoint est important, car les milieux écolos-alters sont particulièrement dogmatiques, voire fanatiques. Leur idéologie fonctionne comme une religion où le doute est malvenu. 

Il est donc utile de rappeler des faits opposés, pour ensuite réfléchir. Soyons pressés de ne pas conclure. Cela ne nous empêche pas de changer notre manière de vivre en attendant. Mais dans une perspective de plaisir, de joie, de liberté, d'appréciation, sans se convertir hâtivement à une nouvelle religion qui ne dit pas son nom. 

De plus, le pessimisme, présenté comme la seule alternative (qui n'en est donc plus une), incite au renoncement, à l'inaction et au replis sur soi-même. L'écologie a un versant réactionnaire très fort, il ne faut pas l'oublier. Les gens qui militent contre les vaccins sont des militants écolos, mais aussi les militants d'extrême-droite. Les politiques qui promeuvent les médecines alternatives et dénigrent la raison, ce sont les Bolsonaro, les Trump et autres populistes. Méfions-nous des appels à la stupidité où l'ignorance béate, façon Forest Gump, est présentée de manière simpliste comme LA sagesse.

Le résumé du point de vue pessimiste :



Le résumé du point de vue (relativement) optimiste :

  

Enfin, voici le point de vue original d'un collapsologue qui offre un regard critique sur les croyances des milieux écolos-alters et, donc, collapsistes :



Pour ma part, je crois qu'il y a surpopulation et que tant que l'humanité ne maîtrisera pas sa natalité, elle ne maîtrisera rien. Pour le reste, je ne suis pas voyant et la complexité de la situation me rend prudent. Et si je vis à la campagne, c'est pour le plaisir que j'y éprouve. Pas pour m'y préparer à la fin du monde.

Effondrement ou progrès ?
Je veux croire au progrès, sans être aveugle au risque d'effondrement.
Et sans nier ma faculté de raisonner.
Et sans nier mon intuition viscérale d'unité.

mercredi 13 février 2019

L’Humanité peut-elle se sauver d'elle-même ?

Nous vivons une extinction sans précédent des espèces vivantes sur Terre.

Quelle en est la cause ?
Le capitalisme ?
La civilisation ?
L'Occident ?
La science ?
Le judéo-christianisme ?
Le mental ?
L'ego ?

La cause est sans doute beaucoup plus profonde. Voici une vision réaliste, même si je ne suis pas d'accord avec tout :


Selon Mignerot et d'autres comme Testot, c'est l'intelligence humaine qui est la racine de cette évolution qui n'a pas commencé en Occident à l'époque moderne, mais dès l'apparition des premiers hominidés, dès l'invention des premiers outils, il y a plusieurs millions d'années.

Le livre de Testot, terrible et passionnant :


Savez-vous qu'il y avait encore des lions en France il y a quelques milliers d'années ? 

La destruction ou, disons, la perturbation, de l'écosystème terrien a commencé dès l'apparition de l'homme.

Une synthèse sur ces questions par le collectif The Flares :


Une autre synthèse bien faite et plus courte :


Le moteur de cette évolution est l'innovation technique qui permet l'appropriation de l'environnement, déjà au paléolithique. Comme le rapporte Testot, les Aborigènes d'Australie on détruit les forêts d'Australie, eux qui pourtant avaient un profond respect pour la Nature.

En résumé, l'Humanité est victime de son succès : la maîtrise technique fait croître la population humaine, mais cette croissance détruit l'environnement et met l'Humanité et péril.


L'écologie ne changera rien. Ni le véganisme. Ni le "développement durable". Tout cela ne fait que contribuer au mal.

L'Homme survivra-t-il à sa propre nature ?

Mais comme les masses sont, par nature, assez peu intelligentes, la montée de totalitarismes écologistes, couplée aux violences islamistes, me paraît de plus en plus probable. Le tout dans un consumérisme global qui ne disparaîtra pas de si tôt.

La seule manière de survivre, me semble-t-il, est de diminuer la population mondiale. Bien sûr, c'est le genre de chose que l'Humanité ne peut décider. Mais il est clair que, plus nous sommes nombreux, plus la pression sur l’environnement est forte et plus les chances de survie, pour l'Humanité, sont faibles.

Il y a peut-être une issue dans l'espace et la colonisation du système solaire, mais cela ne changera pas le problème de la surpopulation terrestre. 

La fusion est peut-être une solution pour l'énergie, mais la population continuera alors à croître.

Au fond, l'Homme n'est pas non plus responsable. Il n'a pas créé sa nature. La théorie de la sélection naturelle nous enseigne que toute espèce tend à envahir son environnement jusqu'à épuiser ses ressources et que, d'une façon ou d'une autre, cette invasion cesse.

Les partisans de la spiritualité espèrent un changement global de l'état de conscience. 
Premièrement, c'est peu crédible, c'est juste une espérance, qui d'ailleurs peut nous détourner de nos responsabilités (croire que l'on sauve la planète en achetant des patates bio). 
D'autre part, je constate que même les "éveillés" détruisent leur environnement. Être végan et aller faire ses courses chez Naturalia, en effet, participe à la destruction de l'environnement. Donc je n'entrevoie pas de solution de ce côté. Et parmi les expérimentation de communauté écolo/autonomes, je ne vois rien de vraiment concluant.

Les meilleures connaissances dont nous disposons actuellement ne me rendent pas optimiste. Peut-être l'Humanité survivra-t-elle à cette crise, mais cela se fera (et se fait déjà) dans le sang et les larmes.

Comme d'autres, j'espère en le génie humain. Mais plus le temps passe, plus les visions genre Blade Runner 2049 me semblent réalistes :



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