Ô Śaṅkarī !
Révèle ce qui est dans le cœur des yoginī, ce qui est indépendant des jours lunaires et des heures fastes, ce qui ne requiert pas de lieux, ni de moments (particuliers), etc.,
Révèle ce qui est affranchi des signes conventionnels des (différents) sites (sacrés), avec (leur) constellations et leurs planètes,
Révèle ce qui ne dépend pas des gestes sacrés ni des formules, ni des couleurs comme le rouge, etc., Révèle ce qui ne dépend pas d'un rituel quotidien, ni d'une offrande au feu, ni (de l'offrande) d'eau parfumée de fleurs, ni de l'offrande d'huile,
Révèle ce qui ne dépend pas du rituel d'invocation (d'une divinité), ni de vœux quand à la manière de se conduire,
Révèle ce qui ne dépend pas des (techniques) spéciales comme les remplissages, les vidages ou les rétentions (du souffle)!
Kramasadbhāvatantra, 1, 69-72
N.B. : cette Kâlî-là n'a rien à voir avec la Kâlî du Bengale. De plus, pour être précis, je dois ajouter que la déesse sur la photo n'est pas exactement la Kâlî du Kâlîkrama, appelée Kâlasamkarshanî "Celle qui met le temps en pièces", mais Siddhilakshmî. Toutefois, leur iconographie (dhyânashloka) est identique. Autrement dit, cette Siddhilakshmî est un clone népalais de Kâlî.
