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dimanche 29 octobre 2017

Les non-dualités et Apollonios de Tyane

Attention : billet "intellectuel".




"La non-dualité" n'existe pas.
Il existe plutôt de nombreuses variétés de non-dualité en Inde et en Orient.
Déjà, il faudrait distinguer entre advaya "non duel" et advaita "non-dualité".

Advaya, employé surtout par les bouddhistes, signifie que deux choses 
ont une même source : par exemple, le sujet et l'objet sont "non duels",
parce qu'en réalité il sont projetés par un seul et même esprit, comme les
deux faces d'une même pièce de monnaie.

Advaita est employé par le Vedânta, pour dire que l'individu et l'absolu 
"ne sont pas deux" si l'on fait abstraction de leur différences (corps, mental, transcendance 
et attributs divins) pour ne considérer que leur essence commune (la pure conscience).

Mais il existe encore bien d'autre sortes de non-dualismes.

Par exemple, le tantrisme Kaula enseigne "la pratique de la non-dualité"
du pur et de l'impur (advaita-âcâra). Il s'agit de cérémonies où l'on transgresse les tabous.

Bhartri Hari, un philosophe du Ve siècle, transmet la "non-dualité du Verbe"
(shabda-advaita), où tout est parole et concept, où ces concepts se réduisent
au Verbe indifférencié "om", qui est l'absolu. Exemple : "Quelle est la vérité de l''élément Terre ?
- Le concept (vikalpa). Quelle est la vérité du concept ? - La conscience (jnâna). Quelle est la vérité
de la conscience ? - Om. C'est l'absolu (brahman)." Tout n'est donc qu'apparence illusoire de l'absolu, à cause de l'ignorance. Il centre sa pédagogie sur la parole et la grammaire du sanskrit qui est, selon lui, la langue parfaite, la plus proche de "om", le Verbe absolu dont toutes nos pensées ne sont
que des transformations apparentes. Comme on le voit, c'est un non-dualisme très original,
quasi inconnu, difficile d'accès, et qui a influencé en profondeur la philosophie
de la Reconnaissance du Cachemirien Outpaladéva.

Le Yogatchâra bouddhiste définit la conscience non-duelle
comme l'éveil au fait (= la compréhension) que le sujet
et l'objet sont imaginé par et à l'intérieur du même esprit,
comme dans un rêve. Le Yogâtchâra a aussi beaucoup inspiré 
la Reconnaissance.

La Reconnaissance (Pratyabhijnâ) est une philosophie d'inspiration tantrique,
mais non initiatique et ouverte à tous. Elle propose une "ultime non-dualité"
(parama-advaita) qui intègre et réconcilie dualité et unité : la dualité est reconnue
comme libre manifestation de l'unique conscience. "Non duel" désigne aussi le fait que Shiva et Shakti sont inséparables : Shiva est l'être ; Shakti est la pensée.

Il y a aussi la non-dualité au sens où "tout est dans tout" (sarva-sarva-âtmakatâ-vâda),
la non-dualité où il n'y a que l'absolu ; 
celle où tout est une transformation 
d'une seule substance (parinâma) ; 
celle où tout n'est qu'illusion (vivarta) ;
celle qui n'est qu'une hyperbole (artha-vâda) ; 
celle qui est une expérience ou
un ressenti (bhâva-advaita
et celle qui n'est qu'une compréhension (c'est le cas 
du Védânta originel de Shankara) ; 
celle qui n'est que potentielle (tathâgata-garbha, buddha-dhâtu) ;
celle qui est est objective et non pas subjective (vastu-tantra, celle, encore de Shankara) ;
celle où les êtres ne sont que des parties d'un seul Être (mahâ-âtma-advaita) ; 
celle 
où tout se réduit au genre universel de l'Être (sattâ-advaita), etc. etc.

Selon le Védânta de Shankara, la non-dualité est le fait que le Soi (âtma) et l'absolu (brahman) sont identiques.

Pour certains bouddhistes, "non-duel" signifie que l'expérience intérieure
de la véritable nature des choses et des êtres n'est qu'un aspect de l'Eveil total,
inséparable de l'intelligence spontanée qui agit pour le bien des êtres : vacuité (shûnyatâ) et compassion (karunâ)
sont "non duelles". 
Sur ce modèle, on trouve d'innombrables variantes : compréhension (prajnâ
et expérience (samâdhi) ; intérieur et extérieur ; corps absolu et corps formels ; apparences et 
vacuité ; conscience et espace, etc., etc.

Pour le yoga théiste (shaiva, vaishnava), la non-dualité est l'union de l'âme et du divin
grâce à diverses pratiques.

Pour le Yoga selon Vasishta (Cachemire, vers 950), aussi nommé "Enseignement pour la délivrance", la non-dualité recouvre ces différentes significations. Oeuvre fort originale et profonde.

Au fond, "non-dualité" peut désigner tout et n'importe quoi. 
Aujourd'hui, le champs sémantique s'est encore étendu.
Dans certains cas, la non-dualité semble désigner... une sorte de confusion 
"où tous les chats sont gris".

Bref.

Pour finir, je voudrais digresser et signaler un lien possible entre platonisme et Védânta :
un verset de l'Hymne au Gourous du Monde (Jagadgururatnastava, verset 10),
du XVIIe siècle, Sud de l'Inde, semble en effet mentionner Apollonios de Tyane,
le célèbre gourou contemporain des tout débuts du christianisme : l'auteur salue
"Les guides accomplis, à commencer par Apollonios" apalûnyâdi-nishâka-siddha-netrîn 
(je ne sais pas ce que signifie nishâka). 
Certains auraient réfuté l'authenticité de ce verset,
mais je n'ai pas d'informations à ce sujet. 
En tous les cas, et même si ce verset
n'est qu'une invention tardive, le rapprochement entre platonisme (au sens le plus large)
et Védânta est significatif.

samedi 26 décembre 2015

Adieu au non-dualisme

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Comme ça vient, ça vient comme ça :

Mon moi est Dieu. Mystère incompréhensible. Mais sensible au cœur, sensible à soi, en soi, par soi, comme un ciel enroulé en lui-même. 

Je ne me suis jamais senti tout à fait à l'aise avec le vocabulaire "non-duel" contemporain : le mental, l'ego, l'éveil... 

Le non-dualisme qui s'impose aujourd'hui est impersonnaliste :" la personne est illusion", disent-ils. 

Mais je crois que la personne est immortelle, que l'individu est une manifestation unique et totale à la fois, de l'Unique qui est le Tout. Comme dit le Romain, si une goutte se dissout dans la mer, c'est merveilleux. mais si l'océan est dans une goutte, c'est miraculeux ! A cet égard, grandeur du christianisme et du bouddhisme. Et du (vrai) tantra : "Dépose toi dans l'espace. Puis dépose l'espace en toi". L'espace est le corps de Dieu. Irreprésentable, mais concevable. Mon corps est... : mystère des mystères ! Minuscule, j'embrasse : chose, je suis non-chose pour les choses ; déterminé, je suis doué de libre-arbitre. Dignité de l'humain. Je ne suis rien pour pouvoir devenir tout.  Le Soi : tel est son nom.

Je suis Dieu. Ce "je" n'est pas impersonnel. Il est unique, personnel, on ne peut le confondre avec un autre. Il n'y en a pas deux. Et, sans se réduire à ma personnalité, il l'infuse et, d'une manière que je n'entends pas mais que je pressens, ma personnalité, mon âme, participe à cette immensité, à ce chant - "je". 

Chaque individu est un Nom de Dieu. Le Nom indicible les infuse, sans les annuler. Le moi est Dieu. La conscience, le désir, la mémoire, l'imagination, se trouvent en un seul lieu, aussi loin que je cherche : ici. Explosion ininterrompue du miracle muet, avec ses fruits innombrables. Fleurs dans le ciel, peut-être, mais fleurs infiniment précieuses. 

Comment se fait-il que les lieux où je trouve "je", "moi", "conscience" et "être" coïncident ? C'est que la conscience est moi ! la conscience n'est pas impersonnelle : moi, désir, liberté, mémoire même. Tout cela, ce sont mes pouvoirs, inséparables de moi :

"Point de Dieu sans Déesse,
pas de Déesse sans Dieu.
Nulle différence entre eux,
pas plus qu'entre la lune et sa clarté !"

Conscience impersonnelle : c'est comme dire "je n'existe pas". Ce serait un jeu, si seulement cela ne risquait pas d'abaisser l'âme. 

De plus, cela ne sert à rien. Je n'en ai pas besoin, de l'impersonnel. De quoi ai-je besoin ? De me délivrer de l'égocentrisme. Mais qu'est-il ? Il est que je m'identifie à un être limité. Ai-je besoin d'être sans moi ? Non, c'est impossible et inutile. J'ai besoin de m'élargir. Et ma personne à besoin de grandir, de s'ouvrir dans cette immensité.

Autre dogme non-duel : l'éveil, le vrai, est irréversible. Tout ce qui passe est, "ultimement", illusion. Mais voilà encore une croyance infondée, inutile et même nuisible. Infondée, car nul n'a jamais vécu ni vu un être qui ne serait que pure conscience sans jamais rien d'autre, et sans ego. En général, ce sont là des fables qu'on se raconte entre gens de la même tribu, pour se rassurer. Mais au fond, on sait bien ce qu'il en est. 

Inutile, car "l'éveil" n'est pas ce à quoi j'aspire. Je suis conscience. Bien. Mais je désire autre chose que simplement la paix ou même le bonheur. J'aspire, aussi, au bien, à l'amour, à l'infini. Or, je peux bien être en paix sans amour, comme une momie. Je peux être heureux et égoïste. Donc paix et bonheur ne sont pas le Bien Souverain, mais il les enveloppe à sa manière. 

Nuisible enfin, car cette croyance à un éveil irréversible m'empêche de savourer la vie de l'instant. Non pas l'instant présent en lui-même, cette vieille lune. Mais la vie, avec ses va-et-vient, ses mouvements, ses respirations, à la fois agitée et immobile, comme une mer en tempête.  

Et puis, autre dictât "non-duel" : le scepticisme. La connaissance serait impossible. Et l'amour humain aussi. Mais si la connaissance est impossible, comment connaître que l'on ne peut rien connaître ? Comme le relativisme ("tout est relatif"), son cousin le scepticisme se réfute lui-même. La connaissance est possible, et elle peut croître à l'infini. Je suis à la fois infini, sinon en moi le fini n'aspirerait pas à l'infini ; et fini, car sinon... je n'aspirerais pas à l'infini ! Et le bon sens doit prévaloir à notre échelle. Qu'il est vain et dangereux d'invoquer les slogans non-duels à tout bout de champs, et surtout à chaque fois qu'une idée nous dérange !

Mais, la non-dualité, me direz-vous ? 

La non-dualité consiste, je crois, à vivre dans l'unité, dans le ressenti de l'unité.
La non-dualité consiste à grandir dans ce pressentiment : tout est déjà donné, et tout est à acquérir, indéfiniment. Il y a à la fois un bien et un mal relatifs, en perpétuels évolution et progrès ; mais aussi un Bien absolu qui est leur source et qui sert de repère atemporel pour reconnaître ce qui est juste en nous et hors de nous. Il y a du relatif, mais tout n'est pas relatif. 

Le non-dualisme est, au mieux, inutile. Au pire, un suicide spirituel, une impasse.
La non-dualité, comprise et ressentie comme unité qui embrasse tout, sans renoncer à la discrimination, est bonne.

Mais, demanderont encore certains, que faites-vous de l'inconnaissance divine, de l'expérience de n'être rien, de l'éveil aux illusions, aux déterminismes ? 

Ces expériences sont enveloppées en la vie, comme autant de cadeaux dans un sapin magique. 
Là encore, le non-dualisme est inutile.
Je me perds dans l'immensité divine. Mais aussi, j'y renais !
Je réalise que ce que je crois être est une illusion. Mais aussi, une vérité plus vaste se découvre à moi !
Je pressens le poids des déterminismes qui pèsent sur mes choix. Mais aussi, je comprends que ces lois ne sont pas contre mon libre-arbitre, mais en sont au contraire la condition ! Les lois de la nature sont les règles de la grammaire que je vais employer, comme individu, pour m'exprimer librement. Mais tant d'entre nous croient encore que la liberté est toute-puissance...

Donc voilà : adieu au non-dualisme.
Et bonjour le Neuf !

samedi 6 décembre 2014

La conscience est-elle seulement un témoin ?


Tous les non-dualistes s'accordent à dire que notre vraie nature - notre Soi - est conscience.
Mais ils différent sur ce qu'est cette conscience.

Tous affirment que la conscience n'est pas une chose, qu'elle manifeste les choses sans être limitée à aucune chose. Il y a donc une asymétrie entre la conscience est les choses : toute chose est conscience, mais la conscience n'est pas une chose. 
Pour désigner le fait que la conscience n'est jamais réduite à une chose, mais est toujours conscience de cette chose, les philosophes non-dualistes parlent de conscience-témoin. 

Mais selon le tantra non-duel et des philosophes comme Abhinavagupta, cette compréhension est limitée. 
Pour le comprendre, il faut revenir à la notion d'ignorance ou d'aveuglement, clef de toutes les philosophies non-dualistes. Pour le tantra non-duel, il y a deux sortes, deux moments de l'ignorance : 1) Dans le premier, le Soi se prend pour un Autre, privé de conscience. 2) Et, sur la base de cet aveuglement, le Soi prend une partie de cet Autre pour lui-même. Il s'identifie au corps, aux sensations, aux pensées, au néant. 

Autrement dit, la conscience commence par se prendre pour une entité inconsciente, une sorte d'espace neutre. Puis, au sein de cet espace, elle se manifeste comme choses diverses, tout en s'identifiant aux unes, et en considérant les autres comme autres qu'elle et étrangères à elle. 
Donc 1) le Soi se nie, nie sa plénitude. 2 ) Puis, au sein de cette négation, de cette inconscience, il conçoit une opposition entre le soi et l'autre, entre le corps et les autres objets du monde.

Or, les philosophies non-dualistes autres que le tantra non-duel ne corrigent que la seconde erreur. Et négligent la première. 
Autrement dit, ils disent qu'il ne faut plus s'identifier au corps, aux sensations, aux, pensées. Et qu'il faut reconnaître la conscience qui demeure alors, la conscience pure non-objectivée, la conscience-témoin, comme étant notre vraie nature parfaite. 
Mais du coups, on reste enfermé dans un certain dualisme, celui de la conscience pure face au monde, imaginés désormais comme des entités mortes qui flottent dans la conscience comme des astéroïdes dans le vide glacé de l'espace. Les pensées, les sensations, les autres, tout ce qui fait l'individualité, tout cela est imaginé comme autant de fantômes projetés sur le ciel de la conscience immuable. En d'autre termes, il y a quelque chose d'inabouti dans cette réalisation : tout n'est que choses dans le vide conscient. Mais quel est la relation entre ce vide et ces choses ? Voilà la question à laquelle la plupart des non-dualismes ne répondent pas. 
Et de ce fait, ils proposent souvent une vision du monde mécaniste, froide, sèche, impersonnelle, assez proche du matérialisme au fond. Tout est imaginé, tout n'est que croyances, tout n'est que constructions. Mais d'où viennent ce croyances ? Ont-elles un sens ? Le non-dualiste de cette école répondra : de l'aveuglement. Soit. Mais d'où vient cet aveuglement ? 

La plupart des philosophies non-dualistes remplacent le dualisme corps-monde par le dualisme conscience-objets. Et c'est encore vrai de nos jours.

Abhinavagupta, au Xe siècle, disait déjà :

"Dans les enseignements comme le Sâmkhya et autres (philosophies partiellement vraies), on réalise  que la seconde (étape de la) confusion - projeter le Soi sur ce qui n'est pas le Soi - peut et doit être abandonnée. Mais (on ne dit) rien de la première (étape de la confusion). Or, cette seonde confusion est contenue dans la première (étape de la) confusion."

Grande méditation, III, p. 169

La non-dualité, c'est donc réaliser que tout est conscience, tout est moi. Il ne s'agit pas de supprimer le moi, mais de l'élargir à l'infini. La vague ne disparaît pas. Elle reconnait son unité avec l'océan. La conscience s'aveugle elle-même. C'est vrai. mais d'où vient cet aveuglement ? De la conscience elle-même, de son absolue liberté. C'est une différence immense ! Tout est embrassé dans la conscience. Tout est relié à elle, fondé en elle, trouve en elle "le mouvement, l'être et la vie". Les choses ne sont pas des trucs. Des machins. Où, s'il y a des machins, ce sont des manifestations de la conscience. La conscience est l'âme des machins. Tout a une âme ! Quel vaste immensité s'ouvre alors !

Mais il est vrai que, pour cela, il est possible de passer par l'étape de la conscience-témoin, de la conscience pure, abstraite de toute chose. La plupart des traditions passent par là, bien que ce ne soit pas indispensable. Et que cela ne suffise pas.

On peut aussi, tout simplement, se laisser aller dans le ressenti du cœur, se laisser guider par lui, sans trop se soucier du reste...

vendredi 28 novembre 2014

Divine, forcément divine


Encore plus merveilleux que le monde : la conscience du monde.

Ramana disait :

Il n'y a pas d'être qui ne soit conscient et qui ne soit, par conséquent, Shiva.


jeudi 27 novembre 2014

Tout est Shiva


Délivré de tous ses liens,
(L'individu) est le Seigneur suprême
Souverainement libre et indépendant.
C'est lui qui est prisonnier de sa propre imagination,
Car Shiva ne peut être prisonnier.
Shiva, Shakti et le Soi sont un,
Ô belle déesse !
(L'individu) n'est en réalité nullement prisonnier.
Parce qu'il est omniprésent
Et substance de toute chose,
Il est Shiva.
J'ai parlé d'aliénation et de délivrance...
Mais en vérité,
Souveraine des dieux,
Il n'y a ni aliénation ni délivrance !
Dans chaque enseignement,
La vérité ultime est cachée
Pour protéger la création.
Je vais (pourtant) te dire (cette vérité) 
Qui fait peur, 
La mère de toutes les peurs,
Celle qui engendre la peur de l'enfer,
(mais) je te l'avais déjà dite :
Tout, tout,
Tout est Shiva,
En Shiva.
Tant que l'on a peur, Ô déesse,
On ne trouvera pas l'être essentiel.
Que l'on réfléchisse donc
A cette vérité
Jusqu'à s'en trouver purifié.
Ce que l'on appelle "aliénation" 
N'est qu'un mot stérile.
Ma chère,
Tout est Shiva,
Fait de Shiva !

Dialogue non-duel (niruttaravâda) entre Shiva et la Déesse, II, 63-69
Traduit du sanskrit... on se demande par qui.
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