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samedi 24 avril 2021

Pas de fin dans l'Infini



 Il n'y a pas de fin au progrès spirituel. En vaste largeur, en vertigineuse hauteur, en profondeur sans fond, il n'y a pas d'arrêt à l'expansion, bien que notre essence soit déjà infiniment répandue en toutes choses, elle qui est la Source de toutes choses.

Quand une pierre coule dans un océan sans fond, elle ne cesse jamais de couler. Son mouvement n'a pas de terme. 

"Comme ce qui est cherché ne comporte pas en soi de limite, ce qui a été découvert devient chaque fois pour celui qui monte le point de départ de découvertes plus hautes. Ainsi celui qui s'élève ne cesse jamais d'aller de commencement en commencement, par des commencements qui n'ont jamais de fin."

Grégoire de Nysse, VIIIe homélie sur le Cantique des cantiques

Ces "commencements" sont les plongées dans le Désir pur, la vibration cordiale, la sensation viscérale d'amour et de félicité, le "je suis" vivant.

Ainsi tout est toujours déjà donné, et pourtant tout n'est jamais vécu en son total.

"Les pays du yoga sont étonnement". Les demeures et pièces du Château sont innombrables. Quoi que nous ayons senti, goûté et connu, il reste toujours et à jamais infiniment davantage à sentir, goûter et connaître.

Il y a bien des consommations et des consumations au contact de la vive flamme. Mais le phénix ne cesse de renaître pour mieux être ravi par la douce brûlure.

samedi 23 mai 2020

Infiniment infini

Saint-Sulpice n'est pas seulement le nom d'une église parisienne
à l'esthétique un peu lourde.
C'est aussi le nom d'une organisation catholique fondée par Jean-Jacques Olier
au XVIIe siècle.
Il fut animé par une vie intérieure intense,
manifestée notamment dans une écriture abondante.



Voici un passage, publié il y a quelques années, où 
Olier propose une méditation sur les attributs divins en nous,
une pratique intermédiaire entre la méditation mentale
et la contemplation silencieuse :

"L'éternité est une infinité de Dieu ;
l'immensité en est une autre.
La connaissance et l'amour en sont d'autres.
Tout est infini en Dieu,
et Dieu de la sorte est infiniment infini,
parce que Dieu a en lui des qualités et des perfections
qui sont infinies en nombre (et plus que les grains de sable de la mer),
quoique pourtant nous n'en voyions qu'un certain nombre
qui se compte par les théologiens.
Dieu a donc en lui des perfections et qualités divines et adorables
qui sont infinies en nombre, et, outre cela,
chacune de ses perfections est infinie.
C'est tout de même que s'il y avait un soleil infini,
dont les rayons fussent infinis en nombre,
et chacun par-dessus serait infini en soi ;
dans toute manière ce soleil serait infiniment infini en soi,
et serait comme incompréhensible.
De même en est-il de Dieu, il est infini en lui-même.
Il a en lui des perfections infinies en nombre,
et chaque perfection est infinie en elle-même,
et elle infiniment infinie,
et ainsi il est incompréhensible à la pensée de tous les hommes."

(L'âme cristal, pp. 143-144)

Difficile de ne pas faire le rapprochement avec la théorie du "tout est en tout" (sarvam sarvamayam) que l'on trouve en Inde.
Une différence est que le bouddhisme applique ces mêmes
raisonnements au monde et à toutes choses,
comme dans les passages célèbres et vertigineux du Soûtra de Vimalakîrti
et à la fin de la quête de Soudhâna, dans le Ganda Vyoûha Soûtra. D'ailleurs, c'est là un trait général du bouddhisme : au lieu d'appliquer les raisonnements transcendants à l'absolu seul, il les applique également aux phénomènes. Et inversement. Alors que le Védânta dit que le monde n'est "ni être, ni non-être", mais que l'absolu est "être", le bouddhisme affirme que l'absolu est, lui-aussi - quoique dans
des sens un peu différent - "ni être, ni non-être". Le Yoga selon Vasishta, fortement inspiré par le bouddhisme, bien qu'il ne soit pas bouddhiste, adopte cette même rhétorique, qui présente
l'avantage de faciliter la compréhension de la non-dualité de l'absolu et des phénomène - puisque qu'on leur applique le même langage.

vendredi 13 mars 2020

Nous ne sommes rien et c'est beau

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Lentilles gravitationnelles

La connaissance détruit l'égocentrisme.
La connaissance nous libère des fables faibles, 
nous propulse vers l'infini, vers le vaste, 
vers l'immense que je suis déjà, ici. 
C'est incroyable, n'est-ce pas ?

Exercice : voyager vers l'éternité




Exercice : prendre du recul



Exercice : contempler nos terres passées



Evidemment, il reste des gens qui croient que la Terre est plate ou que nous avons été créés par un dieu psychopathe en une semaine. Que la terre est ronde, on le sait depuis au moins 23 siècles, avec des gens comme Pythagore, Aristote, Ératosthène ou Aristarque de Samos.


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Ératosthène

Pourtant, quelle beauté dans la contemplation de ce cosmos qui dépasse notre imagination. Comme bien souvent, l'humiliation devient humilité et l'humilité se dévoile être liberté.



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Quelle beauté de se voir rien.
Rien ici.
Rien là-bas.
Libre. Disponible. Délivré des idées étriquées, des croyances misérables. Vide, capable, intelligent, participant de cet univers infini par ma contemplation. 
Comme souvent, c'est au plus bas, au plus loin, au plus vide, que j'éclate et m'éveille au Mystère.
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