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dimanche 28 juin 2020

Du cosmos au coeur

Les Rêveries du Promeneur Solitaire Rousseau

La contemplation ou oraison du cœur à partir de la contemplation du cosmos, présenté en quelques lignes par un aveugle parisien du Grand Siècle :

"Dieu éternel et infini
ayant résolu de toute éternité
de sortir de soi,
sans sortir de soi,
a produit par cet écoulement
et par cette seconde sortie,
une infinité d'effets,
en la bonté et en l'amour de soi-même
et de son incompréhensible excellence,
créant selon ses divines et éternelles idées,
tout ce grand monde,
tant visible et inférieur,
que supérieur et invisible.
C'est cet univers qui manifeste évidemment l'incompréhensible bonté,
amour et perfection de son auteur,
de son origine et de son principe,
spécialement les anges et les hommes,
qui accomplissent et perfectionnent cet ouvrage,
ou pour mieux dire,
qui en font l'accomplissement et la perfection.
Car si tout ce qui est du monde inférieur est si admirable
qu'il montre évidemment par ses propriétés visibles et par ses effets
l'excellence de son auteur,
combien le même créateur de ce grand tout
s'est-il montré plus admirable dans ces invisibles substances
et dans leur existence, conservation et perfection,
dans l'état de grâce et de nature ?
Ce sentiment une fois présupposé,
il est facile d'admirer par amour profond,
voire excessivement profond,
l'amour et la bonté de l'amour et de la bonté même,
en sa propre source,
qui est Dieu éternel et infini."

Jean de Saint Samson, Les contemplations et les divins soliloques, 1654, p. 455

mercredi 27 mai 2020

Vijnâna Bhairava Tantra 52 53 54

Sadâshiva, la forme de Shiva qui révèle la voie commune des tantras ésotériques


Vijnâna Bhairava Tantra, 52, 53, 54 : l'expérience de l'affinement :



kālāgninā kālapadād utthitena svakam puram |

pluṣṭam vicintayed ante śāntābhāsas tadā bhavet || 52 ||

"Que l'on médite notre corps

comme étant consumé par le Feu de la Fin des Temps

surgit de l'Orteil de la Mort.

A la fin, on rayonnera de paix."



evam eva jagat sarvaṃ dagdhaṃ dhyātvā vikalpataḥ |

ananyacetasaḥ puṃsaḥ pumbhāvaḥ paramo bhavet || 53 ||

"De même, que l'on visualise en l'imaginant,

que le monde entier est consumé (par le Feu de la Fin des Temps).

Celui dont la conscience est bien concentrée

deviendra conscience suprême."



svadehe jagato vāpi sūkṣmasūkṣmatarāṇi ca |

tattvāni yāni nilayaṃ dhyātvānte vyajyate parā || 54 ||

"Que l'on visualise les niveaux du réel

de plus en plus subtils

dans notre corps ou bien dans le monde.

A la fin, la (conscience) suprême se manifestera."

vendredi 13 mars 2020

Nous ne sommes rien et c'est beau

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Lentilles gravitationnelles

La connaissance détruit l'égocentrisme.
La connaissance nous libère des fables faibles, 
nous propulse vers l'infini, vers le vaste, 
vers l'immense que je suis déjà, ici. 
C'est incroyable, n'est-ce pas ?

Exercice : voyager vers l'éternité




Exercice : prendre du recul



Exercice : contempler nos terres passées



Evidemment, il reste des gens qui croient que la Terre est plate ou que nous avons été créés par un dieu psychopathe en une semaine. Que la terre est ronde, on le sait depuis au moins 23 siècles, avec des gens comme Pythagore, Aristote, Ératosthène ou Aristarque de Samos.


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Ératosthène

Pourtant, quelle beauté dans la contemplation de ce cosmos qui dépasse notre imagination. Comme bien souvent, l'humiliation devient humilité et l'humilité se dévoile être liberté.



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Quelle beauté de se voir rien.
Rien ici.
Rien là-bas.
Libre. Disponible. Délivré des idées étriquées, des croyances misérables. Vide, capable, intelligent, participant de cet univers infini par ma contemplation. 
Comme souvent, c'est au plus bas, au plus loin, au plus vide, que j'éclate et m'éveille au Mystère.

vendredi 6 mars 2020

Explorer mes apparences jusqu'à l'infini

Je n'ai pas qu'une seule apparence. 
Vu d'un mètre de distance, je ressemble certes à un humain. Mais pourquoi se limiter à ce point de vue ? Pourquoi ne pas contempler les autres points de vue, les autres perspectives, de la plus éloignée à la plus proche ?

L'identification au corps est si forte, que nous n'explorons jamais nos autres apparences. Nous sommes comme englués dans une seule apparence, à laquelle nous vouons un culte - le culte du miroir, avec ses innombrables accessoires, depuis le maquillage jusqu'au selfie.

Pourtant, il n'y a rien à perdre, à perdre cette habitude. Et tout à gagner. A recouvrer. 

Sortir de cet egocentrisme, de cette camisole imaginaire, aller à la rencontre de nos apparences immenses, incroyables, étonnantes, vastes, de nos corps multiples : planète, étoile, galaxie, amas, univers ; cellule, molécule, atome, particule, vide quantique...

Quitte à se prendre pour quelque chose, pourquoi ne pas se prendre, se comprendre, pour l'univers, pour l'infini fait chose, pour ces mondes innombrables qui jaillissent sans fin comme une "mousse" dans le vide sans mesure ?

Avec, au centre qui englobe tout cela, le vide vraiment vide, l'immensité limpide ici. 
Voici une carte de cet ensemble, l'ensemble de tout, inspirée par celles de Douglas Harding :

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Aussi, je conseille cet exercice spirituel :
Aller à la rencontre de nos corps multiples, du très petit au très vaste. Contemplation puissante et libératrice. Comme disaient les Anciens, contempler le divin cosmos, c'est s'unir au divin.
Voici une chaîne YT incroyable à explorer pour notre plus grande délectation, réalisée par un ingénieur retraité, David Butler. Un exemple pour moi de l'époque merveilleuse que nous vivons :

mardi 21 janvier 2020

"Un point bleu dans le vide..."


Regardez cette image :

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C'est l'une des dernières photos prises par la sonde Voyager. A 6 milliards de kilomètres de la Terre, elle s'est retournée vers son origine. Un immense espace noir. Mais, en cherchant bien (ceci est un zoom sur une partie du cliché), on trouve un minuscule point bleu clair. C'est notre Terre. Nous. Tout. Les bons comme les méchants.

Le commentaire de Carl Sagan :



Un documentaire sur l'ensemble de l'incroyable aventure Voyager jusqu'à aujourd'hui :



D'un autre côté, tout ceci apparaît où ?
Dans la conscience.
Non pas dans "ma" conscience".
Je ne peux pas la dire mienne.
Pourquoi ?
Parce que je ne peux en sortir pour la mettre un tant soit peu à distance et la revendiquer, la saisir et me l'approprier. David Dubois, vous et les autres, les univers, réels et imaginaires, vivent tous en elle, en cette vie immortelle.
La conscience vit-elle elle-même en autre chose ?
Là encore, je ne perçois rien en dehors de la perception, qui me permette de dire "la conscience est jusqu'ici ; au-delà, ça n'est plus la conscience". Rien pour comparer. Rien pour situer. Aucune limite. Et si je percevais quelque autre chose, au-delà ? Ce serait percevoir quelque chose au-delà de la perception, et donc, de fait, cet "au-delà" serait quelque chose dans la conscience, qui est perception.

L'univers me contient en tant que David ; je le contient en tant que conscience qui contient aussi David et vous, et tout le reste, passé, présent et avenir.

Le point de vue des sciences est un point de vue de la troisième personne, un point de vue objectif - le point de vue de David sur le cosmos, par exemple. Mais tous ces points de vue sont contenus dans le point de vue de la première personne, la conscience. Et ces choses, avec tout le détail de leurs lois, ne sont pas annulées ni dissoutes par la conscience, puisqu'au contraire, elle est leur vie, leur existence, leur mouvement. Elle est la vitalité de ce qui est en vie. La vérité de ce qui est vrai, et ainsi de suite, jusqu'au plus infime détail. 
Et cette première personne est absolument invisible, transparente, limpide, libre de toute structure, substance, archétype, couleur, forme ou autre définition. Mais elle est bien la première personne, car je n'ai pas besoin de forme ni de couleur pour être. N'étant personne, "je suis" est la première personne, source et fond de toutes les autres personnes, celles qui ont forme et couleur.

Un point bleu dans le vide... dans le vide vivant de cette vie que j'appelle "conscience" ou présence.
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