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dimanche 4 août 2024

Synthèse des traditions de l'Inde ?


 

L'Inde, comme toutes les grandes civilisations, est traversée par des contradictions. 

Celle, par exemple, entre renoncement et engagement dans l'action. Sa synthèse ou s solution, est révélée dans le précepte de Krishna : "Agis sans t'attacher au résultat".

Or, une autre contradiction - ou un autre problème, au sens philosophique - est le suivant :

- dans le Védisme, on trouve une philosophie de l'abnégation, mais dans un contexte où les femmes sont marginalisées.

- dans le tantrisme, on rencontre une philosophie où les femmes sont reconnues, mais dans un contexte de recherches des pouvoirs surnaturels, contexte qui favorise l'égoïsme et la bassesse.

Je vois deux ébauches de synthèse :

- dans le védisme, si l'on en considère les portions les plus ouvertes aux voix féminines, à commencer par les parties dont les auteurs sont des femmes.

- dans le tantrisme, si l'on considère les portions les plus relevées sur le plan de la dignité, à commencer par les œuvres des maîtres du Cachemire en général, et d'Utpaladeva en particulier.

L'étude, la réflexion et la méditation des enseignements du Veda et du tantra sont donc essentielles pour celles et ceux qui empruntent ce chemin de l'Inde. 

J'ai traduites et publiées deux des quatre œuvres de ce dernier, aux éditions l'Harmattan et Arfuyen.

jeudi 26 janvier 2023

Le treizième mois


 Les mois lunaires sont plus courts que les mois solaires. Pour synchroniser les deux calendriers, il faut donc ajouter un mois solaire toutes les six années. C'est le treizième mois - sans aucun rapport avec un quelconque salaire. 

Dans le Veda, un hymne à Varouna décrit le dieu comme celui qui suit le rituel parfait. Ce rituel est le grand cycle de l'année. Varouna connait les douze mois qui apportent la prospérité. Et surtout, il connait le treizième mois qui apparaît dans l'intervalle (Rigveda, I, 25, 8) : veda māso dhṛtavrato dvādaśa prajāvataḥ | vedā ya upajāyate || "Dévoué (à ceux) qui lui sont dévoué, il connait les douze mois (et) leur fécondité, lui qui connaît (aussi le treizième mois) engendré secondairement". Ce treizième mois naît "de soi-même" (svayam evotpadyate)

Ce treizième mois est l'intervalle où se révèle le soleil véritable, source des douze soleils, des douze mois de l'année.

Dans le contexte du Tantra, Abhinava nous dit que la déesse Conscience habite aussi "au plan objectif sous la forme des mois de l'année, des signes du zodiac, etc." (Tantrâloka, IV, 146b)

Le soleil est le symbole de la lumière de la Conscience, "omnisciente", qui illumine toutes choses en s'illuminant elle-même. "Quand il brille, tout brille à sa suite". Elle est le soleil ultime, notre conscience (svasamvit paramâdityah, Cincinîmatasâra, VII, 15b).

L'enseignement du soleil au cœur du soleil est au cœur du Tantra dans sa tradition la plus ésotérique, la tradition de Kâlî (différente de la déesse populaire) : "Le soleil à l'intérieur du soleil illumine/fait apparaître le monde entier" (ib. VII, 12a).

Mais ce qui est encore plus intéressant est que cet enseignement de l'existence d'un treizième mois source des douze autres est associé à Varuna et Mitra. Or, ces deux dieux apparaissent dans le Veda des hymnes, l'un des plus anciens textes spirituels qui nous soient parvenus. Et ils sont par ailleurs nommés dans une lettre entre un roi du Mitanni et un roi Hittite vers -1380. C'est-à-dire dans l'actuelle ... Syrie ! Un peu avant le règne du pharaon Toutânkhamon. Varouna a été rapproché d'Ouranos. Les deux sont dieux du Ciel, dieux qui enveloppent (-vr comme dans vritti). Cette présence des dieux du Veda, sous leur forme sanskrite, au Moyen-Orient (royaume de Mitanni) il y a plus de trois mille ans, est un mystère fascinant. De plus, nous savons que l'une des principales célébrations des habitants de cet énigmatique royaume était le solstice, vishuva, l'intervalle entre les grandes phases des cycles temporels, dont le pendant microcosmique est l'intervalle entre les respirations. Dans le Tantra, la déesse Laksmî-Kâlî "est présente entre les mouvements de l'expir et de l'inspir" (Kulakaulinîmata, XV, 270).

Dans l'hymne à Varouna cité plus haut (Rig-veda, verset 7), son omniscience est suggérée quand il est célébré comme vedā yo vīnām padam antarikṣeṇa patatām | veda nāvaḥ samudriyaḥ || , "celui qui connait le chemin des oiseaux dans le ciel et qui connait le chemin des navires dans l'océan". Il est l'espace de la Conscience qui contient tout et qui, donc, "connait" (veda) tout. 

Tout ceci suggère une extraordinaire continuité entre le dieu indo-européen d'Asie centrale, et l'enseignement du Tantra, même dans ses traditions les plus "ésotériques", comme le Kâlî-krama. La continuité n'est jamais entièrement rompue. La théorie d'un Tantra "dravidien" opposé à un Veda "indo-européen" ne tient donc pas. 

Le treizième mois est simplement l'émerveillement à la fin de l'expir. A travers les millénaires et les lieux, la tradition se joue des ruptures. 

dimanche 17 novembre 2019

Inspirations védiques

La tradition védique est une source pour celles et ceux qui aspirent à vivre les anciennes spiritualités d'Europe et de Méditerranée.
Par "védique", je n'entends pas les imitations vishnouïtes (comme celle des "Harés Krishnas"), ni les margoulineries de la "Méditations Transcendantale" et autres flibusteries mercantiles, mais simplement la tradition védique (=shrauta, smârta).

Très ancienne : il y a de bonnes raisons de penser qu'elle est antérieure à -1000.

Elle forme un corpus d'environ 100 000 versets, si l'on emploie cette manière de mesure.

Cet ensemble a été transmis de bouche à oreille, au moins jusque vers l'An Mille, date des plus anciens manuscrits.
Comment un tel exploit, unique en ce monde, a-t-il été possible ?

Grâce à des méthodes de récitation et de mémorisation.

Par exemple, on prend un vers, mettons la première ligne de la Gâyatrî.
On peut la réciter telle quelle (samhitâ pâtha), avec les liaisons et les accents.
Ensuite on la récite en séparant bien chaque mot, sans liaison.
Puis on peut la réciter en prenant les mots deux à deux : 1-2, 2-3, 3-4, etc.
Puis on peut réciter ce vers à l'aide de diverses combinaisons, de plus en plus complexes, 
expliquées dans cette vidéo :



Voici le document correspondant, en anglais bien sûr :

https://ghanapati.com/wp-content/uploads/2013/04/asirwada-ghana-sanskrit-vol-1.pdf

Ces méthodes peuvent être transposées pour apprendre et savourer n'importe quel texte. 
Deux principes sont d'accompagner la récitation de mouvement, en marchant par exemple ; et le second est de bien mettre l'accent sur les voyelles, en distinguant bien les longues des brèves, sachant que "e", "o", "au" et "ai" sont toujours longues. Ne pas hésiter à exagérer.

Ensuite on peut étudier les versions chantées des hymnes védiques :



On peut aussi écouter le célèbre style Namboudiri du Kérala, très typé, quoi que peut-être un peu moins consonant :



Une autre source d'inspiration est le rituel de la sandhyâ-vandanam, la "louange [au Soleil] durant les jonctions" de l'aube, de midi, du crépuscule et de la mi-nuit. En général, seule les trois premières sont pratiquées. C'est un rite central, dont il existe des versions dans chaque tradition tantrique, calquées sur l'archétype védique, autour de la célèbre Gâyatrî. A l'origine, c'est un verset de louange au Soleil, ensuite adapté de mille manières selon les divinités que l'on désire adorer.

Une version vishnouïte mais "non-sectaire" (=smârta) du Sandhyâ-vandanam :



Notez les gestes et l'omniprésence des liquides. 
Comme cette pratique est celle des jonctions, elle correspond bien sûr aux quatres grandes fêtes annuelles des solstices et des équinoxes. La jonction avec les traditions occidentales, si j'ose dire, est donc assez facile.

L'autre grand rituel védique est le rituel du feu. Je n'en trouve pas de version védique sur Internet, mais voici des versions approchantes, d'abord de l'Ârya Samâj, la tradition dans laquelle j'ai reçu mon upanayana. La voix off est en hindî, le reste en sanskrit :



Aujourd'hui le homa est devenu une cérémonie collective et ponctuelle. Mais à l'origine, c'est le rituel védique principal, domestique et quotidien, qui ressemble plutôt à ceci :



Ce sont des sources d'inspirations très riches et je ne peux que les recommander à ceux qui sont intéressés et qui sont prêts à s'y investir.

Et puis, juste pour je-ne-sais-qui, une leçon en sanskrit, très claire, un aperçu de l'ambiance traditionnelle :



N'oublions pas que tout ceci a été et peut à nouveau être transposé. Que l'on soit marcassin, vate, druide ou néo-chamane, tout cela peut être inspirant, à condition de faire l'effort et de renoncer à la soupasse new age.

lundi 2 septembre 2019

Pourquoi les religions non-abrahamiques sont-elles davantage ouvertes à la science ?

L’image contient peut-être : une personne ou plus

Selon une enquête, 77% des Indiens pensent que la théorie de l'évolution doit être enseignée, contre 37% en Egypte et 62% aux USA. 
Comment expliquer l'ouverture de l'hindouisme face à la science ?

Dès les plus anciens hymnes védiques, on observe en Inde comme en Grèce, une tendance au questionnement :

"Alors, il n'y avait pas le néant,
il n'y avait pas l'être,
ni l'atmosphère, ni le vide au-delà.
Qu'est-ce qui s'étendait ? Où ? 
A qui était cette demeure ?
L'eau profonde, insondable, existait-elle ?

["alors" tadânîm, litt. "maintenant"]

Il n'y avait pas la mort,
ni l'immortalité.
Il n'y avait pas de conscience
de la nuit et du jour.

L'Un respirait, sans air,
par son désir.
Il n'y avait pas d'autre.
De quel autre aurait-il tiré son plaisir ?

["respirait", racine ân- que l'on retrouvera dans prâna, l'acte de respirer, plus précisément d'expirer l'air ; "par son désir" svadhayâ ; dhâ- est un mot et une racine lourde de sens ; elle désigne la nature d'une chose, l'élan, l'inclination, le décret, la volonté, le pouvoir, le désir ; cette respiration "sans air" évoque le spanda, le mouvement immobile, la conscience]

A l'origine, il n'y avait que 
ténèbres dans les ténèbres.
Tout cela était un océan
sans conscience (apraketa).

L'Un enveloppé
dans le rien
naquit par la majesté
de l'excitation.

Le désir le prit
à l'origine,
désir qui fut 
la première semence mentale.
Les poètes avisés
regardèrent en eux-mêmes,
dans le coeur.
Ils y découvrirent
que l'être est parent du néant.

Il ont déployé leur rayon :
qu'y avait-il au-dessous ?
Qu'y avait-il au-dessus ?
Ils étaient plein de semence.
Ils éteint plein de grandeur.
Vers le bas, le libre désir.
Vers le haut, la volonté.

["leur rayon" : rashmi, leur faculté, leur pouvoir, leur intelligence ; ce terme se retrouvera dans le tantrisme non-duel pour désigner, métaphoriquement, les facultés du corps et de l'esprit]

Mais franchement, 
qui sait ?
Qui en ce monde peut le dire ?
D'où elle est née ?
D'où vient-elle, cette éjaculation ?
Les dieux viennent après son éjaculation.
Alors, qui donc sait
d'où elle est advenue ?

D'où est advenue cette éjaculation ?
L'a-t-il agencée ? Ou pas ?
Le Regard souverain,
dans le vide ultime,
doit sûrement le savoir !
Ou alors, ne le sait-il pas ?"

Nâsâdîyasûkta, hymne 129 du Xème mandala du Véda des Hymnes

L'enquête sur l'enseignement de la théorie de l'évolution :
https://ncse.com/…/09-Survey-BritishCouncil-globaleducation

Le texte sanskrit du Nâsadîya, l'hymne du "il n'y avait pas non-être..." :

10.129.01a     nā́sad āsīn nó sád āsīt tadā́nīṃ
10.129.01b     nā́sīd rájo nó víomā paró yát
10.129.01c     kím ā́varīvaḥ kúha kásya śármann
10.129.01d     ámbhaḥ kím āsīd gáhanaṃ gabhīrám

10.129.02a     ná mr̥tyúr āsīd amŕ̥taṃ ná tárhi
10.129.02b     ná rā́triyā áhna āsīt praketáḥ
10.129.02c     ā́nīd avātáṃ svadháyā tád ékaṃ
10.129.02d     tásmād dhānyán ná paráḥ kíṃ canā́sa

10.129.03a     táma āsīt támasā gūḷhám ágre
10.129.03b     apraketáṃ saliláṃ sárvam ā idám
10.129.03c     tuchyénābhú ápihitaṃ yád ā́sīt
10.129.03d     tápasas tán mahinā́jāyataíkam

10.129.04a     kā́mas tád ágre sám avartatā́dhi
10.129.04b     mánaso rétaḥ prathamáṃ yád ā́sīt
10.129.04c     sató bándhum ásati nír avindan
10.129.04d     hr̥dí pratī́ṣyā kaváyo manīṣā́

10.129.05a     tiraścī́no vítato raśmír eṣām
10.129.05b     adháḥ svid āsī́3d upári svid āsī3t
10.129.05c     retodhā́ āsan mahimā́na āsan
10.129.05d     svadhā́ avástāt práyatiḥ parástāt

10.129.06a     kó addhā́ veda ká ihá prá vocat
10.129.06b     kúta ā́jātā kúta iyáṃ vísr̥ṣṭiḥ
10.129.06c     arvā́g devā́ asyá visárjanena
10.129.06d     áthā kó veda yáta ābabhū́va

10.129.07a     iyáṃ vísr̥ṣṭir yáta ābabhū́va
10.129.07b     yádi vā dadhé yádi vā ná
10.129.07c     yó asyā́dhyakṣaḥ paramé víoman
10.129.07d     só aṅgá veda yádi vā ná véda

samedi 20 juillet 2019

D'où vient la connaissance ?

Résultat de recherche d'images pour "vedic seer"

A première vue, il y a trois sources de connaissance :
la perception directe ; l'inférence ; le témoignage.

La perception est le premier moyen et, semble-t-il, le plus fort, en ce sens que les deux autres dérivent de la perception. Sans perception, il n'y a ni idées ni aucune autre sorte de connaissance. Il est alors tentant d'identifier la perception à la conscience, à l'intérieure de laquelle évoluent les autres sortes de cognitions - inférence et témoignage. Opinion séduisante.

Mais la tradition du shivaïsme du Cachemire et d'autres font remarquer que, même si la perception est première, elle est limitée. Quand je vois la fumée sur la colline, là-bas, je ne vois pas tout. Je dois alors faire appelle à mes souvenirs et à mes habitudes pour inférer que le feu, que je ne perçois pas, est la cause de la fumée que je vois. L'inférence permet donc de dépasser les limites de la perception. Mais l'inférence elle-même est limitée pusiqu'elle est basée sur des perceptions limitées. Parfois, il faut se fier à des experts ou à des gens qui en savent plus que nous : c'est le témoignage "digne de foi" (âpta). On peut vérifier la validité de ce moyen de connaissance en mettant en pratique ce témoignage, par exemple si je cherche des mangues et que l'on m'assure qu'il y a des mangues sur le bord de la rivière au Nord du village. La connaissance révélée, religieuse, semble être de ce genre. Elle dépasse à la fois les limites de la perception et celles de l'inférence, laquelle est aussi limitée, dans la mesure où elle se base sur des perceptions limitées.

En ce sens, le moyen de connaissance le plus fort semble être le témoignage. Mais d'un autre côté, il ne fait que compléter la perception et l'inférence. C'est pourquoi le Véda, le Savoir révélé, n'enjoint à personne de respirer, par exemple. Car c'est la nature (perception et inférence) qui nous enseigne qu'il faut respirer pour vivre. De plus, les textes religieux se contredisent et souvent ne peuvent, même si on y adhère, être vérifiés qu'après la mort. Cela peut poser problème.

Pour ma part, je trouve fascinante la définition du témoignage et de la "révélation" dans le shivaïsme du Cachemire. Au lieu de réduire le témoignage à une forme de connaissance extérieure, fut-elle une connaissance sacrée et révélée par un être supposé divin, Outpala Déva, le grand philosophe de la Reconnaissance, nous invite à reconnaître dans la Révélation (âgama, synonyme de tantra) une sorte d'intuition divine, vimarsha, d'intelligence innée, pratibhâ. La Révélation serait alors le savoir instinctif que nous portons tous au fond de nous sans vraiment le reconnaître. Les religions n'en seraient que des expressions extérieures, fragmentaires et plus ou moins déformées par la peur de la vie, puisque la conscience s'effraie elle-même.

Le shivaïsme emprunte cette idée de la Révélation comme intelligence innée, universelle et instinctive, à un philosophe peu connu, Bhartri Hari, une sorte de grammairien (!) non-dualiste, un penseur qui a cherché à bâtir une interprétation des Oupanishads en s'appuyant sur la notion de parole. Son commentateur, peut être un cachemirien, dit :

"Les sages visionnaires (rishis) qui ont l'intuition directe du cosmos voient les versets sacrés [du Véda]. Ils contemplent la Parole subtile, éternelle, au-delà des sens. Comme ils désirent la faire connaître aux autres, qui n'ont pas l'intuition directe du cosmos, il [en] transmettent une image." (Vâkya-padîya-vritti I, 5)

Les religions seraient ainsi des reflets, des images, des représentations de la Parole, laquelle n'est autre que l'intuition indicible qui ne fait qu'un avec la conscience, avec l'existence.

Quand cette connaissance brille à travers les cinq sens, on l'appelle "perception" ; quand elle se manifeste à travers une succession de perceptions et de non-perceptions, on la nomme "inférence". Il n'y a donc qu'une seule source de toutes les connaissances, car il n'y a qu'une connaissance qui se manifeste en différentes circonstances, comme un cristal assume différentes couleurs quand on le pose sur des étoffes aux teintes multiples.

Le Véda est une image de l'unique connaissance. Le Tantra en est une autre. De même pour tous les autres savoirs, même très limités. De même, enfin, pour chacune de nos expériences. C'est le grand Tantra, la grande continuité, le large torrent des reflets qu'exhibe librement la conscience pour se réaliser encore et encore. 
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