mardi 29 juillet 2014

Pourquoi n'es-tu pas vu ?


Pour te voir, ô Présence !
Il n'est besoin d'aucune aide.
Il n'y a pas d'obstacle non plus,
Car tout est noyé dans ta Présence.
Alors pourquoi donc
En cet instant même
N'es-tu pas vu ?

Utpaladeva, Hymnes à Shiva, XII, 1

vendredi 25 juillet 2014

Rien ne m'appartient


Ce monde,
Cet ami, 
Ce parent...
Aucun ne m'appartient !
Tu es tout cela :
Qu'est-ce qui pourrait bien être mien ?

Maître !
Souverain absolu !
Toute chose
Est toi, directement visible.
Le monde n'est rien d'autre que toi.
Je désire que ce simple fait
Soit réalisé !
Telle est ma prière,
Ma seule prière.

Aux yeux de qui est habité par ta Présence,
Régner sur tous les univers
N'est qu'une illusion
Sans plus de valeur 
Qu'un brin d'herbe.
A quoi donc ressemblerait
Le résultat d'un acte bon,
Seigneur,
S'il était privé
De la présence de ta Présence ?

Rien n'est séparé de ta Présence.
Tu es le Créateur des créateurs
De ces mondes :
A plus forte raison,
Il n'est pas question de te trahir
En chantant les louanges 
De tes miracles !

Utpaladeva, Hymnes à Shiva, XI, 1-4

Apparemment, certains se demandent qui traduit les dizaines de textes sanskrit traduits sur ce blog... Eh bien c'est moi ! David Dubois : quoi que cela veuille dire. Si d'autres veulent se les approprier ou les employer pour se donner de l'autorité ou un peu de consistance, libre à eux. Qu'ils examinent leur conscience !

mercredi 23 juillet 2014

Qui s'évanouit ?


Chers amis,

Je viens de courir sous le chaud soleil.
Mon corps a sué sang et eau. Quel plaisir de sentir le corps-conscience transcender la douleur sans effort !
Je transpire encore à grosses gouttes.
Après un coca, je suis allé sous la douche. J'avais senti le monde s'approcher du seuil à plusieurs reprises... Puis j'ai senti le corps disparaître comme aspiré pour de bon. Tel un fruit mûr et lourd à point se détachant d'un arbre immense, dont les branches sont aussitôt devenues des ailes sans limites, envolées dans le mystère. Puis le corps-monde est réapparu, ruisselant de l'eau de la douche, lourd, aussi immobile que l'Everest. Quel délice !

Mais ai-je perdu conscience ?

Vu de l'extérieur, sans doute.
Mais moi pour moi ? Non. La conscience n'a pas disparue du corps ni du monde. Ce sont au contraire le corps et le monde qui ont disparus de la conscience. Et ce n'était pas un état spécial du à une pratique spéciale. Juste un fait
Et il se passe la même chose quand nous nous endormons. Juste la transition est plus lente, moins nette, elle passe le plus souvent inaperçue. Il n'y a pas d'expérience de l'inconscience. Seulement la conscience de la présence puis de l'absence du corps. Comme nous nous confondons par aveuglement avec le corps, nous croyons que la disparition du corps dans la conscience est la disparition de la conscience elle-même. Alors que la conscience de cette disparition prouve la présence de la conscience !

Tout passe dans la conscience qui ne passe pas.

Qui est l'auteur ?


Quand je dois faire apparaître mon nom quelque part, cela me semble toujours un peu faux.
Car, si il y a un tant soit peu de vérité là-dedans, "je" n'en suis pas l'auteur. 
La créativité, comme tout ce qui touche à la liberté, est un mystère. Disons qu'il n'y a rien de mécanique, mais rien d'individuel non plus. Il n'y a qu'une seule conscience qui rayonne gratuitement, sans pourquoi ni comment.
C'est ce que dit la tradition indienne, qui n'est d'ailleurs pas "indienne" si on la prend au sérieux !
Le Savoir éternel n'a pas d'auteur. Il est a-paurusheya. Ce Savoir - la culture, la tradition - est comme le bruit de la mer. Comme le son du vent dans les feuilles. Comme la respiration de l'être. Pas de droit de copie... pas d'auteur.
De même, le Livre, le Tantra, la connaissance éternelle, n'a jamais été prononcée par personne à un moment donné. Elle est an-â-hata : pas engendrée par le choc d'un souffle sur un point d'articulation, par une bouche. Elle n'a jamais été dite. Elle résonne d'elle-même, naturellement, comme le bruit du sang dans nos oreilles. 
Shiva et Shakti, le dieu et la déesse ne sont que des images déformées de l'évidence simple du présent, de même que les tantras qu'on peut lire ne sont que des fragments épars de cette résonance atemporelle. Le paradoxe est que cette vibration consciente se dit à chaque instant. Elle est la conscience. Le fait d'être conscient. Nul n'en est l'auteur. Mais nul, non plus, ne peut l'empêcher de se dire. Voilà la véritable tradition, la culture, le savoir, la connaissance, le tantra naturel, la lignée authentique, le vrai maître, le livre infaillible.
Le reste n'est que forme de néant.

mardi 22 juillet 2014

Comment faire pour être heureux ?

Pour être heureux, il faut savoir deux choses : 
qui on est et qui on n'est pas.
Je ne suis rien dont j'ai conscience.
Je suis conscience, évidente, indéniable.
Si cela n'est pas clair, eh bien même cette confusion n'existe que dans la lumière de cette évidence ! Tranquille, silencieuse, donnée avant, pendant et après toute pensée, toute sensation. 
Cette Présence est la vie même, sensible dans le corps. Elle se répand depuis la moelle épinière comme la sève dans une feuille.



"Ton corps de Lumière consciente
Qui inclut et transcende tout
Est bien présent et clair comme le jour !
Puisque tu es ainsi absolument présent, seigneur !,
D'où vient que j'erre dans les ténèbres ?

Tu es la Présence indivise !
Tu es mon vrai visage immortel !
Et pourtant, je suis le substrat unique
Des attributs des mortels...

Ce qui est
Ce qui n'est pas
Tout ceci est seulement ta Présence.
Dès lors, seigneur,
Pourquoi la réalisation n'est-elle pas mienne,
Automatiquement et sans effort ?

Tu es présent à l'intérieur
Des êtres vivants.
Tu es leur cœur, leur centre.
Tu es l'incarnation de leur chaleur vitale.
Toi, le grand feu, 
Tu consumes
Tout ce qui es vivant ou non."

Utpaladeva, Hymnes à Shiva, X, 21, 22, 24, 26





dimanche 20 juillet 2014

Faut-il méditer pour réaliser notre vraie nature ?

Temple des yoginîs : Toute expérience est une porte qui donne sur l'immensité

Faut-il méditer ?
Voici l'opinion de Sureshvara, le maître le plus radical de la non-dualité :

"Connaissance et pratique se contredisent
Quant à leur cause,
Leur essence et leur effet, 
Comme la lumière et les ténèbres.
Elles ne peuvent donc se combiner.

...Certains qui s'appuient sur leur propre interprétation de la non-dualité disent que la connaissance "Je suis l'Immense" que l'on entend dans l'enseignement secret, ne suffit pas à détruire l'aveuglement. Cette ignorance ne disparaît entièrement que chez celui qui pratique la méditation chaque jour pendant longtemps et qui ainsi se familiarise avec (le sens de "Je suis l'Immense"). D'ailleurs, le Savoir (éternel) dit : "Quand on est devenu un dieu, on rejoint les dieux".
Selon d'autres, la connaissance engendrée par "Je suis l'Immense" est une connaissance relative. Elle ne touche pas l'essence du Soi. Mais si l'on médite le sens de cette affirmation aussi continûment que le flot d'un fleuve, alors naît une autre connaissance qui n'est pas le sens engendré par les mots, (mais une connaissance absolue). Seule cette connaissance-là peut détruire les ténèbres de l'ignorance. Et ils citent le Savoir éternel : "Il faut d'abord comprendre, puis méditer".

Pour réfuter ces deux thèses, je dis :

La connaissance née de la révélation 
("Je suis l'Immense")
Tranche d'un seul coup l'ignorance
Qui rend possible toutes les pratiques.
Connaissance et pratique ne peuvent donc se combiner !"


Sureshvara, La Réalisation qui ne dépend pas d'une pratique, 1, 66-67

Le message de la non-dualité radicale est très simple : aucune activité ne peut nous conduire à l'éveil à notre vraie nature (le "Soi") car tout activité présuppose que l'on ignore notre vraie nature. 
De plus, l'activité contribue à renforcer l'aveuglement. 
Seule la compréhension, la claire vision du Soi, peut éradiquer l'ignorance.

Le tantra non-duel a un point de vue différent. 
La connaissance est une pratique. Et toute pratique est une sorte de connaissance. 
La méditation est simplement la claire vision de notre vraie nature. Et toute activité n'est que le prolongement de cette claire vision. Théorie, pratique, connaissance et action ne sont que deux rythmes de la conscience. 
La voie vers la non-dualité est non-duelle.

vendredi 11 juillet 2014

Qui peut s'éveiller ?



L'enseignement non-dualiste ne s'adresse pas à Pierre, Paul ou Jeannette. 
La conscience parle à la conscience.
En vertu du principe selon lequel "le semblable connaît le semblable", l'illusion ne peut connaître le réel, ce qui n'est pas ne peut s'éveiller à ce qui est.
Seul l'absolu connaît l'absolu. 
Éternellement éveillée, elle semble s'oublier pour se réveiller.
Quand le soleil transparaît à travers tel nuage, la lumière n'appartient pas à ce nuage !
Quand on demande à Untel "Quand vous êtes vous éveillé ?" et qu'il répond qu'il s'est éveillé à tel moment, c'est, au mieux, une pieuse fable. Personne ne s'éveille jamais.

Seule la conscience 
Que je suis
Prends conscience de la conscience.
Seul l'être
Éclaire l'être.

Ramana Maharshi, L'Enseignement en quelques mots, 23

La connaissance et la méditation ne sont que fusion d'amour, bhakti. La musique et la danse sont au cœur de la tradition de Shiva et de la Déesse depuis toujours. On dit que ces choses sont trop différentes de la mentalité occidentale... Ce n'est là que racisme et ignorance ! Des Occidentaux peuvent parfaitement s'accomplir dans la musique indienne, populaire, dévotionnelle ou classique.
Deux exemples.
Un couple soufi-tantrique dans un chant d'amour à la Déesse :



Un Québécois installé à Paris : 



Bonnes vacances à toutes et à tous !

jeudi 10 juillet 2014

La liberté est ce que nous sommes, et non pas un résultat



Notre vraie nature est libre depuis toujours. 
Aucune action ne peut nous libérer, sauf l'action de voir notre vraie nature. Par simple retournement du regard. D'ordinaire, je ne suis pas libre parce que je me prends pour un corps. En retournant vers moi-même mon attention, je vois que je suis la conscience qui englobe tout ce que je perçois. Comme dit Ramana, je passe de "Ce corps, c'est moi" à "Je suis je (et rien d'autre)".

Le résultat d'une action, d'une pratique,
Est de produire, d'atteindre, 
De perfectionner ou de transformer.
Mais la liberté, ce n'est pas cela.
Une action ou une pratique 
Ne peuvent donc servir à devenir libre.

Sureshvara, La Réalisation qui ne dépend pas d'une pratique, 1, 53

mercredi 9 juillet 2014

Même s'il n'existe pas, le monde apparaît dans la conscience



Ceux qui se dressent (contre toi)
N'existeraient pas 
Sans la majesté de ta Présence !
Le discours de ceux qui te dénigrent
Est incohérent sans toi...

Seigneur !
Certains errent dans leur moi,
Dans un profond mal être.
D'autres errent dans le Soi,
Dans un profond bien être !

(Jeu de mot sur âtmâ : "soi-même" ou le Soi. Les deux lignes du verset sont identiques à une syllabe près...)

Dieu !
Tout mal être
Enduré par les êtres de ce cycle du devenir
Devient supportable
S'il est doué de ce courage
Qui est ta Présence même !

Maître !
Omniscient, omnipotent,
C'est en toi seul,
Pure conscience,
Que se déploie ce monde
Même s'il est totalement inexistant !

Utpaladeva, Hymnes à Shiva, X, 10, 12, 16, 17

vendredi 4 juillet 2014

Voir son reflet dans un miroir, est-ce se voir soi-même ?

Le Soi est identifié 
Avec tout ce que l'on voit
Dans la lumière (des sens) :
Voilà pourquoi celui qui est dans la confusion
Ne se voit pas lui-même.

L'être plongé dans la confusion
S'identifie à ce qu'il voit
Et ne se voit pas lui-même,
Ne voit pas le Soi,
Comme le dixième homme
Qui s'identifie à l'un des neuf autres.

(Dix hommes traversent un fleuve. De l'autre côté, ils se content. Mais ne trouvent pas le dixième. Ils le cherchent partout, sans succès. Un passant s'approche de l'un d'eux et lui dit : "Tu es le dixième !")

Dites-moi en bonne logique
Comment ces deux idées contraires
- "Pratiques cela !" et "Tu es cela !" -
Pourraient concerner le même homme
Au même moment...

(L'action et la connaissance sont contraires, comme la lumière et les ténèbres. La connaissance de Soi est incompatible avec les injonctions dualistes du genre "Tu dois méditer !", "Sois présent !", "Reste simplement tel que tu es !", "Sois seulement conscience !", etc.)

Le mal être n'existe que pour 
Celui qui s'identifie au corps.
Celui qui ne s’identifie pas au corps,
Comme c'est le cas naturellement dans le sommeil profond,
Ne souffre nul mal être.
"Tu es cela" est dit pour éradiquer (cet aveuglement)
(Qui semble se manifester) dans la Vision.

Un yogin croit qu'il voit le Soi
Quand il voit une pensée
En laquelle la conscience se reflète,
Comme le reflet de notre visage
Dans le miroir
(Est pris pour soi-même).

(L'adepte du yoga prend un reflet particulier du Soi pour le Soi)

Shankara, Les Mille enseignements, 12, 2-6


jeudi 3 juillet 2014

Où est le troisième œil ?

Maître !
Nous sommes l'offrande à ton troisième œil,
Ton œil mystérieux, indéfinissable, ineffable,
Ton œil qui est pourtant l'unique signe 
Qui distingue ta majesté ineffable, 
Mystère qui n'est pas de ce monde !

Seul te voit
Celui dont les poils 
Se hérissent de joie 
Quand il voit ta Présence.
Ou encore :
Seul te reconnaît - toi l'inexplicable -
Celui qui d'une manière inexplicable
Ressent une joie inexplicable.

Maître !
Tu es évident
Pour ceux qui ont gagné ton cœur.
Ils l'arrachent à ton corps,
Puis ils font de l'extérieur,
L'intérieur.

A l'exception de toi
Tout être dans l'univers
Regarde à travers deux yeux.
Toi seul, seigneur souverain,
Vois à travers un œil unique !

Utpaladeva, Hymnes à Shiva, 10, 6-9

L'"œil unique" n'est pas celui de Sauron, bien entendu, mais  il est la conscience, la vision sans limites, l'espace conscient à partir duquel nous voyons toute chose comme autant de vagues qui vont et viennent dans l'océan. Cet œil unique est notre vraie nature, notre essence depuis toujours. Toute autre vision est imaginaire et n'est qu'une apparence au sein de cette vision.

Quelque soit le nombre d'ouvertures... elles s'ouvrent toutes dans l'Ouverture sans limites


mercredi 2 juillet 2014

Soudain...


Quand donc ferais-je rougir de honte
La personne du maître ?
Quand je l'aurais reconnu soudain :
Seigneur souverain, sans peur,
Noble, illustre, magnanime,
Plein, parfait, comblé,
Sans cause,
Lui dont le Soi est d'être caché !

[Allusion à la scène de l'amoureux qui reconnaît son amoureuse, comme dans le conte de Shakuntalâ. L'amoureuse montre sa joie en tremblant de honte, en détournant le regard, par des œillades, etc. La reconnaissance est "soudaine" sahasâ : l'instant est son temps, comme la reconnaissance soudaine exaiphnes évoquée par Platon dans le Parménide par exemple. L'instant est aux temps ce que l'espace est aux objets. L'exaiphnes-sahasâ est aussi le passage de la pure conscience à la conscience duelle : c'est le "premier instant", l'ébranlement initial, le moment de la toute-possibilité, clef du tantra non-duel et de l'assouvissement du cœur]

Maître !
Quand donc s'instaurera-t-elle
Cette tendresse ineffable
En vertu de laquelle
Tu n'envisageras jamais
De me faire faux bond ?

En réalité,
Toute chose, tout être
Est adoration de ta Présence.
Souverain !
Quand donc serais-je inondé
Par le délectable nectar
De la joie qu'inspire cette vision ?

Utpaladeva, Hymnes à Shiva, 9, 6-8

Beauté sans visage :

lundi 30 juin 2014

Ici et maintenant


Toute chose, tout être
Reposent dans le Soi,
Remplis de ta Présence.
C'est ta Présence, et nul autre,
Qui manifeste tout cela au dehors.
Je veux que cette absolue certitude
Brille ici et maintenant
Avec une parfaite clarté !

Utpaladeva, Hymnes à Shiva, 8, 13

samedi 28 juin 2014

Pas de super pouvoirs !


Un parfait contentement,
Ineffable,
S'élève en moi,
Engendré par la mastication
De ta gloire.
Oui, je veux que ce contentement
S'élève en moi
En tous temps ici-bas !
Mais que le yoga, la gnose
(Et les super pouvoirs) 
Comme celui de grandir le corps (à volonté)
Restent au loin !

Je veux que le désir 
Des plaisirs des sens
Soit pour moi aussi intense
Qu'il l'est pour les gens ordinaires.
Mais je veux les voir
Comme étant ton incarnation,
Sans aucune hésitation
Ni alternative !

Je veux que tu sois visible
En chaque forme,
Car tu es mon Soi,
Car tu es dans les états du corps,
Dans l'esprit,
Dans le mouvement dualisant de la respiration
Et aussi dans les chemins de l'expérience.

Je veux que les activités de mes sens
S'emparent de leurs domaines propres
(Telles des rayons) qui dansent, séducteurs.
Mais que pas un seul instant
Ne disparaisse soudain
La saveur de l'identité avec toi !

Utpaladeva, Hymnes à Shiva, 8, 2-5


vendredi 27 juin 2014

Le bac philo 2014 : Quoi qu'est-ce ?



"Vivons-nous pour être heureux ?"

Lu dans une introduction  :

"Tout esclave humain pratiquant la technique et muni d'un esprit détonateur de risque par mémoire d'expériences, l'affûte comme une lance afin d'incessamment faciliter le tripalium et son ressenti qu'elle induit (...) Le confort de la transformation de résidus arboriques (ou aborigènes) en nid-progéniteurs, la récompense qu'engendre le travail de mémorisation d'une souris de laboratoire, la répétition voulue d'un plaisir dénué - de préférence - de tout effort confondant expérience de qualité et vice en abondance : qu'est-ce que cette quête nouvelle/ naissante au sein d'une conscience consécutivement devenue plus aisément réfléchie que la spontanéité intemporelle ?"

Hum...
Quelqu'un comprend ou c'est moi qui flanche ?
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