mardi 6 décembre 2016

Soirée découverte : le Védânta ou l'éveil sans effort ?

Il existe une voie de sagesse unique en ce monde :

Elle affirme qu'il n'existe qu'une seule conscience bienheureuse, éternelle, infinie.
Le reste n'est qu'un mythe.
Et nous sommes, vous êtes, cette conscience.
Tu es cela.

Tel est le message du Védânta, apparu en Inde il y a trois mille ans.

Je vous propose une soirée pour approcher cette voie radicale, une voie ou l'accomplissement ne dépend d'aucune expérience, mais seulement de la compréhension de ce qui est.



Qu'est-ce que l'éveil ?
Peut-on l'atteindre pas une expérience spirituelle ?
Quelles sont les voies sans issue ?
Pourquoi a-t-on l'impression de "perdre" l'éveil ?
L'éveil doit-il être "stabilisé" ?
Y a-t-il une préparation à l'éveil ?
Faut-il faire quelque chose ?
Y a-t-il une pratique de la non-dyualité ?
Pourquoi a-t-on l'impression que la non-dualité est "juste intellectuelle" ?
Comme vivre l'éveil ?
Pourquoi a-t-on l'impression de comprendre, 
tout en restant frustré ?
Quelles sont les clés de la non-dualité selon le Védânta ?

La non-dualité connaît une certaine popularité depuis quelques années.
Mais que dit la tradition qui a inspiré ces enseignements modernes ?

Dans cette soirée de deux heures, nous verrons les points-clé du Védânta, afin de nous y retrouver dans la "jungle de l'illumination".

Avec David Dubois

Dimanche 11 décembre 2016
19h-21h
Espace Divyan Passage du jeu de boules 75011 Paris
20 euros
Infos et inscriptions :
0603330558
deven_fr@yahoo.fr

lundi 5 décembre 2016

L’ascension de la Koundalinî

La Koundalinî est devenue centrale dans la spiritualité mondiale. On ne compte plus les livres, les stages et les interprétations...


A l'origine, la Koundalinî est la puissance créatrice présente dans l'homme.
Elle y est d'abord présente comme Parole-Souffle-Conscience.
Or, le souffle part du Cœur, au centre de la poitrine. 
C'est pourquoi les enseignements les plus anciens font partir la Koundalinî du Cœur, vers le bas et vers le haut :
 dans les instructions orales transmises par Abhinavagoupta, il y a la Koundalinî "vers le haut" (ourdhva), pratique de l'éveil à travers l'écoute de la respiration, avec six chakras du Cœur jusqu'à l'espace au-dessus de la tête ; 
et il y a la Koundalinî "vers le bas" (adhovaktra), pratique de l'éveil à travers l'union sexuelle, avec six chakras du Cœur jusqu'à l'espace au-dessous des organes génitaux, où se trouve la contrepartie du "lotus à mille pétales".

Plus tard est apparue la tradition de la Déesse Koubjikâ. C'est là que le système des six ou sept chakra apparaît. 
La Koundalinî ne part plus du Cœur ou du Hara, mais de la base de la colonne vertébrale.
Ce système a été repris par la tradition Shrîvidyâ, et popularisé dans un texte du XVIe siècle : La Description des six chakras, de Pournânanda. Ce texte a été traduit en anglais par John Woodroff. Dès lors, il est devenu LA référence en matière de chakras et de Koundalinî. Même les maîtres indiens ne parlèrent plus que de ce système, sans retourner voir les textes d'origines. C'est ainsi que la richesse de la tradition s'est un peu perdue.

Quoi qu'il en soit, voici un extrait d'un tantra de la Shrîvidyâ (son tantra fondamental, en fait), décrivant la Koundalinî en termes poétiques, comme une femme qui quitte sa famille pour aller rejoindre un "homme sans qualités" :

"La Koundalinî dance et s’élève depuis le Sanctuaire en forme de triangle,
elle perce le mandala du soleil de Shiva,
faisant (ainsi) fondre le mandala de la lune (situé dans la tête).
Elle se délecte de cette incomparable félicité
qui ruisselle de nectar !"

Vous remarquerez que, jusqu'ici, le récit est compatible avec le Tchandalî-yoga bouddhiste, lequel est manifestement dérivé du système shaiva.
Puis :

"Cette femme de bonne famille quitte alors sa famille
pour rejoindre un autre homme/ l'homme suprême,
un homme indéfinissable, sans  qualités,
sans richesses/sans forme ni famille/ sans corps.
Elle assume alors sa liberté et s'empare de ce Maître du monde.
En suivant ce chemin, comblée, 
elle retourne à sa solitude.
D'abord cachée, Tripourâ
se manifeste et jouit d'elle-même."

Nityashodâshikârnava, IV, 12-16

Kula signifie à la fois "famille" (y-compris la famille spirituelle, la lignée), corps, et totalité, groupe, ensemble.
"Quitter sa famille", c'est donc retourner au-delà des objets, c'est l'éveille de la conscience à elle-même.
Car la Koundalinî n'est rien d'autre que la conscience qui, 
en cet instant, lit ces lignes.

samedi 3 décembre 2016

Pratique du son


Déesse !
Le Mantra charnel 
qui exprime la grande immensité consciente
est ta vibration,
ta présence inconditionnelle.
Cette résonance,
comme la résonance d'une cloche qui s'apaise peu à peu,
jaillit au-delà du sommet de la tête
jusqu'à l'expérience de la conscience suprême, 
ta forme originelle !

Cité dans la Yoginîhridayadîpikâ, ad II, 37a

Le "Mantra charnel" (pinda) est, par exemple, om, houng, hrîm...

Un enregistrement pour vous inspirer ? Voici :

vendredi 2 décembre 2016

A quoi sert la pratique ?

En caricaturant (un peu), il y a deux voies :
- l'expérience
- et la compréhension

L'expérience c'est, en essence, l'amour.
La compréhension c'est, en essence, la connaissance.
Shakti et Shiva.


L'expérience seule, disent les partisans de la voie de la connaissance, est une impasse. L'expérience mène à l'expérience. On tourne en rond. C'est le samsara. L'expérience est éphémère. Elle est addictive. Elle en demande toujours plus...
La compréhension seule, disent les partisans de la voie de l'amour, est une illusion. La compréhension est stérile sans pratique, sans expérience, sans ressenti. Elle nous laisse dans la misère et la famine spirituelle.

Il y a un peu de vrai dans ces critiques, de chaque côté.

Quelle est la vision juste ?
Il y a une compréhension, c'est certain, une reconnaissance à faire. Où à laisser faire, comme on voudra. Et cette reconnaissance est une expérience. Car "expérience" est un mot bien vague, qui s'entend en bien des sens ! 
Soyons clairs : certes, la conscience, notre essence, n'est pas quelque chose dont je doive faire l'expérience, à la manière dont je dois goûter le miel pour en faire l'expérience et savoir vraiment ce qu'est le miel. Car - et là les partisans de la voie de la connaissance ont raison - la conscience n'est pas un objet séparé de moi, dont je n'ai pas encore fait l'expérience. En fait, la conscience EST l'expérience. Elle est est l'espace, le lieu, le séjour, l'élément, le fondement, la texture, le substrat, l'étoffe, le contenant de tout. La distinction entre théorie (lire le menu) et la pratique (goûter le miel ou la saucisse) est valide, sauf dans le cas de la conscience. Ici, la théorie EST la pratique. Si je lis une description de Paris, je dois ensuite aller à Paris pour vraiment en avoir la connaissance. Il y a dans ce cas une distinction utile à faire entre connaissance indirecte et connaissance directe. Mais, dans le cas de la conscience, il n'y a rien à faire, nulle part où aller. La conscience est toujours déjà présente, sans quoi il n'y aurait ni "où", ni "quand", ni "comment"...
D'un autre côté, tous le mondes voit bien qu'il y a une différence, un abîme même, entre l'expérience ordinaire et l'expérience "éveillée" (ou endormie, selon les points de vue). 
Alors, comment résoudre cette énigme ?

La solution est simple :
La conscience (le Soi, Dieu, notre vraie nature, la Vibration originelle, la Source, etc.) EST l'expérience-toujours-déjà. C'est vrai. 
Elle ne peut donc être atteinte, comme on atteindrait Paris ou le pot de miel, après en avoir entendu les descriptions. 
Mais l'éveil n'est pas la conscience. 
L'éveil, c'est la conscience qui s'éveille à elle-même. 
Qu'est-ce à dire ? La conscience se connait toujours, certes. Sans cela, aucune expérience n'aurait lieu. Elle brille à chaque instant, sans quoi vous ne pourriez lire ces lignes. Mais elle ne se reconnait pas comme état la Source, Dieu, la Déesse, la Vibration, la Guérison, l'Amour, etc. Et donc, elle reste "contractée", comme gelée en elle-même, limitée, entravée, prisonnière de cet aveuglement. C'est comme être le roi sans le savoir. Ou comme être riche sans le savoir. Comme rêver sans le savoir. 

Et donc, pratiquer c'est adorer la conscience.
C'est laisser le corps, le mental et tout le reste, "retourner" dans la conscience.
C'est laisser notre être se savourer,
et grandir dans cette délectation,
jusqu'à L'Immense.
C'est possible et logique, parce que la conscience n'est pas une Lumière statique, comme une lumière physique, mais une Lumière libre, libre de se prendre pour ceci ou pour cela. Les hindous l'appellent Mâyâ, la Magicienne. Les néoadvaitas l'appellent "le mental". Mais c'est pareil.
Et donc, pratiquer (méditer, travailler, prier...), c'est adorer la conscience, tout immerger en elle.

jeudi 1 décembre 2016

Le feu de la conscience


"La conscience libre est vraiment un feu, car elle dévore 

toute chose." 

Kshémarâdja, le Coeur de la Reconnaissance

La nature de la conscience est de créer, puis d’assimiler à elle-même tout ce qu'elle crée.
A chaque instant, elle crée ce qu'elle perçoit, puis elle le dévore, le consume.
Même la conscience contractée englouti en partie les choses.
Mais une partie n'est pas assimilée, qui demeure sous forme de traces résiduelles, qu'on appelle aussi les habitudes.
Comme le soleil continue de briller derrière les nuages,
la conscience est un feu qui couve sous la cendre.

Le but de la vie n'est pas d'éteindre ce feu,
mais au contraire de le raviver pour le laisser achever son oeuvre.

Si nirvana signifie "extinction du feu du désir", alors il faut admettre que le but de la vie n'est pas le nirvana,
mais plutôt une croissance de ce feu, une expansion à l'infini,
afin que ces flammes redeviennent l'Immense (brahman).

iti shivam
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