mardi 17 janvier 2017

Synthèse

Les uns ne jurent que par le silence.
Les autres ne croient qu'en la pensée.
Adorateur du ressenti contre adeptes de la parole.
Fous de Shiva (dont les monothéistes, que les mauvaises langues appellent "monolâtres")
face aux addictes de la Shakti.
Mouvement contre immobilité.
Identité versus différence.
Mental opposé au coeur.

etc.



Je sens bien, nous sentons bien, que la synthèse est meilleure.
Transcendance et immanence.
Le beurre et l'argent...

L'ultime incarnation de Patanjali le dit ainsi :

Le Couple, étreintes et caresses,
est l'énergie d'extase créatrice,
dont jaillit toute chose,
principe qui transcende
le supérieur et l'inférieur,
appelé Déesse, Essence,
Coeur, Extase 
du Seigneur suprême.

Lumière des tantras, III 68-69

"Le supérieur", c'est l'unité, la Présence simple qui englobe tout.
"L'inférieur", c'est la dualité, l'agitation dans l'oubli de l'unité.
La "Déesse" est le rayonnement, le divertissement, la libre pensée, la créativité qui nourri, ressuscite, ravive, rajeunit, console, équilibre, c'est l'aventure sûre, la chute sans heurt,
la réconciliation, le Pain de vie, la Manne, la Source à laquelle tous aspirent à s'abreuver.
Puissance de joie, Shakti de vie.

La reconnaître et en vivre pleinement, comme on vit d'amour et d'eau fraîche.

Elle est clarté révélatrice,
existence qui englobe tout,
inconditionnée par moments et lieux,
elle est le Coeur du Seigneur suprême,
son âme,

dit Outpaladéva.
Reconnaissons-là au premier instant d'un choc émotionnel, entre deux pensées agitées, entre deux gestes de panique, etc. et plongeons en elle de tout notre être, comme des enfants, comme des désespérés qui n'ont plus rien à perdre. 
Alors, si nous donnons tout, nous recevrons tout.

mardi 10 janvier 2017

La Salutation au Soleil : pratique ancienne, ou invention récente ?

Le 21 juin dernier, jour du solstice d'été, les Terriens ébahis ont pu voir le Premier Ministre de l'Inde, avec des milliers de personnes, pratiquer le yoga sur l'équivalent des Champs-Elysées à New Delhi. Durant cette séance, il montra notamment la Salutation au Soleil (sûrya-namaskâra), l'une des séquences posturales de yoga les plus diffusées dans le monde. Quand j'était petit, ma tante m'en parlait déjà quand elle pratiquait l'été, dans un pâturage alpin, à demi nue. C'est dire.



Or, une controverse fait rage autour de cette Salutation.

Selon certains historiens contemporains comme le yogi (Sir) James Mallinson, la Salutation est une invention récente, dont on ne trouve pas trace avant les années 1920. La plus ancienne mention écrite se trouverait dans le commentaire Jyotsnâ de la célèbre Hathayogapradîpikâ, commentaire datant du XIXè siècle. Donc assez récent. Selon ces historiens, la pratique de la Salutation (namas-kâra, litt. "faire salut") existait certes depuis des millénaires (on la trouve dans le Mahâbhârata, etc.), mais sans la séquence des douze postures, avec, par exemple, la posture du "chien tête en bas" (ma favorite), nommée "posture de la montagne" dans l'Ecole du Bihar. Et donc, toujours selon ces historiens, cette pratique serait apparue sous l'influence du nationalisme indien naissant, au début du XXè siècle, sous la forme d'un mélange entre l'ancien et vénérable rituel de la Salutation avec des mouvements de gymnastique tout droit venus de l'armée anglaise. Evidemment, c'est moins exotique que ce que dit l'Ecole de Mysore (dans le Sud de l'Inde, là où il y a plein de belles yoginis détoxées), dont le fondateur, Krishnamâtchârya, prétend se fonder sur des textes anciens en sanskrit, dont il donne la liste. Ensuite, la première trace écrite de la Salutation telle que nous la connaissons apparaît dans un livre publié en 1928 par un petit râdja du Mahârâshtra. Puis Krishnamâtchârya aurait intégré cette séquence. Et enfin, à travers ses élèves et des gens comme Madonna, la Salutation serait devenue l'emblème du yoga que nous connaissons aujourd'hui. Simple.
Selon ces historiens donc, il existait bien des Salutations, mais sans postures et sans rapport avec le yoga. Cette position est résumée dans cet article (en anglais bien sûr).

A l'opposé, selon les tenant de l'hindouisme comme "Dharma Éternel", la Salutation serait bien une pratique millénaire. Selon eux, les yogis pratiquaient déjà la posture du chien tête-en-bas sur les rives de l'Indus, il y a 5000. Ou 50000. On ne sait plus trop. Mais ils n'ont pas de preuves. Jusqu'à ce qu'un américain (qui d'autre ?), Christopher Tompkins affirme, récemment, avoir trouvé des preuves. Il suffit, dit-il, de lire les tantras, cette vaste littérature qui a fleurit entre le VIè et le XVIè siècle (en très gros). Autrement dit, le tantra serait le "chaînon manquant" entre les (sinistres) Yoga-sûtra de Patanjali, et la Hatha-yoga-pradîpikâ. Il suffisait de regarder...

Que dire de ces deux positions ?
D'un côté, les historiens ont sans doute négligé les sources tantriques. En lisant les (très riches) articles de James Mallinson, j'ai toujours été frappé par cette négligeance, relative toutefois. Mais il est vari qu'il ne mentionne guère les tantras, dont presque tous contiennent pourtant des instructions pour la pratique du yoga. Aujourd'hui, il défend la thèse selon laquelle le hatha-yoga serait d'origine bouddhiste. Mais il ne mentionne toujours pas les tantras. Il est pourtant indubitable qu'il y a du yoga dans les tantras. Dans certains tantras, c'est même le thème principal. Si je cherche "yog-" dans la base  de donnée de textes tantriques de Muktabodha (pas scientifique selon ces historiens, mais là aussi, ils jugent à l'emporte-pièce), je trouve... tout ça ! Des milliers d’occurrence. Les historiens répondraient sans doute que cela ne prouve pas que la Salutation au Soleil en fait partie. C'est vrai. Et que les Salutation (nombreuses aussi) que l'on trouve dans les tantras n'ont rien à voir avec le yoga. Ça, c'est déjà moins vrai. Un exemple, dans le Sarvollâsa Tantra est cité le Nârâyanî Tantra, qui dit (p. 156):

urasā śirasā devi vacasā manasā dṛśā |
pañcāṅgena nameddevaṃ devatā layabhāgbhavet 

Déesse !
Le (yogi) doit saluer Dieu
avec la poitrine, la tête, la parole, 
l'esprit et le regard,
(c'est-à-dire) avec cinq membres (du corps).
(Alors, le yogi) fera l'expérience
de la dissolution dans la divinité.

Cette "dissolution" (laya) est le but du yoga. 
Ou l'un de ses objectifs. En tous les cas, c'est l'un des termes 
typiques du yoga kaula, l'un des courants du tantra.
Alors, sauf à dire que le yoga kaula n'est pas du yoga,
il faut admettre que, dans certains tantras au moins, il y a bien 
quelque chose comme un lien entre Salutation et yoga.
Dire que la Salutation est toujours du pur rituel, sous-entendu "mécanique", 
sans intériorité et sans rapport avec le yoga, 
est un peu exagéré.

D'un autre côté, ce chercheur indépendant qui prétend avoir trouvé plein 
de Salutations au Soleil dans les tantras
n'apporte aucun exemple. Ceux qu'il donne dans cet appendice
ne sont que des Salutations, sans aucune posture de yoga intégrée.
Il affirme que le mot danda-vat désigne une séquence (vinyâsa)
de postures. Mais il ne donne aucun exemple. Et danda-vat signifie
simplement "comme un bâton", car on se prosterne à terre "comme un bâton"
(on trouve plein d'expressions du genre "dandavat bhuvi pranamya).
En revanche, il a raison de noter qu'il y a un lien entre Salutation 
et mantras. Plusieurs sources mentionnent les bîjas hrâm, hrîm, hrom, etc.,
que l'on retrouve dans les mantras enseignés aujourd'hui 
par Srivatsa Ramaswamy, un élève de Krishnamâtchârya.
On peut l'entendre sur cette vidéo, avec les mantras associés 
aux douze postures de la Salutation, aux douze mois de l'année, aux chakras, etc. :


Mais si l'on trouve bien ces mantras dans des tantras (et c'est bien normal !),
on ne trouve pas qu'ils y soient associés
à des postures. Les chercheurs indépendant affirme que l'expression
shad-anga-nyâsa désigne une séquence de six postures, la moitié
de la Salutation. Sauf qu'a priori, et jusqu'à preuve du contraire,
il ne s'agit pas ici de poser des parties du corps (anga) sur le sol,
mais d'imposer des Mantras sur des parties du corps (anga) !

Donc, en résumé : 
Krishnâtchârya s'est inspiré des Salutations rituelles
(et complexes) que l'on trouve dans les tantras 
accompagnées de Mantras,
mais les postures viennent d'ailleurs. 
Jusqu'à preuve du contraire, 
on ne trouve pas cette séquence de douze postures
dans aucun tantras. Mais je vais chercher...



Je dois ajouter que je suis étonné par la véhémence de cette controverse.
D'un côté, le chercheur indépendant accuse les historiens d'être
des "Occidentaux" qui veulent détruire la culture indienne.
Accusation dangereuse, raciste (de ce racisme anti-occidental devenu courant) 
et, pour tout dire, infâme. De l'autre, les historiens patentés
n'hésitent pas à s'attaquer à la personne de ce chercheur indépendant,
au lieu de livre tranquillement leurs arguments.
C'est qu'à mon avis, ni l'indologie, ni la philologie, ni l'histoire 
ne sont des sciences au sens strict. La méthode des sciences de la nature
ne peut s'appliquer à leur objet. Ce sont des "sciences", 
si l'on veut, mais fort spéculatives. 
Quand l'un de ces "scientifiques" accuse un autre
de "spéculer", on a donc bien le droit de sourire un peu...
Mais il est vrai que la rigueur est importante, et ce chercheur indépendant 
en manque, un peu comme votre serviteur :)

Bon, finissons-on en à présent en en venant à la question
que vous vous posez tous (si vous êtes encore là) :
Quel est l'intérêt de cette controverse ?
A quoi bon savoir si la Salutation est ancienne
ou a été inventée par Tartempion avant-hier ?
En soi, il est vrai que l'intérêt est faible.
Non, le vrai enjeu est ailleurs :
Qu'en est-il du yoga dans les tantras ?
Je crois que le grand mérite de cette polémique 
est d'avoir attiré l'attention sur les tantras 
comme source de connaissance du yoga.
Source négligée s'il en est. Regardez ce qui se passe
dans les formations de professeurs : on vante les Yoga-sûtras,
on lit un peu la Hatha-yoga-pradîpikâ, 
comme s'il ne s'était rien passé durant le millénaire
qui sépare ces deux textes !
En tous les cas, c'est ce qui m'intéresse.
Depuis quelques années, je lis les tantras accessibles,
et je trouve tant de trésors ! Voilà ce qui me semble
essentiel et digne d'être partagé.

En attendant, salutations au... soleil.
Ou plutôt, sous la pluie.



La Shakti d'extase créatrice

La Shakti de Shiva est conscience. 
Elle est tout simplement le potentiel de l'Être ineffable, 
de l'Un mystérieux. 
Son trait essentiel, le plus propre, est la liberté (svâtantrya).

Mais elle est aussi sensibilité. Abhinava - l'Ibn Arabî du tantra - essaie de nous faire vivre cette expérience :

"La Shakti d'extase créatrice est
la cause de tout.
Dieu lui-même en parle longuement
dans l'enseignement secret de  l'Aïtaréya :
" L’Écarlate est le Feu",
énergie vitale
qui s'incarne dans le Soleil et la Lune.
L'Immense, le Suprême,
est "A", (le "Je", aham),
qui jaillit de leur caresses et de leur étreinte."

Shiva et Shakti, toujours.
Tout est engendré par leur union, samghatta, que je rend ici par "caresses et étreinte". 
Toute jeu est issue du jeu de leur yoga.
Samghatta désigne aussi la friction de deux morceaux de bois pour allumer un feu, ici le Feu du Moi, de la Lumière consciente, du "Je", du Cœur, de l'Absolu.
Le Soleil et la Lune engendrent le Feu.
La friction, parfois violente et rugueuse, de la conscience et du monde, du sujet et de l'objet,
engendre le Moi, aham
qui enveloppe en soi tous les possibles.



Cette friction ardente est aussi celle de l'inspir et de l'expir. 
A leur jonction, à la fin de l'expir et à la fin de l'inspir, dans le Cœur et dans l'Espace au-dessus de la tête, jaillit le Feu du Souffle sacré, du Feu vertical (udâna), éveil de la Koundalinî, réveil de l'Être du fond de soi.

Mais cette énergie est aussi sensibilité aux sons, au contacts, aux formes, aux odeurs, aux saveurs :

"La suprême énergie de vie 
est l'énergie des cinq Eléments.
Comme on s'en nourrit,
elle est nourriture,
faite de son, de sensation et de saveur."

Si l'énergie s'affine, explique Abhinava, même le contact le plus subtil suffit à éveiller l'énergie de conscience, à la faire entrer en expansion, jusqu'à aller se perdre en offrande dans l'Immense, de même que le feu sacrificiel emporte les libations vers le ciel - ici l'Espace de la conscience :

"Même un son léger suffit à
saturer l'énergie vitale,
car cette énergie de vie suprême
est transparence :
elle est est désir de créer,
aspiration à l'extase."

Ces deux dernières lignes rendent le sanskrit visisrikshâ, littéralement "le désir d'éjaculer". 
Cette énergie est donc l'énergie d'extase, la Shakti créatrice reconnue dans l'expérience directe, au fil du quotidien, non seulement durant la pratique de l'union rituelle, mais jusque dans les sensations les plus banales.

"Elle est Force Éclat.
Les Souffles vitaux, c'est elle,
elle encore la Beauté désirable !"

Peut-on être plus clair ?

Les extraits traduits ici proviennent du Tantrâloka, III, 227-230a

samedi 7 janvier 2017

Le paradoxe de l'impersonnel

L'un des plus puissants discours non-dualistes est le Yoga selon Vasishta, un "outil de libération en forme de livre" (moksha-oupâya-shâstra). Depuis un quart de siècle que je le fréquente, je le trouve fascinant.



Il est aussi le plus proche du néoadvaïta "impersonnaliste", tout comme le bouddhisme et une partie de la science contemporaine. L'un de leur point commun est de démystifier le Moi, le Je, le Soi empiriques. La personnalité. Celle-ci peut être déconstruite, relativisé, analysée et réalisée comme un simple songe, une imagination, une habitude, un jeu de forces aléatoires, une création permanente du hasard. A première vue, ce projet n'est pas très excitant. Comme dit Shankara à propos du bouddhisme "Qui donc aspire à propre extinction (nirvâna) ?"

Pourtant - et c'est là un paradoxe que j'ai souvent pointé - personne, dans ces enseignements, ne cesse d'être une personne. 
Ainsi, dans le néoadvaïta, l'individualisme règne. On ne parle même pas de satsang avec la Vérité, mais plutôt de rencontre avec Untel. Bizarrement. 
Dans le bouddhisme, il y a plein de Bouddhas. Des gens qui proclament l'irréalité de la Personne, mais qui se portent fort bien de leur personne. Ils se multiplient, même. A l'infini. Et chacun est unique. Et possède le don de s'adresser à chaque personne selon sa langue propre, son idiome, sa structure mentale, si illusoire soit-elle. Jusqu'au sacrifice de sa chair, jusqu'à l'offrande du Bouddha que l'on est en puissance, pour agir en faveur de ces personnes illusoires. Étrange ! 
Dans le Yoga selon Vasishta, enfin, il est frappant de constater que les personnes pullulent. Tout le texte est tissé de dialogues interpersonnels, de drames, de deuils, de retrouvailles, d'émotions, de choix, d'actes héroïques (et l'Eveil lui-même est considéré ainsi), de batailles et de projets. Pour ne citer qu'un exemple, le roi et sa reine Tchoudâlâ se demandent que faire de l'éternité "après" l'Eveil. Ils décident, d'un commun accord, de créer un monde, un royaume, pour pouvoir y régner durant des millénaires. Étonnant ! 
Ces gens ne sont plus des gens. Ces personnes ne sont plus des personnes. Des corps sans Moi. Des paroles sans Soi. Des désirs sans Je. Et pourtant, on a le sentiment que cet Eveil à l'absence de Moi accroît à l'infini les puissances du Moi ! On pourrait s'attendre à ce que l’Éveillé à l'Impersonnel meure, ou bien vive une vie de zombie, "comme une machine" (yantra-vat), selon l'image traditionnel de certains courants radicaux anciens. Mais non. Ils agissent. Ils parlent, ils pensent, ils font des projets. A cet égard, la scène ou Tchoudâlâ, transformée en jeune homme pour enseigner à son roi, lui propose de faire l'amour chaque nuit, parce qu'elle aurait été la victime d'une malédiction la transformant en femme chaque nuit, aura marqué bien des lecteurs je crois ! L’Éveillé ment pour jouir. Pas toujours, évidemment. Mais parfois, "si l'occasion se présente", comme dit Vasishta. Et, comme si cela ne suffisait pas, elle fait ensuite l'amour à un autre homme devant son roi alors qu'ils sortent tout juste de leur lune de miel ! Spontanément. C'est-à-dire par choix.

Comment expliquer ces paradoxes ? Ou du moins, que nous enseignent-ils ?

Je crois qu'il faut revenir à l'expérience pour les comprendre.
Quand je ressens que tout est un même flux de Lumière consciente ineffable, un silence se fait en moi. Le Moi qui bavarde se tait. Et, dans se silence, le Moi s'épanouit, le monde se révèle. C'est infiniment mystérieux et sacré. Mais c'est vrai. Un peu comme un miroir qui, une fois nettoyé, n'en serait que plus coloré et éclatant en ses reflets. Cet effet, je l'appelle "l'effet pastille Vicks" (excusez les références, je me fais vieux). Comme Kapâla-bhâti. Comme un grand bol d'air frais du grand large. Et dans ce silence saisissant, une intensité se dévoile. La Force (non non, rien à voir avec les Jedis, encore que ?). L'existence. Le cours des choses. Et la pensée ne disparaît pas. Elle s'intensifie elle aussi. Et le désir ne disparaît pas. Il s'affine, s'unifie. Enfin, tout ça est terriblement difficile à décrire... 

Comme si se réveiller dans le rêve avait le pouvoir d'accomplir le rêve, au lieu de littéralement le dissoudre. Chaque chose, et a fortiori chaque être, brille d'un éclat unique. Autrement dit, les affirmations sur la disparition du Moi et du monde ne sont pas à prendre au pied de la lettre. C'est la croyance à la réalité de la personne et du monde qui disparaissent. Et dans cette extinction, la personne et le monde retrouvent leur splendeur (ça fait un peu vulgaire, mais bon) originelle.

Les interprétations... 
Restent deux faits, inévitables, incontournables :
Le silence.
Et la sensation d'être relié à... de sentir le centre de soi comme étant le centre de tout et de tous. Le cœur de chaque instant et de chaque trait de chaque personne passée, présente ou à venir. Mais singulièrement des personnes que nous avons connues et aimées.

Je crois que l'intention des démystifications "impersonnalistes" du Moi est d'épanouir et de révéler le vrai Moi, de même que les enseignements qui proclament l'irréalité du monde aspirent à révéler le monde véritable, dans la nudité brute.

jeudi 5 janvier 2017

Atelier pratique du Mantra - Paris - dimanche 26 février 2017

Atelier Mantra et méditation

Les Mantras font partie de notre culture.
Qui n'a jamais vu de OM ?

Et pourtant, la pratique des Mantras est souvent réduite à une sorte de magie,
ou bien à une vibration qui aurait de pouvoir de produire tel effet.

Le Mantra est bien plus profond...
et plus simple.
Dans la tradition du Cœur, ou Koula, le Mantra est si important que la voie des tantras est appelée "Voie des Mantras".

Les Mantras ne sont pas des formules magiques, ni des invocations, ni des astuces pour captiver le mental.

Les Mantras sont des êtres, venus du Mantra originel, qui n'est autre que la conscience, libre et créatrice.
La raison d'être des Mantras est de nous ramener à notre vraie nature.

Les Mantras sont des anges d'éveil.



Malgré sa popularité, la pratique des Mantras et la tradition du Tantra restent quasi inconnues.

Je vous propose un atelier pour découvrir les points essentiels de la pratique des Mantras, jusqu'au Mantra du cœur, le Mantra des mantras, que nul ne peut énoncer, mais à l'enchantement duquel nul ne peut échapper.

Cette pratique vient de la tradition du Cœur, celle du cœur des tantras de l'Inde ancienne, loin des clichés actuels dur le tantra. Cependant, la pratique des Mantras n'est pas exotique, ni ésotérique, ni réservée aux initiés. Il n'est pas besoin d'être amoureux de l'Inde pour s'y initier. 
Pourquoi ? Tout simplement parce que le cœur de la tradition des Mantras rejoint le silence de nos vies quotidiennes, ordinaires, pour les illuminer d'un regard simple, entier, sans préjugés. Tel est le Tantra véritable.

Le Mantra du Cœur, de la Déesse


L'énoncé d'un Mantra est un éveil, un rituel, un yoga, une aventure, une offrande, une guérison... tout cela et plus encore.

Selon un sage de la tradition du Cœur :

"La reconnaissance du Soi, c'est la conscience de l'instant du désir dénoncer le Mantra"
Râma, Explication de la Vibration

L’atelier aura lieu au cœur de Paris, près de la République, dans une petite salle tranquille.

Attention, le nombre de place est limité !
Nous vous conseillons de vous inscrire le plus tôt possible.

Dimanche 26 février 2017
Horaires : 10h-13h ; 14h-17h
Salle Divyan, 1 passage du Jeu de Boules
Métro République ou Oberkampf
Tarif : 70 euros avant le 1er février, 80 ensuite.

Contact :
deven_fr@yahoo.fr
06 03 33 05 58

A bientôt !
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