jeudi 30 octobre 2014

L'individu est-il une illusion ?


Il y a un seul moi : conscience simple, sans forme.
Quand je m'identifie aux pensées, je me construis un moi factice.
Mais quand je sais que ce moi factice est un personnage assumé par le vrai moi, ce moi artificiel ne disparaît pas. Peu à peu, il se simplifie, à l'image d'un vitrail qui laisse passer un peu plus de lumière.

Il n'y a qu'un seul "je" : conscience simple, sans visage.
Mais il/elle assume tous les visages.
Et chaque visage est unique. Donc précieux. Irremplaçable.

Chaque individu est donc à la fois l'être infini qui joue, par amour, à se prendre pour une infinité de personnages, et un personnage unique..
Quand je m'identifie à un personnage dans l'oubli de ma vraie nature, alors ce personnage est une calamité.
Mais quand je me reconnais comme conscience au-delà de tout personnage, alors ce personnage est une incarnation de l'infini, qui peut évoluer à l'infini.

Le "moi" est comme le reste : perçu comme séparé des autres et de la source, il est maudit. Reconnu comme manifestation de la source, il est béni.

Le point de fusion de la conscience infinie et du personnage est le cœur, la pointe de l'âme, la source de vie au centre de la poitrine. Quand la volonté s'abandonne et se laisse emporter dans la volonté qui est le cœur, qui est la source, l'individu est peu à peu transmuté.


mardi 28 octobre 2014

Se laisser couler



Nous allons vers notre centre.
C'est inévitable.
Toutes les rivières coulent vers la mer.
Toutes les vies vont vers la source de la vie.
C'est la voie du désir aveugle.
Laissons tomber l'observation des pensées, des sensations...
Laissons-nous couler au fil de notre élan vital,
Comme une brindille emportée par le courant.
C'est la voie du bien-être :
Nous avons un instinct du centre en nous.
Il suffit d'épouser nuement
Notre propre volonté
Pour qu'elle se perde en l'élan
En lequel toutes choses naissent.
Il n'y a pas de voie plus courte ni plus savoureuse.

La rivière se perd comme rivière,
Mais se trouve comme océan.
Ce silence n'est pas un néant,
Mais un chant.
Une sorte de choeur.
Une fontaine de vie
A laquelle on s'abreuve
Et dans laquelle on n'aspire qu'à se noyer
Une fois goûtée.
Les mystiques chrétiens l'appellent
"La connaissance amoureuse".
Tout perdre,
C'est tout gagner
Tout laisser,
C'est tout recevoir,
Mais cette mort n'est pas possible par un exercice.
Plutôt, on découvre en soi un point de pure félicité.
On y vient, y revient
Et l'on s'y ensevelit.
On s'y laisse ensevelir.
Et ce comble de l'impuissance
Est le prélude au comble de la liberté.

Madame Guyon dit :

"Ici tout est Dieu : Dieu est partout en tout ; et ainsi, cette âme est égale en tout. Son oraison est Dieu même, toujours égale, jamais interrompue..."


dimanche 26 octobre 2014

Le miel de la non-dualité

Je publie un petit poème didactique traduit du sanskrit, Le Miel de la non-dualité. Il pointe vers notre vraie nature et défait nos croyances erronées. Limpide et parfumé comme un bon miel. Le livre comprend la traduction du poème et quelques commentaires simples. L'enseignement s'achève en cette certitude :

"Je suis l'immensité
En qui les errements
Du monde et de l'individu,
Du maître et du disciple,
On complètement cessé.
Je suis spontanément réalisé,
Je suis ma propre preuve,
Plénitude  parfaite
Sans commencement ni fin".



Le livre est disponible en format numérique sur Amazon et 

sera bientôt disponible en format papier.

samedi 25 octobre 2014

Essayons une autre approche



On essaie d'être, mais on retombe dans l'avoir.
On essaie le silence, mais on se laisse emporter par les pensées.
On essaie l'instant présent, mais on se fait reprendre par le les espoirs et les craintes.
On essaie d'être en pleine conscience, mais on sombre dans l'inconscience.

Essayons autrement :


Essayez de ne pas être.

Essayez de retenir une pensée.

Essayez de ne pas être présent.

Essayez de ne pas être conscient.


Que se passe-t-il alors ?

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