mardi 22 juillet 2014

Comment faire pour être heureux ?

Pour être heureux, il faut savoir deux choses : 
qui on est et qui on n'est pas.
Je ne suis rien dont j'ai conscience.
Je suis conscience, évidente, indéniable.
Si cela n'est pas clair, eh bien même cette confusion n'existe que dans la lumière de cette évidence ! Tranquille, silencieuse, donnée avant, pendant et après toute pensée, toute sensation. 
Cette Présence est la vie même, sensible dans le corps. Elle se répand depuis la moelle épinière comme la sève dans une feuille.



"Ton corps de Lumière consciente
Qui inclut et transcende tout
Est bien présent et clair comme le jour !
Puisque tu es ainsi absolument présent, seigneur !,
D'où vient que j'erre dans les ténèbres ?

Tu es la Présence indivise !
Tu es mon vrai visage immortel !
Et pourtant, je suis le substrat unique
Des attributs des mortels...

Ce qui est
Ce qui n'est pas
Tout ceci est seulement ta Présence.
Dès lors, seigneur,
Pourquoi la réalisation n'est-elle pas mienne,
Automatiquement et sans effort ?

Tu es présent à l'intérieur
Des êtres vivants.
Tu es leur cœur, leur centre.
Tu es l'incarnation de leur chaleur vitale.
Toi, le grand feu, 
Tu consumes
Tout ce qui es vivant ou non."

Utpaladeva, Hymnes à Shiva, X, 21, 22, 24, 26





dimanche 20 juillet 2014

Faut-il méditer pour réaliser notre vraie nature ?

Temple des yoginîs : Toute expérience est une porte qui donne sur l'immensité

Faut-il méditer ?
Voici l'opinion de Sureshvara, le maître le plus radical de la non-dualité :

"Connaissance et pratique se contredisent
Quant à leur cause,
Leur essence et leur effet, 
Comme la lumière et les ténèbres.
Elles ne peuvent donc se combiner.

...Certains qui s'appuient sur leur propre interprétation de la non-dualité disent que la connaissance "Je suis l'Immense" que l'on entend dans l'enseignement secret, ne suffit pas à détruire l'aveuglement. Cette ignorance ne disparaît entièrement que chez celui qui pratique la méditation chaque jour pendant longtemps et qui ainsi se familiarise avec (le sens de "Je suis l'Immense"). D'ailleurs, le Savoir (éternel) dit : "Quand on est devenu un dieu, on rejoint les dieux".
Selon d'autres, la connaissance engendrée par "Je suis l'Immense" est une connaissance relative. Elle ne touche pas l'essence du Soi. Mais si l'on médite le sens de cette affirmation aussi continûment que le flot d'un fleuve, alors naît une autre connaissance qui n'est pas le sens engendré par les mots, (mais une connaissance absolue). Seule cette connaissance-là peut détruire les ténèbres de l'ignorance. Et ils citent le Savoir éternel : "Il faut d'abord comprendre, puis méditer".

Pour réfuter ces deux thèses, je dis :

La connaissance née de la révélation 
("Je suis l'Immense")
Tranche d'un seul coup l'ignorance
Qui rend possible toutes les pratiques.
Connaissance et pratique ne peuvent donc se combiner !"


Sureshvara, La Réalisation qui ne dépend pas d'une pratique, 1, 66-67

Le message de la non-dualité radicale est très simple : aucune activité ne peut nous conduire à l'éveil à notre vraie nature (le "Soi") car tout activité présuppose que l'on ignore notre vraie nature. 
De plus, l'activité contribue à renforcer l'aveuglement. 
Seule la compréhension, la claire vision du Soi, peut éradiquer l'ignorance.

Le tantra non-duel a un point de vue différent. 
La connaissance est une pratique. Et toute pratique est une sorte de connaissance. 
La méditation est simplement la claire vision de notre vraie nature. Et toute activité n'est que le prolongement de cette claire vision. Théorie, pratique, connaissance et action ne sont que deux rythmes de la conscience. 
La voie vers la non-dualité est non-duelle.

vendredi 11 juillet 2014

Qui peut s'éveiller ?



L'enseignement non-dualiste ne s'adresse pas à Pierre, Paul ou Jeannette. 
La conscience parle à la conscience.
En vertu du principe selon lequel "le semblable connaît le semblable", l'illusion ne peut connaître le réel, ce qui n'est pas ne peut s'éveiller à ce qui est.
Seul l'absolu connaît l'absolu. 
Éternellement éveillée, elle semble s'oublier pour se réveiller.
Quand le soleil transparaît à travers tel nuage, la lumière n'appartient pas à ce nuage !
Quand on demande à Untel "Quand vous êtes vous éveillé ?" et qu'il répond qu'il s'est éveillé à tel moment, c'est, au mieux, une pieuse fable. Personne ne s'éveille jamais.

Seule la conscience 
Que je suis
Prends conscience de la conscience.
Seul l'être
Éclaire l'être.

Ramana Maharshi, L'Enseignement en quelques mots, 23

La connaissance et la méditation ne sont que fusion d'amour, bhakti. La musique et la danse sont au cœur de la tradition de Shiva et de la Déesse depuis toujours. On dit que ces choses sont trop différentes de la mentalité occidentale... Ce n'est là que racisme et ignorance ! Des Occidentaux peuvent parfaitement s'accomplir dans la musique indienne, populaire, dévotionnelle ou classique.
Deux exemples.
Un couple soufi-tantrique dans un chant d'amour à la Déesse :



Un Québécois installé à Paris : 



Bonnes vacances à toutes et à tous !

jeudi 10 juillet 2014

La liberté est ce que nous sommes, et non pas un résultat



Notre vraie nature est libre depuis toujours. 
Aucune action ne peut nous libérer, sauf l'action de voir notre vraie nature. Par simple retournement du regard. D'ordinaire, je ne suis pas libre parce que je me prends pour un corps. En retournant vers moi-même mon attention, je vois que je suis la conscience qui englobe tout ce que je perçois. Comme dit Ramana, je passe de "Ce corps, c'est moi" à "Je suis je (et rien d'autre)".

Le résultat d'une action, d'une pratique,
Est de produire, d'atteindre, 
De perfectionner ou de transformer.
Mais la liberté, ce n'est pas cela.
Une action ou une pratique 
Ne peuvent donc servir à devenir libre.

Sureshvara, La Réalisation qui ne dépend pas d'une pratique, 1, 53

mercredi 9 juillet 2014

Même s'il n'existe pas, le monde apparaît dans la conscience



Ceux qui se dressent (contre toi)
N'existeraient pas 
Sans la majesté de ta Présence !
Le discours de ceux qui te dénigrent
Est incohérent sans toi...

Seigneur !
Certains errent dans leur moi,
Dans un profond mal être.
D'autres errent dans le Soi,
Dans un profond bien être !

(Jeu de mot sur âtmâ : "soi-même" ou le Soi. Les deux lignes du verset sont identiques à une syllabe près...)

Dieu !
Tout mal être
Enduré par les êtres de ce cycle du devenir
Devient supportable
S'il est doué de ce courage
Qui est ta Présence même !

Maître !
Omniscient, omnipotent,
C'est en toi seul,
Pure conscience,
Que se déploie ce monde
Même s'il est totalement inexistant !

Utpaladeva, Hymnes à Shiva, X, 10, 12, 16, 17

vendredi 4 juillet 2014

Voir son reflet dans un miroir, est-ce se voir soi-même ?

Le Soi est identifié 
Avec tout ce que l'on voit
Dans la lumière (des sens) :
Voilà pourquoi celui qui est dans la confusion
Ne se voit pas lui-même.

L'être plongé dans la confusion
S'identifie à ce qu'il voit
Et ne se voit pas lui-même,
Ne voit pas le Soi,
Comme le dixième homme
Qui s'identifie à l'un des neuf autres.

(Dix hommes traversent un fleuve. De l'autre côté, ils se content. Mais ne trouvent pas le dixième. Ils le cherchent partout, sans succès. Un passant s'approche de l'un d'eux et lui dit : "Tu es le dixième !")

Dites-moi en bonne logique
Comment ces deux idées contraires
- "Pratiques cela !" et "Tu es cela !" -
Pourraient concerner le même homme
Au même moment...

(L'action et la connaissance sont contraires, comme la lumière et les ténèbres. La connaissance de Soi est incompatible avec les injonctions dualistes du genre "Tu dois méditer !", "Sois présent !", "Reste simplement tel que tu es !", "Sois seulement conscience !", etc.)

Le mal être n'existe que pour 
Celui qui s'identifie au corps.
Celui qui ne s’identifie pas au corps,
Comme c'est le cas naturellement dans le sommeil profond,
Ne souffre nul mal être.
"Tu es cela" est dit pour éradiquer (cet aveuglement)
(Qui semble se manifester) dans la Vision.

Un yogin croit qu'il voit le Soi
Quand il voit une pensée
En laquelle la conscience se reflète,
Comme le reflet de notre visage
Dans le miroir
(Est pris pour soi-même).

(L'adepte du yoga prend un reflet particulier du Soi pour le Soi)

Shankara, Les Mille enseignements, 12, 2-6


jeudi 3 juillet 2014

Où est le troisième œil ?

Maître !
Nous sommes l'offrande à ton troisième œil,
Ton œil mystérieux, indéfinissable, ineffable,
Ton œil qui est pourtant l'unique signe 
Qui distingue ta majesté ineffable, 
Mystère qui n'est pas de ce monde !

Seul te voit
Celui dont les poils 
Se hérissent de joie 
Quand il voit ta Présence.
Ou encore :
Seul te reconnaît - toi l'inexplicable -
Celui qui d'une manière inexplicable
Ressent une joie inexplicable.

Maître !
Tu es évident
Pour ceux qui ont gagné ton cœur.
Ils l'arrachent à ton corps,
Puis ils font de l'extérieur,
L'intérieur.

A l'exception de toi
Tout être dans l'univers
Regarde à travers deux yeux.
Toi seul, seigneur souverain,
Vois à travers un œil unique !

Utpaladeva, Hymnes à Shiva, 10, 6-9

L'"œil unique" n'est pas celui de Sauron, bien entendu, mais  il est la conscience, la vision sans limites, l'espace conscient à partir duquel nous voyons toute chose comme autant de vagues qui vont et viennent dans l'océan. Cet œil unique est notre vraie nature, notre essence depuis toujours. Toute autre vision est imaginaire et n'est qu'une apparence au sein de cette vision.

Quelque soit le nombre d'ouvertures... elles s'ouvrent toutes dans l'Ouverture sans limites


mercredi 2 juillet 2014

Soudain...


Quand donc ferais-je rougir de honte
La personne du maître ?
Quand je l'aurais reconnu soudain :
Seigneur souverain, sans peur,
Noble, illustre, magnanime,
Plein, parfait, comblé,
Sans cause,
Lui dont le Soi est d'être caché !

[Allusion à la scène de l'amoureux qui reconnaît son amoureuse, comme dans le conte de Shakuntalâ. L'amoureuse montre sa joie en tremblant de honte, en détournant le regard, par des œillades, etc. La reconnaissance est "soudaine" sahasâ : l'instant est son temps, comme la reconnaissance soudaine exaiphnes évoquée par Platon dans le Parménide par exemple. L'instant est aux temps ce que l'espace est aux objets. L'exaiphnes-sahasâ est aussi le passage de la pure conscience à la conscience duelle : c'est le "premier instant", l'ébranlement initial, le moment de la toute-possibilité, clef du tantra non-duel et de l'assouvissement du cœur]

Maître !
Quand donc s'instaurera-t-elle
Cette tendresse ineffable
En vertu de laquelle
Tu n'envisageras jamais
De me faire faux bond ?

En réalité,
Toute chose, tout être
Est adoration de ta Présence.
Souverain !
Quand donc serais-je inondé
Par le délectable nectar
De la joie qu'inspire cette vision ?

Utpaladeva, Hymnes à Shiva, 9, 6-8

Beauté sans visage :

lundi 30 juin 2014

Ici et maintenant


Toute chose, tout être
Reposent dans le Soi,
Remplis de ta Présence.
C'est ta Présence, et nul autre,
Qui manifeste tout cela au dehors.
Je veux que cette absolue certitude
Brille ici et maintenant
Avec une parfaite clarté !

Utpaladeva, Hymnes à Shiva, 8, 13

samedi 28 juin 2014

Pas de super pouvoirs !


Un parfait contentement,
Ineffable,
S'élève en moi,
Engendré par la mastication
De ta gloire.
Oui, je veux que ce contentement
S'élève en moi
En tous temps ici-bas !
Mais que le yoga, la gnose
(Et les super pouvoirs) 
Comme celui de grandir le corps (à volonté)
Restent au loin !

Je veux que le désir 
Des plaisirs des sens
Soit pour moi aussi intense
Qu'il l'est pour les gens ordinaires.
Mais je veux les voir
Comme étant ton incarnation,
Sans aucune hésitation
Ni alternative !

Je veux que tu sois visible
En chaque forme,
Car tu es mon Soi,
Car tu es dans les états du corps,
Dans l'esprit,
Dans le mouvement dualisant de la respiration
Et aussi dans les chemins de l'expérience.

Je veux que les activités de mes sens
S'emparent de leurs domaines propres
(Telles des rayons) qui dansent, séducteurs.
Mais que pas un seul instant
Ne disparaisse soudain
La saveur de l'identité avec toi !

Utpaladeva, Hymnes à Shiva, 8, 2-5


vendredi 27 juin 2014

Le bac philo 2014 : Quoi qu'est-ce ?



"Vivons-nous pour être heureux ?"

Lu dans une introduction  :

"Tout esclave humain pratiquant la technique et muni d'un esprit détonateur de risque par mémoire d'expériences, l'affûte comme une lance afin d'incessamment faciliter le tripalium et son ressenti qu'elle induit (...) Le confort de la transformation de résidus arboriques (ou aborigènes) en nid-progéniteurs, la récompense qu'engendre le travail de mémorisation d'une souris de laboratoire, la répétition voulue d'un plaisir dénué - de préférence - de tout effort confondant expérience de qualité et vice en abondance : qu'est-ce que cette quête nouvelle/ naissante au sein d'une conscience consécutivement devenue plus aisément réfléchie que la spontanéité intemporelle ?"

Hum...
Quelqu'un comprend ou c'est moi qui flanche ?

mercredi 25 juin 2014

Victoire sur la solitude



Maître !
En toi, félicité du pays des sources, des rivières et des lacs,
Mon cœur se fond, se baigne et s'harmonise.
Je ne veux plus dépendre de la séparation,
Comble de l'absurdité !

Maître !
Que tombe la hache 
De l'unité avec toi !
Qu'elle s'abatte sur cette racine profonde,
Cette chaîne : l'attraction et l'aversion,
Quand je me dis "Ceci est à moi, mais pas cela".

Que cet arbre touffu
- la cage des doutes et autres constructions imaginaires -
Disparaisse, et que fleurisse
Dans le cœur la liberté.
Bienheureux !
Que mon incarnation, simple conscience,
Baigne dans le nectar délectable de la félicité !

Utpaladeva, Hymnes à Shiva, 7, 1-3

Un film sympathique sur la vie de Vivekânanda, celui qui a façonné pour une bonne part la vision populaire de l'hindouisme et ce que l'on appelle le néovédânta :


mardi 24 juin 2014

Stage Vision Sans Tête

 Je vois un monastère, lieu d'éveil et de mystère...
... mais qui voit cela ?


Tout ce que je pense, dis et fais est basé sur ce que je crois être.

Qui suis-je ?

Nous avons tant de témoignages de sages qui nous disent la joie, la paix et la liberté de notre essence !
Mais comment le vivre ? Où faut-il regarder ? Pendant combien de temps ? Où faut-il aller ? Cet éveil à notre essence dépend t-elle de nos efforts ? de notre pratique de la méditation ? de la grâce ? de la présence d'un maître ? d'un travail intérieur ? du hasard ? 

Douglas Harding, un sage et un philosophe au sens traditionnel de ce terme, a mis au point durant plus d'un demi-siècle une série d'expériences simples pour pointer notre essence. Dans cette voie simple mais surprenante, la fortune sourit aux audacieux. Il suffit d'être un peu curieux. Et d'être prêt à reprendre tout à zéro.

José Leroy, Catherine Harding, moi-même et d'autres animeront une stage de pratique de ces exercices d'éveil. Cette semaine nous permettra de découvrir qui nous sommes et de goûter la richesse de cette découverte si simple. Une occasion de partager l'essentiel, quelque soient nos goûts, nos opinions et nos chemins spirituels par ailleurs.

Les lecteurs de ce blog y retrouverons l'essence de traditions orientales mais dans une présentation moderne.

Le lieu est un grand mas en Ardèche, sur une colline dégagée.
Dates : du 13 au 19 juillet 2014


dimanche 22 juin 2014

Conférence sur le tantra VI - ?

Tantra ?

Juste pour vous rappeler qu'aura lieu demain soir la dernière séance de la saison 2013-2014 sur le tantra.

Le sujet : tantra, tantra pas ?
lundi 23 juin 2014
18h30-20h30
salle Germaine Tillion, Carré des sciences, 1 rue Descartes, 75005 Paris

Attention : pour les séances se déroulant au Carré des sciences, vous devez donner votre nom et présenter votre pièce d'identité ou votre passeport.

Tu es la Présence indubitable


Seigneur !
Séparé de toi un seul instant
Je brûle ardemment.
Reste toujours
Dans le champs de (ma) vision !

L'essence du cycle du devenir douloureux
Est d'être séparé de toi, cher maître !
Aussi je veux n'être jamais séparé de toi
Et toujours séparé du monde !

Je ressens par mon corps, ma parole et mon esprit
Que tout est toi seul.
Même si je sais que telle est la vérité ultime,
Je veux que pour moi
Tu sois l'absolue plénitude !

Tu es la Présence
Sans alternatives (possibles) ni concept, indubitable,
Débordante de la félicité qui rassemble toutes les autres.
De même, je veux que ma parole
Se convertisse à nouveau
Pour chanter l'hymne de ta Présence. 

Possédé par ta Présence,
Contemplant ta Présence
Identique à ta Présence :
Quand je médite cela
Je n'ai plus aucune attente,
Je déborde de joie !

Quand je vois le monde entier
Rempli de ta Présence
Cela seul suffit à me combler.
Alors tu n'as plus à souffrir (mes prières). 

Les êtres et les choses
Se dissolvent d'instant en instant
En toi seul,
Tels des filets de nuages dans le ciel.
Je veux qu'ils m'apparaissent ainsi,
Ces êtres qui s'en vont
Perpétuellement vers la transparence !

Je veux que cet être ineffable
M'apparaisse à chaque instant et partout,
Joyau de la Présence
Au cœur de l'existence,
Lui qui éradique à jamais le cours des ténèbres
Par l'éclat de sa propre lumière !

Quelle terre n'est pas ton royaume ?
Qu'est-ce qui n'est pas ton incarnation ?
Je veux te trouver partout, toujours
Sans effort, moi qui suis épuisé.

Si je peux embrasser
Le corps de ta Présence
Comme bon me semble
Alors, maître, qu'est-ce donc que
Je ne pourrais maîtriser ?

Sois évident, maître !
Alors, tu ne souffrira plus d'autres
Vaines requêtes.
Épuisés, nous ne demanderons que toi !

Utpaladeva, Hymnes à Shiva, 6

Poème de Walt Whitman mis en musique par R. Vaughan Williams, "Vers le pays inconnu"... :



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