mardi 5 février 2008

Une fois pour toutes





Ô Dieu ! tu n'es pas atteint peu à peu,
Toi qui est immédiatement manifeste, éternel.
Que tout apparaisse indifférent de toi !
Fais apparaître tout cela ! 241

["tout cela": les choses, les sensations, les pensées, tout ce qui se présente]

Je suis partout. Je suis toujours,
Sous toutes les formes, fondement de toutes choses.
L'objet connu n'est pas séparé de moi -
Sujet connaissant permanent, inconnaissable. 242

L'apparent, le Temps, le corps,
Ce qui est simple et ce qui est composé :
Tout cela s'écoule spontanément de moi,
Qui suis Un et sans commencement ni fin. 243

L'être incarné que voici apparaît identique à mon essence;
L'univers fulgure depuis l'espace,
Depuis ma Puissance de félicité,
Conscience indivise. 244

["...que voici": l'auteur parle de lui, tel qu'il est visible pour les autres, du point de vue de la troisième personne. "mon essence" : litt. : "ma forme propre" ou mon vrai visage, comme dit la traduction tibétaine du skt. svarûpa. Autrement dit, l'espace vide et conscient que je suis ici, à la première personne, est indissociable des choses et des êtres qu'il accueille, à l'image du miroir, inséparable des reflets]

Pour l'homme qui a reconnu le sens du mot "je"
Présent en lui-même,
L'univers se joue
Comme un jeu incessant. 245

Ces apparences aux visages multiples,
Causes de bien être et de malaise,
N'apparaissent pas en moi,
L'Apparent, non dualité sans failles de l'Apparence. 246

Rameshvâr Jhâ, La Liberté de la conscience (Samvitsvâtantryam)

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