dimanche 24 octobre 2010

samedi 23 octobre 2010

Jouer toute la gamme du "je"





Abdennour Bidar a écrit un ouvrage remarquable dans lequel il essaie de nous faire découvrir la philosophie de Mohammed Iqbal, philosophe et poète musulman de culture indienne.
Avec lui, Dieu devient un symbole de l'ego parfait. Il a des paroles qui consonnent admirablement avec celles d'Abhinavagupta :

"Chaque atome d'énergie divine, quelque inférieure que soit sa place dans l'échelle de l'existence, est un ego. Mais il y a des degrés dans l'expression du "Je". A travers la gamme tout entière de l'être s'élève peu à peu la note du "Je" jusqu'à ce qu'elle atteigne sa perfection dans l'homme. C'est pourquoi le Coran déclare que l'Ego ultime est plus proche de l'homme que de sa propre veine jugulaire".

"Seul existe vraiment ce qui peut dire "Je suis". C'est le degré d'intuition du "je suis" qui détermine la place d'une chose dans l'échelle de l'être. Nous aussi, nous disons "Je suis". mais notre "Je suis" est dépendant et provient de la distinction entre le moi et le non-moi".

Tiré de A. Bidar, L'islam face à la mort de Dieu, p. 72

Écoutons Umrao Khan, joueur de sarangi (accompagné ici au violon, ce qui permet d'apprécier les différences) dont Mohammed Iqbal a peut être entendu le père, Bundu Khan...

vendredi 22 octobre 2010

Isness is business

dzogchen experience + corporate experience = ça
"Par-delà Bien et Mal", bien entendu...

Ah, et puis, tant qu'on y est, le Guignol du Tantra "védique" et "scientifique" du XXIe siècle recommence (en français ici, histoire de mesurer le degré extraordinaire d'accomplissement du Non-mental de ses disciples : "Quand les maîtres chantent les Upanishads, cela change l'ADN"...) juste comme ça, au-delà du mental et de ses vicissitudes...

Écoutons plutôt ces véritables vibrations (chant dhrupad, Rahimuddin Dagar, râg Bihag) qui, à défaut de changer notre ADN, peuvent nous aider à mieux l'apprécier.

La véritable adoration




"Qu'est-ce qu'une adoration
dans laquelle on ne percevrait pas dans toute activité
la manifestation de la conscience dilatée,
prenant refuge en la contemplation inopinée,
débordante d'un éveil limpide en pleine expansion ?"


Nâga, Trente Stances sur l'adoration suprême (Parama-arcana-trimshikâ)


Sur la "contemplation inopinée" (sâhasa-samâdhi), voir Les Vatulanatha Sûtras, traduits et commentés par Lilian Silburn

Écoutons une interprétation du Râg Yaman ("la Foi") par l'immense Nasiruddin Sami

mardi 19 octobre 2010

Un balancement

Shiva, Karnâtaka



"L'état suprême est un balancement intérieur entre manifestation et félicité"


Eraka, Hymne à Kâlî
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