samedi 4 octobre 2014

Se jeter dans le ciel


Dans notre corps, essence du bien-être...
Déposons notre esprit dans la conscience ordinaire
Dans une expérience sans contraintes, sans altérations
Dans le réel qui ne se détourne pas des formes et des sons
Restons simplement sans rien construire... 
La conscience sans concept se manifeste.
De façon générale, méditons (souvent)
Pour de courtes périodes.
Si nous nous sentons mal, allons nous promener.
Nous pouvons (aussi) nous jeter dans la sphère du ciel....
Les pensées sont comme les nuages qui se condensent
Dans le ciel...
Le yogi est affranchi des va-et-vient du souffle
Il saute dans la vérité de l'expérience authentique
Cette conscience bienheureuse est difficile à décrire !

La conscience secrète, la plus parfaite détente, (Shântimahâjnânaguhyatantra), IV


vendredi 3 octobre 2014

La conscience dépend t-elle du cerveau ?

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Deux points de vue s'opposent :

La conscience est dans la matière. La conscience dépend de tout.

La matière est dans la conscience. Tout dépend de la conscience.

C'est là un problème : deux réponses possibles apparemment incompatibles entre elles. Les arguments semblent également forts de part et d'autre.

Mais...

Ces deux réponses apparaissent également dans la conscience. 
Elles ne sont donc pas à égalité. Elles ne sont pas symétriques, car tout apparaît et disparaît dans la conscience. Sans exception. Même l'irréel, même l'à-peine-possible, même le quasi-impossible, même l'idée que la conscience dépend de la matière ou du cerveau, ou qu'il y a un au-delà de la conscience : tout apparaît dans la conscience. C'est un fait que chacun peut vérifier. Donc tout est conscience.

Quand la conscience est, c'est silence.
Quand la conscience - moi - se prend pour une personne, c'est mal-être.
Quand la conscience se savoure, personnelle, vivante, c'est félicité.

Simple. Riche.

jeudi 2 octobre 2014

Se laisser trouver par le silence


C'est un grand abus que de prétendre entrer par soi-même dans l'état d'inaction, cette grâce dépend de la pure libéralité de Dieu, elle n'est pas pour tout le monde, il faut la recevoir avec humilité lorsqu'il la donne ; mais il y a de la présomption et de l'orgueil à s'y porter sans y être appelé. 

Tout ce qu'on peut faire est de s'y disposer par la pratique des vertus, de la mortification, de la retraite, de l'oraison ; mais laissez-vous chercher et laissez-vous trouver dans l'excellence de cet état surnaturel. 

Si vous faites autrement, vous ne serez pas sous la conduite de Dieu, mais sous celle de votre amour-propre, vous ne ferez aucun progrès dans la vie intérieure, et plus vous voudrez vous mettre en silence, plus votre intérieur sera dans le bruit : votre esprit sera comme ces huissiers qui en commandant de se taire font plus de bruit que ceux qui parlent.

Maximien de Bernezay, Traité de la vie intérieure, 1686

mercredi 1 octobre 2014

"Je suis" est mon vrai nom


David Dubois, créature entièrement biodégradable qui a tendance à se prendre pour une vache improbable, passe le temps (qui ne passe pas vraiment) en traduisant Le Miel de la non-dualité, un court - mais dense - poème de Lakshmîdhara, un poète de cour du XIIe siècle (?).

Un extrait qui résume tout :

Dire que "Je ne me manifeste plus,
Je ne suis plus conscient"
C'est là une affirmation
Qui a une seule et unique source :
La lumière de la conscience !
Le Soi est auto-lumineux.
Comment pourrait-il
Ne serait-ce qu'effleurer

L'absence de conscience ?


Le nectar de la non-dualité en musique, La Proclamation du savoir ultime, Vedântadindima, un petit poème célèbre attribué à Shankara) :

mardi 30 septembre 2014

Qu'est-ce que le Soi ?


Le Soi est la conscience car il est immédiatement présent, (mais) sans être un objet pour la conscience, (précisément) comme la conscience (est immédiate sans être un objet).

Citsukha, La Lampe qui élucide l'être immédiat (Pratyaktattvapradîpikâ)

Un dhrupad dans le râga bihâg :

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