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mardi 15 octobre 2024

Les règles du Tantra


Lingârcana, art indo-grec

Les règles de base du Tantra (bouddhiste, d'inspiration shaiva-shâkta). Il y a "chute"...

jīna-sva(conj.jināta)skandha-dūṣaṇe

"Si on méprise le corps d'éveil"

iṣṭa-maitrī-virāgataḥ

"Si on est sans passion par manque de désir et d'amour"

dharmeṣv an-advayārope

"Si on projette sur les choses de façon dualiste"

prajñātma-strī-pradūṣaṇe

"Si on méprise les femmes, qui sont sagesse"

Advaya Vajra explique : "si l'on commet ces fautes sans y remédier, pas de réalisation".

Méditation Tantra :

www.david-dubois.com

vendredi 14 octobre 2022

Y a-t-il une morale dans le Tantra ?


La multiplication des scandales dans le milieu du Tantra, bouddhiste ou autre, nous amène à réfléchir :

Y a-t-il une morale dans le Tantra ?

Il est vrai que les systèmes les plus ésotériques, et donc les plus élevés dans la hiérarchie des traditions tantriques, affirment que les règles morales ne sont que des constructions sociales. Elles ne sont pas naturelles, mais artificielles. Elles changent selon que la société change ou que l'on change de société. 

Or, selon le Tantra ésotérique, shâkta ou Kaula, l'adhésion à ces règles morales ne permet pas d'atteindre la réalisation de soi, la "liberté en cette vie même" (jîvan-mukti), qui est à la fois transcendance vis-à-vis de la morale (moksha) et affirmation des pouvoirs de l'individu identifié à la divinité (bhoga). En Inde, ces règles morales sont appelées "mânava-dharma", la morale humaine, commune à tous les humains. Cette morale fait droit parce qu'elle est naturelle, elle correspond à l'ordre naturel, au dharma cosmique. 

Mais selon le Tantra Kaula donc, tout cela n'est que construction artificielle, fruit de l'ignorance et source de peur. Cette peur est la cause principale de l'expérience misérable des êtres conscients, de l'impuissance dont ils font l'épreuve.

Cette morale artificielle, cette morale qui n'est que mœurs et coutumes, emprisonne la conscience dans des habitudes (vâsanâs) des "conditionnements" (samskâra). Le but de la pratique Kaula est donc de s'affranchir de ces conditionnements afin de causer une expansion de la conscience, c'est-à-dire un éveil (bodha) qui est une expansion (vikâsa), une véritable éclosion (unmesha).

Voilà pourquoi la tradition Kaula vante l'audace des adeptes, hommes et femmes, qui ont le courage de transgresser ces règles néfastes afin d'aller vers une vie nouvelle. Il s'agit bien de transcender la morale par des transgressions concrètes, autour du sexe et de la mort principalement.

Dès lors, on peut s'interroger sur ce projet : 

N'est-il pas dangereux ou fou de vouloir se libérer de toute morale ? Est-ce que cela veut dire que les adeptes du Tantra sont justifiés à donner libre carrière à leurs désirs les plus égoïstes, à abuser, à manipuler sans vergogne ? Et ces craintes ne sont-elles pas confortées par les scandales que l'on observe depuis que le Tantra se répand dans le monde ? Finalement, le "tantrisme" n'est-il pas un égoïsme, un hédonisme immature qui se donne l'apparence d'une spiritualité ? Pouvons-nous garder quelque chose du Tantra traditionnel ? Faut-il rejeter d'autres éléments ?

Avant de répondre à ces questions légitimes et passionnantes, voyons ce que dit le Tantra Kaula. Dans le tantrisme bouddhique, on connaît la liste des 14 samayas ou engagements post-initiatiques. Parmi eux, le plus important est l'obéissance absolu au maître (ou à la maîtresse ?), dogme qui sert à des abus, notamment sexuels.

Qu'en est-il du Tantra Kaula ?

Il y a une liste de 8 engagements ou règles initiatiques (samaya), qui constituent une sorte de "morale" ou du moins, une éthique. Ce groupe de huit règles (samayâshtakam), ou plus, est transmise par le maître lors de l'initiation : avant de s'engager, il faut savoir dans quoi l'on s'engage.

Voici ces règles telles que donnée dans la Collection en six mille versets (Sat-sâhasra-samhitâ), un tantra Kaula, édité par Mark Dyczkowski dans sa monumentale édition et traduction du Manthâna-bhairava-tantra (vol.11, p404) :

1) Les choses à adorer : les aînés, les tantras (les livres), la divinité personnelle, Bhairava, le vin, la déesse Samayâ et le corps divinisé par l'imposition de Mantras.

2) Les choses à ne pas faire : déranger les autres, être "moche" (a-priya), se mettre en colère, convoiter la femme d'un autre, empêcher les rituels, être paresseux, transgresser le Commandement (=les ordres du maître ?)

3) Les choses à cacher : le chapelet, les textes, la coupe crânienne, les lieux d'union des yogîs et yoginîs, les Mantras et Vidyâs (mantras féminins) que l'on a réalisé, les postures yogiques (mudrâ).

4) Les choses à éliminer : L'esprit tordu, la tromperie, l'esprit de revanche, la passion (pathos), la haine, l'égoïsme, la confusion (= se laisser aveugler par le désir, kâma, et changer pour cela de partenaire tantrique).

5) Les choses à ne pas mépriser : Les règles, le maître, les femmes, les jeunes femmes, ceux qui pratiquent des vœux spéciaux (= par ex. s'habiller en noir), les substances des êtres accomplis (=les substances du corps), le comportement des gens en général.

6) Les choses à propos desquelles il ne convient pas de bavarder : Le maître, les yoginîs, les yogîs (pas les adeptes, mais les êtres "accomplis", semi-surnaturels), la langue secrète de l'enseignement, les propos hermétiques, les tantras, critiquer les autres tantras, ce que l'on n'a pas entendu soi-même.

7) Les choses sur lesquelles il ne faut pas s'attarder : Le vagin d'une jeune femme, les jeux sexuels des profanes, une femme dénudée, la poitrine exposée, ceux qui ont peur, ceux qui sont "tombés", ceux qui sont terrorisés, les parties génitales.

8) Les choses pour lesquelles il ne faut pas éprouver de dégoût : Le sang, le vin, le gras, la moelle, l'urine, la viande pourrie, les lépreux.

Il est impossible d'atteindre l'éveil sans respecter ces règles, de même qu'il est impossible de pratiquer la voie Kaula sans un ou une partenaire.

Le Devyâyâmala donne une autre liste, avec des variantes :

1) Les 8 choses à ne pas dire : La vraie nature des Mantras et du Tantra, les règles, les rituels, les assemblées secrètes, les paroles en l'air, les paroles amères et les mensonges.

2) Les 8 choses à ne pas faire : les actes vains et délétères, toucher la femme des autres, la fierté, la triche, s'attaquer aux autres par des moyens magiques, par l'empoisonnement et l'infection.

3) Les 8 choses à cacher : notre Mantra, le chapelet, notre connaissance, la connaissance de la vérité, notre pratique, nos qualités, nos défauts et signes de réalisation.

4) Les 8 choses à adorer : le maître, la divinité, le feu, les savants, les femmes, les vœux et la famille du maître. 

5) Les 8 êtres à satisfaire : les pauvres, les malades, nos parents, les gardiens de la terre, les êtres vivants, les oiseaux, les démons des cimetières et les divinités présentes dans le corps.

6) Les 8 choses à atteindre : Shiva, Shakti, le Soi, le Geste (mudrâ), l'essence du Mantra, la vanité du monde, la vraie jouissance (bhoga) et la libération (moksha).

7) Les 8 choses à combattre : l'attachement, la rancune, la lâcheté, la jalousie, la prétention, la transgression, ceux qui ne respectent pas les règles.

8) Les 8 choses à condamner : les adeptes des doctrines profanes, les gens cruels, les paresseux, les traitres, les imbéciles, les courtisans, les méchants et les perturbateurs.

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Ces termes sont souvent difficiles à traduire et il est encore plus difficile de comprendre certaines de ces règles.

Cependant, 3 points ressortent :

1) Le maître doit être obéit ; mais l'on ne trouve pas ici d'incitation à l'obéissance absolue. Les limites ne sont pas précisées. En général, dans la société indienne, critiquer le maître ou l'aîné ou qui que ce soit qui est au-dessus de soi, est mal vu. C'est un principe karmique : celui qui critique perd son bon karma au profit de ceux qu'il critique. A condition que ces critiques soient fausses, bien sûr... Car la critique sincère est la base de l'enseignement. En effet, sans critiques, pas de questions. Sans questions, pas de réponses. Sans dialogue, pas d'enseignement. Tous les enseignements de l'Inde sont sous forme de dialogues, explicites ou implicites. De plus, Abhinavagupta conseille de ne pas rester avec les mauvais maîtres et de partir butiner, comme l'abeille va faire sont miel de fleurs variées. Si on consulte l'ensemble des textes Kaula, il en ressort que le seul maître à respecter est le maître ou la maîtresse authentique (en effet, il y a des exemples de femme en position de guru dans la tradition Kaula ; c'est quasi la seule tradition). Si le maître est faux, trompeur ou incompétent, le contrat initiatique (sanketa, samaya) est annulé. En somme, ces règles reposent sur l'idée qu'il existe du vrai. Si une chose ou une personne s'avèrent fausses, il n'y a aucun mal à les rejeter. 

2) Les femmes et les partenaires doivent être respectés. La femme est l'objet d'un respect spécial ; la Déesse est la source des enseignements, des tantras, les plus hauts, comme ceux du Kâlî-krama par exemple. Les "enseignements des yoginîs" sont les plus précieux, ceux qui font le plus autorité. Quand un adepte choisit une partenaire, c'est avec son consentement et avec un engagement de fidélité comparable à celui du mariage (parigraha). S'il l'adepte la quitte par passion pour une autre, il doit expier cette faute. 

3) Il y a, parmi ces règles, des règles morales que l'on retrouve dans toutes les sociétés. Il n'est pas permis de mentir sous prétexte de "sauver les êtres" ou autre projet grandiose. Globalement, le Tantra Kaula se méfie des excès, comme de la prétention à transcender toute règle morale. Ces règles semblent bien former une sorte de société parallèle. Elles ne sont pas "anti-sociales". La tradition Kaula n'est pas seulement faite de transgressions, mais a sa morale propre, son éthique, qui esquisse une autre société. Les règles Kaula entrent parfois en contradiction avec les règles de la société indienne. Dans ce cas, elles les remplacent. Cependant, on ne peut pas dire que ces règles soient simplement des provocations contre la morale commune indienne.

Par ailleurs, les textes satiriques de l'Âge d'Or du Tantra, comme ceux de Kshemendra aux alentours de l'An Mille, confirment que les scandales étaient déjà nombreux à cette époque. Ces règles sont là pour réguler ces actes immoraux. En même temps, ils témoignent déjà de leur existence. Si personne ne mentait à l'époque, nul n'aurait songé à interdire le mensonge.

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D'un autre côté, il est vrai que le maître est la plus grande autorité, à côté de l'expérience, de la raison et des textes. Il n'est pas la source unique et absolue de connaissance (il existe des alternatives en cas d'absence de maître), mais il est la source principale. 

De plus, il y a des hiérarchies, même si la tradition du Cachemire (une interprétation particulière de la tradition Kaula) ouvre des portes proto-démocratiques avec les principes d'an-uttara (dépassement de la hiérarchie) et sarvam sarvamayam (tout est en chaque partie du tout).

Enfin, l'égalité homme-femme n'est pas proclamée. Certes, le féminin sacré est célébré, mais pour autant, l'égalité en dignité et en droits fondamentaux n'est pas reconnue. Or, l'observation des pratiques tantriques, sur le terrain, montre que ces deux choses - l'adoration du féminin sacré et l'égalité des sexes - ne sont pas équivalentes. On peut avoir l'une sans l'autre. Ainsi au Bangladesh, des adeptes musulmans, des genres de fakirs Bauls, pratiquent avec leur femme. Pendant le temps de la pratique (en gros des relations sexuelles sans éjaculation), la femme est adorée. Mais dès que le rituel est fini, l'épouse retourne à sa cuisine et la chariâ, la "voie" islamique s'applique dans toute sa rigueur. Adorer le sacré est une chose, reconnaître la dignité d'une personne en est une autre. Et c'est bien là que la tradition moderne occidentale se révèle irremplaçable.

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Donc, il y a bien une morale dans le Tantra Shâkta-Kaula, avec des éléments compatibles avec la morale universelle, d'autres avec le féminisme contemporain. Mais d'autres éléments manquent et, enfin, l'autorité accordée au maître est sans doute excessive. 

Cependant, on ne trouve pas, dans cette tradition shivaïte, d'affranchissement total de toute morale. Nous avons que, même dans les traditions Kaulas les plus "transgressives", il y a des règles morales, dont certaines se retrouvent dans la morale universelle, commune à toutes les sociétés.

Les scandales actuels sont donc en partie liés à certains dogmes du Tantra. Mais, outre l'autorité donnée au maître, la superstition joue aussi un rôle. 

mercredi 25 septembre 2019

Pourquoi le modèle indien du gourou est-il problématique ?

L'idée de gourou est d'origine indienne.

Il y a l'idée de guru en général, et l'idée de guru tantrique, c'est-à-dire hindou.

En général, le gourou doit être respecté. Ce qui se comprend. Selon la morale commune (sâmânya-dharma), il ne faut pas coucher avec sa femme, etc. Sans quoi, il faut expier en étant ligoté à un lit de fer chauffé au rouge. Tuer le gourou, coucher avec sa femme ou le voler est un crime que seule la mort peut expier. Comme on voit, la morale brahmanique est violente et radicale. Le respect de la personne n'y est guère à l'honneur. Le gourou, à l'image du père dans le droit romain et la plupart des société traditionnelles, à droit de vie et de mort sur ses disciples.

Pour illustrer ce point, voici la rencontre entre Kumârila et Shankara, en sanskrit sous-titré en anglais, dans un film sympathique dont je vous conseille vivement le visionnage. Kumârila explique qu'il a suivi l'enseignement d'un gourou bouddhiste pour pouvoir ensuite combattre le bouddhisme. Mais ce faisant, il a trompé son gourou, même si ce gourou était un vilain bouddhiste, et même si c'était pour la victoire du brahmanisme : il doit expier en se faisant cuire à petit feu :



La leçon est claire : contredire ou humilier son gourou est punissable de mort, même si c'est avec les meilleures intentions du monde.

Dans le tantrisme, qui est la source principale de l'hindouisme, c'est encore pire : même la mort ne peut purifier un tel karma. Il est dit que même Shiva/Vishnou/les Bouddhas ne peuvent sauver celui qui à péché contre son gourou.

Selon la Lampe du Koula (Kula-pradîpa), qui cite le Tantra de l'Océan du Koula (XII, 72):

vidyā caurogurudrohī brahmarākṣasatāṃ vrajet // 7-156 //
"Celui qui vole la connaissance au gourou,
qui insulte le gourou,
celui-là devient un démon brahmanique"

qui est une sorte de zombie cannibale amateur d'énigmes impromptues.

De manière générale, le gourou est au centre de règles initiatiques à ne pas transgresser. Sinon, on chute :

vīrahatyā vṛthāpānaṃ vīrapatnīniṣevaṇam |
vīradravyāpaharaṇam tatsaṃyogaśca pañcamaḥ |
mahāpātakamityuktaṃ kaulikānāṃ kulānvaye 

(Kulârnava, XII, 70)
"Tuer un héros, boire en vain (en dehors de l'orgie rituelle),
séduire la femme du gourou, voler les substances des héros
et s'y unir, tels sont les cinq grands péchés dans la tradition du Koula."

Selon le Yoga-pīṭha-krama-udaya, un tantra "ancien" : 
gurudrohaṃ kṛtaṃ tena avicīnarakaṃ vrajet //
"Qui insulte le gourou va dans l'enfer Avîtchi !"
ou encore, dans l'enfer "des pieux" (shûla-).

Pour comprendre le fond de la chose, il faut ensuite se pencher sur les "règles initiatiques" (samaya). Dans le tantrisme, il y a toujours des règles, des sanctions et des expiations. Le samaya est si important que l'initiation de base, dans le shivaïsme initiatique, est "l'initiation avec règles" (samaya-dîkshâ) qui fait de vous un samayî "quelqu'un qui suit les règles". Si vous êtes une femme, un enfant, un débile mental ou un handicapé, vous pouvez recevoir une initiation simplifiée, nirbîja-dîkshâ. Respecter ces règles (samaya-pâlana) vous garanti les accomplissement (siddhi, bhoga-moksha) ; les enfreindre (bhanga, bhrashta) vous garanti l'enfer et divers destins malheureux, ainsi que toutes sortes de maladies en cette vie.

Quelles sont ces règles ?
En bref, il ne faut jamais désobéir au gourou. Et il n'y a pas de rétractation possible. C'est un contrat sans retour, où l'on vend son âme au gourou. Or, là est le vice :
il s'agit de donner librement sa liberté ; étant libre, de se faire esclave, de s'aliéner à jamais, même si le gourou est un psychopathe.

Or, peut-on librement aliéner sa liberté ?

Cela paraît discutable, à tout le moins.
De plus, le bon sens voudrait que ce "contrat" ne soit valide que si le gourou est bien un gourou qui possède toutes les caractéristiques de la bonne gourouïtude. 

Mais comment s'en assurer ? Et s'il y a eu tromperie ou erreur, le contrat est-il rompu ?

C'est là que la tradition tantrique se trompe, à mon sens : le consensus tantrique semble être que le contrat ne peut être rompu, même si le gourou s'avère être un faux gourou. Avant, on peut et on doit examiner le gourou. Après, on va en enfer, même si on est victime d'un margoulin. 

Exemple d'une mésaventure récente dans ce genre :



Le fond du problème est là : la relation gourou-esclave est, selon la tradition tantrique, un type de contrat. Mais c'est un contrat irrévocable, même en cas de mensonge ou de faillite de l'une des parties. Bref, le contrat tantrique est une arnaque.

Je propose donc que l'on jette ce délire dans les poubelles de l'histoire, et que l'on garde l'eau sacrée du simple respect pour celle ou celui qui nous enseigne. 

Encore que, même cette relation pose problème, car elle est asymétrique : quand on est en situation de demande, on est plus fragile. Le disciple doit donc être protégé de l'enseignant/expert/guide/gourou, comme dans le droit moderne, les enfants sont protégés d'éventuels abus de leurs parents.

Et donc, au final, laissons-tomber tout ce qu'il y a de superstitieux, inutile et dangereux dans ces vénérables traditions, et gardons seulement ce qui est bon.

Signé : gourou drohî droopy, et fier de l'être

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