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dimanche 8 octobre 2017

L'éveil ?

Qu'est-ce que l'éveil ?
Une carotte spirituelle ?
Un idéal humiliant ?
Une évidence ?

Je ne sais pas.

J'ai seulement découvert deux trésors :

Le silence
La vibration 

Bon, ce ne sont que des mots.
Et j'ai bien du mal à partager ainsi.
Ou autrement, d'ailleurs.

Finalement, que sais-je ?
Rien.

Cette fin est un commencement,
une naissance de chaque instant.

Rien de mystérieux.
Juste un silence.
Et une sorte de coulée d'amour,
au centre, toujours disponible et...
Et voilà tout.



samedi 25 mars 2017

Un corps délivré du mental



La croyance que je ne suis que ce corps
est la source de bien des souffrances.
Ce corps est la porte par laquelle 
le voleur - la mélancolie - fait irruption.

Mais quand je réalise que je ne suis pas que ce corps,
mais que toutes les formes sont mon corps,
car toutes apparaissent, vivent et disparaissent en moi,
alors le voleur entre, mais...
... dans une maison vide !

Réaliser que je ne suis pas que le corps,
est-ce que cela veut dire que ce corps
est abandonné, laissé à l'abandon,
et donc délabré, négligé, 
telle la carcasse d'un ermite
qui vivrait dans le rejet de sa chair ?

Il y a un paradoxe :
si je cesse de m'identifier,
de me contracter,
de me limiter à ce corps,
alors mon être se redéploie,
reprend de la hauteur et de la profondeur,
à l'infini de l'espace.
Un chant s'élève dans le cœur,
une allégresse en cet
abandon d'élévation,
une palpitation dans ce vaste
silence immobile.

Un corps délivré des espoirs et des craintes,
affranchi des délires de l'imagination,
est heureux.
Le souffle va doucement et puissamment,
comme le soufflet d'une forge,
comme le souffle d'un nouveau-né.
Luxe, calme et volupté.
Quand le mental se fond dans le silence,
le corps retrouve son équilibre.
Quand le corps est apaisé,
l'âme est en paix.
Avenir et passé sont vus
comme de loin.
Les possibles sont comme des serviteurs
qui attendent à la porte du palais,
certains plus forts que d'autres,
mais tous soumis 
à la Reine Présence.

Comme disait le maître d'un de mes maîtres :

"Je ne suis pas le corps,
car ce corps apparaît en moi.
il est mon serviteur,
et de ce fait il déborde de joie et de conscience."

Heureux les pauvres, 
le Royaume est à eux,
qui n'ont plus ni Moi ni Mien.

vendredi 10 août 2012

La méditation des trois Corps




Veille, rêve, sommeil profond :
Les trois états sont mon essence.
Le sommeil profond est le Corps absolu.
Le rêve est Corps de parfaite jouissance.
La veille est Corps d'émanation magique.
Quand mes trois Corps sont reconnus
Le sommeil profond est la vacuité de ma face ;
Le rêve est la clarté de ma nature ;
La veille est la manifestation ininterrompue de ma compassion.
S'ils ne sont pas reconnus :
Le sommeil profond est indifférence ;
Le rêve est aversion ;
La veille est attraction.
Cette danse des trois Corps se déploie
Depuis toujours à chaque instant.
Le premier instant d'une perception quelconque est
Corps absolu sans pensées.
Le second est la manifestation lumineuse de mes ornements.
Le troisième est l'émanation inconcevable de ma compassion.
L'intervalle entre deux pensées est
Le Corps absolu.
L'émergence d'une pensée comme un poisson surgit de l'onde
Est le Corps de parfaite jouissance.
Son déploiement dans l'action au sein de l'espace absolu,
Comme l'eau versée dans l'eau,
Est le Corps d'émanation magique.
Ainsi, les intervalles se succèdent dans l'espace sans références :
Perception, pensées et actions sont la parade des yogis et des yoginîs,
Mon entourage, mon essence.
Ces trois moments des trois Corps se manifestent à chaque instant,
Mais aussi à chaque endormissement, à chaque agonie.
Ceux qui sont mon essence reconnaîtront mes trois Corps
A chaque moment et s'éveilleront à chaque instant.
Pour le Corps absolu du sommeil profond,
On méditera allongé, les membres étendus
Dans la posture du Garouda aux ailes déployées.
Pour le Corps de parfaite jouissance du rêve,
On méditera assis, les jambes étendues
Dans la posture du mendiant.
Pour le Corps d'émanation magique de la veille,
On méditera debout
Dans la posture des six Sages.
La bouche ouverte,
Le souffle ne fera qu'un avec le ciel.
La conscience dans le regard,
Le regard dans l'espace,
Cette roue des trois Corps
Permettra de transmuter les trois états
Dans la limpide transparence
Pareille à un ciel d'automne,
Sans intérieur ni extérieur,
Ni point de référence.
A

Tantra de la parade des trois Corps

mardi 11 mai 2010

Non dual margoulins

Quant l'Un arnaque l'Un, ça fait quand même une arnaque... A découvrir, avec joie et délectation : le couple non duel à 200 dollars de l'heure. Flibuste-sans-personne-pour-flibuster, quand tu nous tiens !
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