vendredi 28 avril 2017

Nouveau livre : 60 expériences de paix intérieure

Nouveau livre :

60 expériences de vie intérieure

par David Dubois
éditions Almora



L'homme ne vit pas que de pain et d'eau...
Il a soif d'une eau de vie qui n'est pas de ce monde,
et que, pourtant, il est appelé à découvrir en plein cœur de ce monde.
Vivre de cette manne intérieure,
cela n'est pas fuir le monde,
c'est le nourrir et le sauver.
C'est plonger en soi, au-delà de soi,
pour toucher ce qui est la Source
de tout et de tous.
La Vie, tout simplement.

Inspiré par la tradition cachemirienne médiévale
(et son texte le plus étonnant, le Vijnana Bhairava Tantra),
j'ai écrit ce livre pour partager sa richesse,ce qui, en elle,
m'a parlé et continue de résonner à travers les tempêtes de la vie :
cette possibilité, inouïe, que chaque expérience soit
une occasion de compréhension, 
une porte vers l'Ouvert,
un éveil.

Il ne s'agit pas ici de partager des expériences de vie,
comme des voyages ou des méditations,
mais de suggérer que toutes les facettes de la condition humaine
sont des invitations à nous laisser posséder
par ce qui est plus vaste que nous,
par ce qui est "plus moi que moi".

Je propose ici 60 expériences.
On peut les vivre après les avoir lues,
mais aussi en lisant,
dans une sorte de lecture spirituelle,
douce et toute d'écoute, que nous devons redécouvrir.
On y retrouvera les "classiques" de la méditation assise
sur le souffle, mais aussi des possibles moins attendus,
comme l'éternuement, la surprise,
ou encore le doute, 
comme voies d'éveil.

Ce n'est pas un livre de théorie,
ni une autobiographie,
mais un partage inspiré par 
des années vécues au contact 
de la riche tradition spirituelle du Cachemire.

Ce recueil d'expériences offertes
est suivi d'une nouvelle traduction
des originaux sanskrits qui m'ont inspiré,
dans un style plus accessible,
tout en restant fidèle à l'original.

Parution chez Almora le 18 mai 2017

jeudi 27 avril 2017

Toucher la Force

Quand je choisis,
quand je prends une décision,
quand je résiste ou quand je dis oui,
est-ce vraiment moi qui agis ?



Vieille question... toujours actuelle.

Selon certains, cette question est une fausse question,
car "je" n'existe pas...
Pour d'autre, cette question est vaine, car toutes les réponses
sont seulement à vivre, il n'y a rien à penser.

Que dit le shivaïsme du Cachemire ?

Dans le Poème sur le Frémissement ou sur la Vibration (Spanda-kârikâ),
maître Trésor Caché nous dit quelque chose de profond :
Ca n'est jamais nous qui agissons en tant qu'individu
(ni la matière, ni l'énergie, ni la société, ni l'inconscient...),
mais toujours le Frémissement, le Mouvant immobile,
Dieu.
Simplement, nous n'en n'avons pas conscience.
Ou plutôt, à chaque fois que nous avons besoin de force pour
faire, dire ou sentir - pour créer en réalité - nous plongeons
inconsciemment dans la Force divine (bala),
nous reprenons contact avec elle.
D'où, peut-être, le sentiment obscure que "notre" liberté
est quelque chose de fondamental, d'essentiel.
Le désir, la volonté, l'énergie, l'effort - surtout intenses -
nous font toucher le coeur palpitant du Mystère d'être.
Et par "être", il ne faut pas ressentir un bloc statique,
mais un Acte créateur absolu, une explosion silencieuse,
une ébullition puissante et douce.
Ceux qui affirment que le libre-arbitre n'est qu'une illusion ont aussi raison,
en un sens. Car il est vrai que la force des actes
d'un individu passe par l'individu, mais ne vient pas de lui.
Mais plutôt en l'Être en qui
"nous avons l'être, le mouvement et la vie",
car il est Être, Frémissement et Vie.

Puissions-nous savourer les moments
- chaque instant en fait - 
où nous reprenons contact avec la Puissance illimitée,
même pour bouger le petit doigt.
Peu importe le résultat de l'effort.
Ce qui importe est de vivre,
de toucher l'Infini qui se donne à nous
- et se laisser toucher par cela,
et se donner à cela.

Que la Force soit avec vous !

dimanche 23 avril 2017

La Voie de la Vibration - rencontre autour du shivaïsme du Cachemire le vendredi 12 Mai 2017

L'expérience de la Vibration dans le shivaïsme du Cachemire
rencontre avec David Dubois
vendredi 12 mai 2017 à 19h



Comment réussir sa vie ?
Nous sentons tous
que "quelque chose", ou quelqu'un nous manque.
Il y a une Vie dans la vie,
une Source en chacun de nous.
C'est notre pressentiment,
et la promesse des grandes traditions spirituelles.

Mais comment accéder à cette plénitude ?
Où est-elle ? A quoi ressemble t-elle ?
Est-elle autre chose qu'un mythe ?
Est-il possible de la vivre
quand on est quelqu'un d'ordinaire ?
Puis-je vivre de cette Vie du Cœur,
au cœur de la vie de tous les jours ?

Il y a mille ans au Cachemire, 
un homme, prénommé "Trésor Caché",
a reçu à travers des rêves, un message.
Il dit que la source de tout bien 
se trouve en chacun de nous.
Et il nous dit comment trouver cette source,
comment y boire pour être transformé par elle.
Elle est au-delà de tout ce que nous pouvons souffrir,
mais elle est pourtant une sorte d’émotion,
l'motion fondamentale d'être,
un mouvement immobile,
une expérience paradoxale : une vibration.
La Vibration, dit-il.
Il y a trente ans, j'ai découvert cette tradition.
Aujourd'hui,
où l'on parle souvent de "vibration",
je vous propose de découvrir cet enseignement
simple et accessible à tous.

Durant cette rencontre sera présenté cette approche,
autour du Poème de la Vibration, révélé en sanskrit
il y a plus d'un millénaire.
En même temps seront transmis 
les conseils de la tradition
pour mettre en pratique la reconnaissance
de la Vibration au cour de toutes les circonstances de la vie,
notamment par l'assise en silence et l'écoute du souffle.

Date et heure : vendredi 12 mai 2017 de 19h à 21h
Lieu : Espace Divyan, 1 passage du jeu de Boules, Paris
M° Oberkampf ou République
Tarif : 20e sur place
15e avec réservation par courrier ou sms

Pour s'inscrire et se renseigner :
deven_fr@yahoo.fr
06 03 33 05 58


vendredi 21 avril 2017

Résonance tactile



A la fin de l'énoncé du Mantra - Om par exemple -
le son se perd dans la Résonance consciente.
Au début, cette disparition est perçue comme un apaisement.
Cela signifie que l'on était agité. Par contraste, le silence
est entendu comme un apaisement par rapport au "bruit" du Mantra.
Puis la conscience se réveille, et ce même silence
est entendu comme une vibration intense, plus intense que le Mantra lui-même.
En réalité, selon la tradition, ce "silence" est le véritable Mantra.
Et c'est le "bruit" du Mantra lui-même qui est ressenti comme silence,
comme état de conscience inerte, où la Présence est comme assoupie.
C'est comme veille et sommeil.
Ce qui est veille est sommeil de la conscience.
Ce qui, pour les endormis, est sommeil,
est veille pour la conscience éveillée.
Or, cette Résonance qui suit le Mantra,
ce silence vivant qui apparaît de plus en plus comme Mantra véritable,
est aussi l'espace vibrant du corps,
sa masse tactile, d'abord inerte,
puis de plus en plus sensible, liquide, aérienne,
puis spatiale.
Selon la tradition, il y a douze étapes.
Cette Résonance est donc aussi tactile.
Et, de même que le Mantra est d'abord entendu avec plus de force 
que le silence qui le suit,
le corps est d'abord perçu comme plus présent
que l'espace dans lequel il baigne.
Mais avec l'écoute du silence qui suit le Mantra,
cet espace s'anime, semble revivre.
Et, de même que le silence qui suit le Mantra
se révèle finalement plus intense que le Mantra lui-même,
l'espace qui entoure et imprègne le corps
se dévoile peu à peu comme corps,
corps transparent dans lequel le corps opaque
se dépose et se dissout, 
à l'image d'un dépôt dans le fond d'un verre.
Le Mantra n'est pas seulement sonore.
Il est tactile.
Ou plutôt, le son est une sensation tactile.
Il résonne au creux de l'oreille,
mais il palpite aussi en chaque pore de la peau.
Le secret du Mantra est dans la source
d'où il naît et en laquelle il va se perdre.
La Vie. L'Espace. la Résonance.

Mais tout cela, c'est une voie graduelle,
pour les tièdes. Les timides.
Ca n'est pas un jugement de valeur.
Simplement,
la voie "directe", simple,
c'est de plonger directement dans le cœur,
se laisser happer, ravir, emporter, bercer.
Tant que quelqu'un pratique quelque chose,
c'est difficile. Toujours impossible au final.
Quand on laisse le Mystère "pratiquer" en soi,
alors...

C'est toute l’ambiguïté de la "tradition du Cachemire".
Pratiquer ou "se laisser" pratiquer ?
Un mot sanskrit : samâvésha.
On peut traduire de deux façons :
- active : "pénétrer dans", "s’absorber en". Je suis alors celui qui pratique, qui fait effort pour, déjà anxieux d'un résultat, réussite ou échec...
- passive : "être envahi par", "être possédé par". Je suis alors dans l'ouverture, disponible à ce qui est plus vaste, plus grand. Et je suis en paix, sans soucis. Dans cette foi aveugle, plus rien ne dépend de moi. Je laisse tout à la Source. Chaque instant est Réponse à la Question. Dialogue. Simple. Infini. 
...

jeudi 20 avril 2017

"Jusque dans les pieds et les mains"



Quand Abhinava Goupta décrit la transformation du corps
par l'éveil de l'énergie, il dit ceci :

Alors... la Koundalinî du souffle se révèle clairement
dans les chevilles, les genoux et les autres articulations.

(Lumière des tantras, IV, 142)

Jean de la Croix dit quelque chose de fort similaire
à propos des "touches" de la grâce divine
ressenties dans le corps :

De ce bien de l'âme, redonde parfois dans le corps
l'onction de l’Esprit-Saint, et toute la substance sensitive jouit,
tous les membres et les os et les moëlles,
non pas si faiblement que lorsque cela arrive communément,
mais avec sentiment de grand délice et de gloire
qui se ressent jusqu'aux dernières articulations
des pieds et des mains.

(Vive flamme, II, 22)

Quand je suis touché par la grâce,
je suis touché corps et âme,
comme rempli, infusé et baigné
jusqu'au moindre pore de la peau.
Une réalité universelle,
car la vie intérieure n'est pas une construction culturelle,
même si son expression est influencée par la culture,
mais une révélation, un don.
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