Venez partager un moment vrai pour la
Grande Nuit de Shiva 2025
le mercredi 26 février à 18h
Lien Zoom gratuit :
Bienvenue dans les pâturages de la Vache cosmique. Philosophie et mystique, voie de la connaissance et de l'amour. Philo-sophia, amour de la sagesse, désir de vérité, expérience et réflexion. Yoga ou union du cœur et de la tête. La philosophie comme yoga, la philosophie comme pratique, éclairée et nourrie par la tradition du Tantra et autres sources que nous ont léguées nos ancêtres. Cours Tantra traditionnel.
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meye'pi devī tiṣṭhantī māsa-rāśy-ādi-rūpiṇī /
La Déesse est présente jusque dans le monde,
sous la forme des mois, des signes du zodiaque et autres.
ata eṣā sthitā saṃvid antar-bāhyobhayātmanā /
svayaṃ nirbhāsya tatrānyad bhāsayantīva bhāsate //
Ainsi, cette conscience présente (en chacun)
se manifeste elle-même
à la fois comme intérieure et extérieure.
Là, (en elle,) elle se manifeste comme si elle manifestait
un autre (qu'elle-même).
Abhinava Gupta, Lumière des tantras
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Une seule conscience se manifeste comme toutes choses - le monde, les individus, leur personnalité, tout. Et tout cela, sans cesser d'être ce qu'elle est. Elle manifeste l'autre en elle-même,
comme dans un rêve.
En ce jour le plus court, rendons hommage à cette Déesse universelle, liberté souveraine qui se manifeste jusque dans l'impossible - se manifester comme ne se manifestant pas !
Elle est le Grand Cycle du Temps, kāla-cakra,
Soleil de la conscience qui ne se lève ni ne se couche,
mais qui se manifeste ainsi selon son désir.
La Déesse Kālī est ainsi le Soleil en qui tous les soleils se lèvent et se couchent, les douze soleils intérieurs comme les douze soleils extérieurs.
Elle est la Déesse dont la tradition remonte à l'aube du premier soleil, ādi-sūrya-udaya, l'Aube Rouge des steppes primordiales, Uṣā.
Méditation :
www.david-dubois.com
"Si, au lieu de faire de longues lectures,
on lisait sans précipitation,
laissant la lecture aussitôt qu'on se sent touché,
et la reprenant lorsque la touche est passée,
la lecture nous serait un grand profit...
Au lieu que, lisant ou par curiosité ou par quelque motif imparfait, on les lit souvent à sa ruine :
on s'attribue des états,
on veut voir et sonder si on est comme il est écrit,
on se croit dans un état avancé
lorsqu'on est que dans le commencement,
on fait pour ainsi dire un pot-pourri de tous les états..."
Jeanne Guyon
Qu'en pensez-vous ?
Faut-il mieux lire pour étudier où pour éprouver ?
Lire est-il un obstacle ou une aide ?
Un recueillement ou une distraction ?
Une source d'aide ou d'illusions ?
Nous croyons que la spiritualité est une doctrine de non-violence. Or, il faudrait plutôt parler de non-agression, car de fait, les traditions nous offrent maints exemples de guerres d'autodéfense menées par des "éveillés", de yogis et autres êtres "réalisés".
Ainsi, le Yoga selon Vasishtha offre maints exemples de rois, princes et guerriers qui font leur devoir, tout en vivant une profonde liberté intérieure.
Dans la tradition tibétaine du dzogchen tantrique ancien, nous pouvons lire ces conseils de Nubchen Sangyé Yéshé, un maître du IXè siècle, à ceux qui veulent faire une retraite dans la paix intérieure :
"[En retraite], il faudra aussi porter des armes pour repousser les collecteurs d'impôt qui sont des obstacles. Il est dit, dans un soûtra [du Bouddha] : 'Le Bienheureux a recommandé de porter les armes pour protéger nos proches et notre corps. Il a toutefois déclaré qu'il ne fallait pas en faire usage le premier."
Donc, pas d'agression. Mais la défense est permise et, même pour une retraite spirituelle, yogique, il est conseillé de s'armer pour se protéger des agents du fisc qui, en Inde comme au Tibet et en Judée, n'avaient pas bonne réputation...
Nombreux sont les témoignages à propos des yogis armés. il y avait même, autrefois, des armées de yogis mercenaires. Les nâgas sont les plus connus, ces hommes nus, ces guerriers-yogis, apparus pour protéger les Hindous des razzias islamiques.
En Europe, il y a eu les ordres militaires qui ont protégé l'Occident, et à qui nous devons en partie notre liberté. Au Japon, il y a aussi eu des "moines-soldats", sans oublier les célèbres moines de Shaolin.
Enfin, Krishna, dans la Bhagavad-gîtâ, affirme clairement que, dans certaines circonstances, la guerre est un devoir.
Autrement dit : être spirituel ne veut pas dire que l'on doit renoncer à se défendre et à défendre les siens. La guerre est parfois l'action juste.